Aug 31 2010

«On met l’accent sur les bonimenteurs»

Published by at 17:57 under Articles,Events & Projects,Français

SOURCE: http://www.lequotidien.luPablo Chimienti

Le Crazy cinématographe 2010 continue de surprendre les visiteurs de la Schueberfouer.

Les responsables de la Cinémathèque ont présenté, hier, un premier bilan de la quatrième édition du Crazy cinématographe, ce projet de cinéma forain né pendant l’année culturelle 2007, qui attire désormais tous les ans quelque 9000 spectateurs à la Schueberfouer. Rencontre avec la coordinatrice du projet, Nicole Dahlen.

Le Crazy cinématographe s’installe cette année pour la 4e fois à la Schueberfouer. On imagine qu’il est à chaque fois plus difficile de trouver des nouveaux films. D’ailleurs, cette année, il n’y a que trois modules différents.
Nicole Dahlen: Effectivement, il faut creuser de plus en plus pour trouver les films, mais il y a encore plein de bonnes choses dans les archives. Je pense qu’on a encore du matériel pour pas mal d’années. Si on ne propose cette année que trois modules c’est parce qu’il y a eu des restrictions budgétaires dues à la crise. Et comme d’habitude le public ne voit qu’un ou deux shows, je ne pense pas que ça fera une grande différence pour le spectateur, sauf quelques cinéphiles purs et durs qui viennent tout voir chaque année. D’ailleurs, pour le moment, nos chiffres sont quasi identiques à ceux de l’année dernière.

Ce qui attire le plus de monde, c’est le programme érotique. Là aussi, il y a moins de films que par le passé. La mine s’épuise?
C’est vrai que le programme érotique a toujours représenté près de 50% des entrées totales. S’il y a moins de films, c’est surtout qu’on a changé notre manière de programmer. Avant, nous avons toujours privilégié des films très courts, pour pouvoir en programmer un grand nombre. Cette année, on voulait essayer de proposer des films plus longs. Mais la durée du programme reste la même, 20 minutes.

Ils semblent moins “cochons” que par le passé.
Je ne pense pas. On a toujours un film très cochon, là, c’est Les Filles de Loth. Et puis, cette année, on s’est beaucoup concentré sur la lanterne magique. C’est des plaques très cochonnes, mais, c’est vrai, les images ne sont pas en mouvement. Comme il s’agit de dessin, c’est assez charmant. On essaie de faire toujours des shows différents d’une année sur l’autre, pour expérimenter de nouvelles choses.

Les années précédentes les films érotiques étaient aussi très drôles. Cette année, on rit encore beaucoup, mais c’est avant tout grâce aux bonimenteurs.
C’est vrai, il y a des films un peu plus subtiles cette année et on a mis beaucoup plus l’accent sur les bonimenteurs. C’est une autre manière de changer le show, avec de petites chansons et quelques pas de danse. Et ça marche très bien aussi. Les retours qu’on a du public sont très bons. Après, si on compare une année sur l’autre, c’est toujours une histoire de goûts personnels.

Quel est le public du Crazy cinématographe? Est-ce le même que celui de la Cinémathèque?
Non, à la foire, on a toujours un public très différent de celui de la Cinémathèque. La plus grande partie de nos 9000 spectateurs annuels, on les chope directement sur le site, au passage. Mais ce qui est chouette et évident cette année, c’est que le public nous est très souvent fidèle. Les gens commencent à connaître le projet, nous font de la pub… On craignait un certain désintérêt du public avec les années, mais c’est le contraire qui est en train de se produire. Le Crazy cinématographe est une très bonne visibilité pour la Cinémathèque, qui fonctionne sur le Grand-Duché mais aussi au niveau international. Le Luxembourg commence à être perçu comme une sorte de cellule de recherche de projets cinématographiques. Et ça c’est vraiment très important.

www.crazycinematographe.org

http://www.lequotidien.lu/index.php/les-loisirs/14511-Quest–que-cest-que-cirque.html

CINÉMA L’homme caoutchouc, les tartes à la crème et les cochonneries de papy et de mamie… Direction la folle préhistoire du 7e art avec le Crazy Cinématographe!


