May 31 2013

Les multiples visages de Brigitte Urhausen

Published by at 04:46 under Acting

SOURCE: http://www.wort.lu

Etoile montante des planches et du grand écran, Brigitte Urhausen présente un visage très changeant. Est-bien la même personne qui ces jours-ci incarne une policière dans le film «Doudege Wenkel» de Christophe Wagner et qui mardi était au Théâtre national du Luxembourg pour la pièce «Zu schwankender Zeit» de Nico Helminger? Brigitte Urhausen est actuellement en répétition pour «Les Bas-fonds» de Maxime Gorki, une mise en scène de Yuri Kordonsky qui à partir du 26 juin sera donné au Théâtre d’Esch. Une occasion de mieux connaître cette actrice aux diverses facettes.

Brigitte est-elle consciente de ses métamorphoses?

«Oui, et il s’agit certainement d’un atout dans le métier que j’exerce. C’est troublant quelquefois, quand la perception par autrui – le spectateur – ne coïncide pas avec votre propre perception de votre propre personnage».

Ce phénomène, dont Brigitte bien entendu a appris à «jouer», reste-t-il circonscrit aux personnages qu’elle incarne au théâtre et au cinéma?

«Oui. C’est un pouvoir de transformation que je ne maîtrise que dans le cadre de mon métier. Je dirai même que je ne sais guère ‘jouer’ dans ma vie personnelle. Je ne sais pas feindre, ou dissimuler, ou mentir. Beaucoup de gens pensent que les acteurs ont plus que d’autres le pouvoir de tromper ou de simuler. C’est faux. On est acteur sur scène, on n’est pas acteur dans sa vie privée».

Théâtre et cinéma cependant confrontent sans cesse «à d’autres gens, à d’autres langues, à d’autres textes», une composante essentielle du bonheur d’actrice de Brigitte. La perspective des «Bas-fonds» dans la mise en scène de Yuri Kordonsky la réjouit tout particulièrement:

«Kordonsky est un Ukrainien, qui ne connaît pas le Luxembourg. Plutôt que de travailler avec tel ou tel milieu, francophone ou germanophone – un cloisonnement trop fréquent dans notre pays –, il brasse l’ensemble des profils et des langues disponibles. Et j’aime beaucoup, moi, la tour de Babel qu’il édifie ainsi».

Gaston Carré

Version complète du portrait de Brigitte Urhausen dans les pages Culture du Wort, édition de mercredi.

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SOURCE: http://www.wort.lu

Etoile montante des planches et du grand écran, Brigitte Urhausen présente un visage très changeant. Est-bien la même personne qui ces jours-ci incarne une policière dans le film «Doudege Wenkel» de Christophe Wagner et qui mardi était au Théâtre national du Luxembourg pour la pièce «Zu schwankender Zeit» de Nico Helminger? Brigitte Urhausen est actuellement en répétition pour «Les Bas-fonds» de Maxime Gorki, une mise en scène de Yuri Kordonsky qui à partir du 26 juin sera donné au Théâtre d’Esch. Une occasion de mieux connaître cette actrice aux diverses facettes.

Brigitte est-elle consciente de ses métamorphoses?

«Oui, et il s’agit certainement d’un atout dans le métier que j’exerce. C’est troublant quelquefois, quand la perception par autrui – le spectateur – ne coïncide pas avec votre propre perception de votre propre personnage».

Ce phénomène, dont Brigitte bien entendu a appris à «jouer», reste-t-il circonscrit aux personnages qu’elle incarne au théâtre et au cinéma?

«Oui. C’est un pouvoir de transformation que je ne maîtrise que dans le cadre de mon métier. Je dirai même que je ne sais guère ‘jouer’ dans ma vie personnelle. Je ne sais pas feindre, ou dissimuler, ou mentir. Beaucoup de gens pensent que les acteurs ont plus que d’autres le pouvoir de tromper ou de simuler. C’est faux. On est acteur sur scène, on n’est pas acteur dans sa vie privée».

Théâtre et cinéma cependant confrontent sans cesse «à d’autres gens, à d’autres langues, à d’autres textes», une composante essentielle du bonheur d’actrice de Brigitte. La perspective des «Bas-fonds» dans la mise en scène de Yuri Kordonsky la réjouit tout particulièrement:

«Kordonsky est un Ukrainien, qui ne connaît pas le Luxembourg. Plutôt que de travailler avec tel ou tel milieu, francophone ou germanophone – un cloisonnement trop fréquent dans notre pays –, il brasse l’ensemble des profils et des langues disponibles. Et j’aime beaucoup, moi, la tour de Babel qu’il édifie ainsi».

Gaston Carré

Version complète du portrait de Brigitte Urhausen dans les pages Culture du Wort, édition de mercredi.

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