C’est un événement incontournable de la Schueberfouer: le Crazy Cinématographe débarque aujourd’hui avec sous sa tente foraine, des petits trésors de films dépoussiérés et mis en musique par la Cinémathèque. Et attendez-vous à être surpris : nos grands-parents n’étaient pas si sages qu’ils veulent bien le faire croire…

De notre journaliste Romain Van Dyck

Le cinéma n’est pas né dans une salle climatisée avec des spectateurs sagement assis entre deux portes-gobelets. Non, c’est dans l’ambiance bien déjantée des fêtes foraines, au XIXe siècle, que furent réalisées les premières projections, dans ce que l’on peut difficilement appeler des salles obscures… «Les gens se réunissaient sous des chapiteaux, et il y avait du bruit, de l’agitation, des rires et des cris… C’était une vraie fête populaire! C’est ça que l’on veut faire revivre aux spectateurs du XXIe siècle», sourit Nicole Dahlen.

Ainsi fut créé le Crazy Cinématographe, en 2007, lorsque Luxembourg fut désignée capitale européenne de la culture. Depuis, Nicole Dahlen, coordinatrice du projet à la Cinémathèque de Luxembourg, réalise chaque année une vraie chasse au trésor pour débusquer les pellicules les plus croustillantes: «On voyage un peu partout pour trouver les perles rares, de plus en plus rares justement car on sent un regain d’intérêt pour ce patrimoine!»

Mais, à l’entendre, il semblerait que la moisson 2010 soit particulièrement abondante. Au menu cette année, trois programmes et deux événements spéciaux.

Les programmes, présentés en alternance, durent vingt minutes et sont animés par des bonimenteurs et des musiciens. Le premier s’appelle Cabinet Fantastico, et présente les films forains qui faisaient le plus fureur à l’époque : «On a trouvé un film complètement incroyable d’un homme caoutchouc, qui se plie en… je ne peux même pas dire combien! Les gens auront du mal à se retenir de crier croyez-moi! J’adore ce film, car on ne voit plus ce genre de numéro, réalisé sans trucage je précise.» On verra également un cochon danseur, une poule et ses œufs bizarroïdes, le singe savant Auguste… n’en jetez plus!

Le deuxième programme porte bien son nom : Comedy & Burlesque. «Ce sont les films les plus déjantés du cinéma forain, avec un léopard qui enlève le Manneken Pis avec un must de course poursuite à la clé, ou encore un hallucinant concours de tarte à la crème…»

Grivoiseries bibliques

Enfin, clou du spectacle, à partir de 22 h et interdit aux moins de 18ans : la «soirée pour messieurs» qui porte pour sa part mal son nom… «Ce sont des grivoiseries de la Belle Époque, des petits films érotiques ou carrément olé-olé, que l’on projetait lors des “Herrenabende”, “les soirées pour messieurs”… Mais les femmes pouvaient aussi y assister, à leurs risques et périls!»

Cette année, l’équipe du Crazy Cinématographe s’est surpassée et a trouvé un film complètement dingue : «Cela s’appelle les Filles de Loth, et c’est fou! C’est un film libertin inspiré de l’Ancien Testament. Eh oui, scoop, il y a des histoires cochonnes dans la Bible!» s’amuse-t-elle.

Décidément chanceux, les spectateurs auront en plus un bonus cette année : un interlude coquin au moyen d’une lanterne magique, cet ancêtre du projecteur à diapo qui montre des scènes érotiques dessinées sur des plaques en verres, et qui contera les histoires de fesses du gentleman bavarois Herr von Fix…

Deux soirées spéciales viendront couronner l’édition 2010 : le 27 et 28 août, l’illusionniste luxembourgeois David Goldrake se mesurera au dieu de la magie, Harry Houdini, ressuscité pour l’occasion. Enfin, le 3 septembre, il faudra vivre une vraie expérience musicale: le DJ Kuston Beater se déchaînera sur ses platines pour mettre en musique le «Best Of» du Crazy Cinématographe 2009.

Du 20 au 8 septembre, à la tente foraine Crazy Cinématographe (partie inférieure du Glacis).
Séances quotidiennes du lundi au vendredi de 19 h à minuit, samedi de 15 h à 1 h et dimanche de 15 h à 23 h. Ticket: 3 euros.

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SOURCE: http://www.lequotidien.luPablo Chimienti

Le Crazy cinématographe 2010 continue de surprendre les visiteurs de la Schueberfouer.

Les responsables de la Cinémathèque ont présenté, hier, un premier bilan de la quatrième édition du Crazy cinématographe, ce projet de cinéma forain né pendant l’année culturelle 2007, qui attire désormais tous les ans quelque 9000 spectateurs à la Schueberfouer. Rencontre avec la coordinatrice du projet, Nicole Dahlen.

Le Crazy cinématographe s’installe cette année pour la 4e fois à la Schueberfouer. On imagine qu’il est à chaque fois plus difficile de trouver des nouveaux films. D’ailleurs, cette année, il n’y a que trois modules différents.
Nicole Dahlen: Effectivement, il faut creuser de plus en plus pour trouver les films, mais il y a encore plein de bonnes choses dans les archives. Je pense qu’on a encore du matériel pour pas mal d’années. Si on ne propose cette année que trois modules c’est parce qu’il y a eu des restrictions budgétaires dues à la crise. Et comme d’habitude le public ne voit qu’un ou deux shows, je ne pense pas que ça fera une grande différence pour le spectateur, sauf quelques cinéphiles purs et durs qui viennent tout voir chaque année. D’ailleurs, pour le moment, nos chiffres sont quasi identiques à ceux de l’année dernière.

Ce qui attire le plus de monde, c’est le programme érotique. Là aussi, il y a moins de films que par le passé. La mine s’épuise?
C’est vrai que le programme érotique a toujours représenté près de 50% des entrées totales. S’il y a moins de films, c’est surtout qu’on a changé notre manière de programmer. Avant, nous avons toujours privilégié des films très courts, pour pouvoir en programmer un grand nombre. Cette année, on voulait essayer de proposer des films plus longs. Mais la durée du programme reste la même, 20 minutes.

Ils semblent moins “cochons” que par le passé.
Je ne pense pas. On a toujours un film très cochon, là, c’est Les Filles de Loth. Et puis, cette année, on s’est beaucoup concentré sur la lanterne magique. C’est des plaques très cochonnes, mais, c’est vrai, les images ne sont pas en mouvement. Comme il s’agit de dessin, c’est assez charmant. On essaie de faire toujours des shows différents d’une année sur l’autre, pour expérimenter de nouvelles choses.

Les années précédentes les films érotiques étaient aussi très drôles. Cette année, on rit encore beaucoup, mais c’est avant tout grâce aux bonimenteurs.
C’est vrai, il y a des films un peu plus subtiles cette année et on a mis beaucoup plus l’accent sur les bonimenteurs. C’est une autre manière de changer le show, avec de petites chansons et quelques pas de danse. Et ça marche très bien aussi. Les retours qu’on a du public sont très bons. Après, si on compare une année sur l’autre, c’est toujours une histoire de goûts personnels.

Quel est le public du Crazy cinématographe? Est-ce le même que celui de la Cinémathèque?
Non, à la foire, on a toujours un public très différent de celui de la Cinémathèque. La plus grande partie de nos 9000 spectateurs annuels, on les chope directement sur le site, au passage. Mais ce qui est chouette et évident cette année, c’est que le public nous est très souvent fidèle. Les gens commencent à connaître le projet, nous font de la pub… On craignait un certain désintérêt du public avec les années, mais c’est le contraire qui est en train de se produire. Le Crazy cinématographe est une très bonne visibilité pour la Cinémathèque, qui fonctionne sur le Grand-Duché mais aussi au niveau international. Le Luxembourg commence à être perçu comme une sorte de cellule de recherche de projets cinématographiques. Et ça c’est vraiment très important.

www.crazycinematographe.org

http://www.lequotidien.lu/index.php/les-loisirs/14511-Quest–que-cest-que-cirque.html

CINÉMA L’homme caoutchouc, les tartes à la crème et les cochonneries de papy et de mamie… Direction la folle préhistoire du 7e art avec le Crazy Cinématographe!


C’est un événement incontournable de la Schueberfouer: le Crazy Cinématographe débarque aujourd’hui avec sous sa tente foraine, des petits trésors de films dépoussiérés et mis en musique par la Cinémathèque. Et attendez-vous à être surpris : nos grands-parents n’étaient pas si sages qu’ils veulent bien le faire croire…

De notre journaliste Romain Van Dyck

Le cinéma n’est pas né dans une salle climatisée avec des spectateurs sagement assis entre deux portes-gobelets. Non, c’est dans l’ambiance bien déjantée des fêtes foraines, au XIXe siècle, que furent réalisées les premières projections, dans ce que l’on peut difficilement appeler des salles obscures… «Les gens se réunissaient sous des chapiteaux, et il y avait du bruit, de l’agitation, des rires et des cris… C’était une vraie fête populaire! C’est ça que l’on veut faire revivre aux spectateurs du XXIe siècle», sourit Nicole Dahlen.

Ainsi fut créé le Crazy Cinématographe, en 2007, lorsque Luxembourg fut désignée capitale européenne de la culture. Depuis, Nicole Dahlen, coordinatrice du projet à la Cinémathèque de Luxembourg, réalise chaque année une vraie chasse au trésor pour débusquer les pellicules les plus croustillantes: «On voyage un peu partout pour trouver les perles rares, de plus en plus rares justement car on sent un regain d’intérêt pour ce patrimoine!»

Mais, à l’entendre, il semblerait que la moisson 2010 soit particulièrement abondante. Au menu cette année, trois programmes et deux événements spéciaux.

Les programmes, présentés en alternance, durent vingt minutes et sont animés par des bonimenteurs et des musiciens. Le premier s’appelle Cabinet Fantastico, et présente les films forains qui faisaient le plus fureur à l’époque : «On a trouvé un film complètement incroyable d’un homme caoutchouc, qui se plie en… je ne peux même pas dire combien! Les gens auront du mal à se retenir de crier croyez-moi! J’adore ce film, car on ne voit plus ce genre de numéro, réalisé sans trucage je précise.» On verra également un cochon danseur, une poule et ses œufs bizarroïdes, le singe savant Auguste… n’en jetez plus!

Le deuxième programme porte bien son nom : Comedy & Burlesque. «Ce sont les films les plus déjantés du cinéma forain, avec un léopard qui enlève le Manneken Pis avec un must de course poursuite à la clé, ou encore un hallucinant concours de tarte à la crème…»

Grivoiseries bibliques

Enfin, clou du spectacle, à partir de 22 h et interdit aux moins de 18ans : la «soirée pour messieurs» qui porte pour sa part mal son nom… «Ce sont des grivoiseries de la Belle Époque, des petits films érotiques ou carrément olé-olé, que l’on projetait lors des “Herrenabende”, “les soirées pour messieurs”… Mais les femmes pouvaient aussi y assister, à leurs risques et périls!»

Cette année, l’équipe du Crazy Cinématographe s’est surpassée et a trouvé un film complètement dingue : «Cela s’appelle les Filles de Loth, et c’est fou! C’est un film libertin inspiré de l’Ancien Testament. Eh oui, scoop, il y a des histoires cochonnes dans la Bible!» s’amuse-t-elle.

Décidément chanceux, les spectateurs auront en plus un bonus cette année : un interlude coquin au moyen d’une lanterne magique, cet ancêtre du projecteur à diapo qui montre des scènes érotiques dessinées sur des plaques en verres, et qui contera les histoires de fesses du gentleman bavarois Herr von Fix…

Deux soirées spéciales viendront couronner l’édition 2010 : le 27 et 28 août, l’illusionniste luxembourgeois David Goldrake se mesurera au dieu de la magie, Harry Houdini, ressuscité pour l’occasion. Enfin, le 3 septembre, il faudra vivre une vraie expérience musicale: le DJ Kuston Beater se déchaînera sur ses platines pour mettre en musique le «Best Of» du Crazy Cinématographe 2009.

Du 20 au 8 septembre, à la tente foraine Crazy Cinématographe (partie inférieure du Glacis).
Séances quotidiennes du lundi au vendredi de 19 h à minuit, samedi de 15 h à 1 h et dimanche de 15 h à 23 h. Ticket: 3 euros.

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