Dec 23 2010

Cinéma: Un Petit Prince «made in Lux»

Published by at 01:01 under Articles,Français

SOURCE: http://www.lequotidien.lu/les-loisirs/6716.html

La Fabrique d’images, installée à Kehlen, prépare, en ce moment, en collaboration avec Method Films, une série télé tirée du conte de Saint-Exupéry.

La Fabrique d’images est née en 2002, créée par des anciens de Neuroplanet. Si longtemps elle ne fut qu’un simple exécutant pour d’autres boîtes de production, ses responsables se sont lancés, il y a un an et demi, dans la création et la production. Nouvelle étape dans l’évolution de la Fabrique, elle débute désormais, en tant que producteur minoritaire, dans un grand projet international, la réalisation d’une série d’animation sur Le Petit Prince. / De notre journaliste Pablo Chimienti

S’il vous plaît… dessine-moi un mouton!», lance le Petit Prince à l’aviateur narrateur du conte d’Antoine de Saint-Exupéry. L’œuvre, publiée par l’aviateur écrivain en 1943, une petite année avant sa disparition en vol, est depuis un classique de la littérature enfantine, mais pas seulement.
Tout en critique allégorique du «monde des grands» vu par les yeux d’un enfant, il narre, avec un langage simplifié au maximum pour être compris de tous, l’histoire de cet aviateur posé en catastrophe dans le désert, à qui un petit enfant sorti de nulle part raconte une histoire par jour. Celles de sa minuscule planète et puis celles de ses rencontres avec une galerie de personnages sur des planètes tout aussi étranges que la sienne. Un univers unique, mis d’ailleurs en images par Saint-Exupéry lui-même, dans ses aquarelles, que les créateurs de la future série d’animation, faite de deux saisons de 26 épisodes de 26 minutes, comptent bien respecter. «Cette série respectera le graphisme que tout le monde a en tête, explique le producteur et créateur de La Fabrique d’images, Jean-Marie Musique. Les ayants droit de Saint-Exupéry y tenaient. Cela dit, pour pouvoir tenir sur 52 épisodes, on a dû tout de même s’éloigner un peu de l’histoire de départ.»
«Le personnage du Petit Prince est assez ressemblant aux dessins de Saint-Exupéry, précise l’animateur Federico Milella. On remarque tout de suite que c’est le Petit Prince, avec son manteau, sa cape…» Le personnage a simplement été «modernisé» et animé en 3D. «Il a un côté très dynamique dans sa manière de bouger, reprend le producteur. Ce n’est pas un manga, bien sûr, mais il a tout de même une gestuelle super fluide et des poses pas toujours très réalistes.»
L’idée de cette série vient de France, de Method Films pour être précis. Mais, la Fabrique étant producteur minoritaire, 40% de la série verra le jour à Kehlen.
L’équipe parisienne travaillera sur les personnages et La Fabrique d’images apportera «sa patte personnelle» sur tous les décors et les couleurs. C’est un conte avec différents univers graphiques, rappellent les producteurs. Chaque planète visitée par le Petit Prince a ses propres textes, ses couleurs. Certaines très sombres, d’autres très ensoleillées.

«L’ambiance, c’est nous!»

Et quand on leur demande si ce n’est pas frustrant de faire des décors, sans pouvoir y faire vivre les personnages, ils sont unanimes. «En faisant les décors, on crée quand-même l’ambiance du dessin animé», précise Federico Millella, «Tout ce que l’on fait ici c’est ce qui fait l’âme du dessin animé. L’ambiance, c’est nous! Un dessin animé ce n’est pas que les personnages», ajoute Jean-Marie Musique.
C’est d’ailleurs grâce aux décors et aux ambiances créés pour ses précédentes productions Le Panique show, Frisette et Loupiot,… que La Fabrique d’images s’est fait remarquer en dehors des frontières grand-ducales. Et ce Petit Prince lui offre un projet de qualité, avec des partenaires de prestige. «C’est simple, résume-t-on à la Fabrique d’images, on avait besoin d’aller jouer dans la cour des grands et ça, ça nous en a ouvert la porte.» «De plus, ça nous fait trois ans de boulot», ajoute-t-on. Mais, pas de panique pour les amateurs, les premiers épisodes devraient être diffusés dans un an et demi.
Mais en dehors de ces projets de prestige, la boîte de prod de Kehlen travaille sur ses propres séries : Panique show – en lice, vendredi pour le Lëtzebuerger Filmpräis dans la catégorie animation) – les Klumpies, Percy et ses amis, Zoli & Pouêt et même un court (Le Petit Avale-Lumière) et un long métrage, Le Frère du père Noël. Des créations maison, avec des licences grand-ducales, qui font la fierté de La Fabrique d’images.
Le Petit Prince a déjà ouvert d’autres portes à la maison de Kehlen et un prochain projet de coproduction est prévu avec les Français de Folimage. D’ailleurs, La Fabrique d’images, qui compte 40 collaborateurs à ce jour, devrait en embaucher une quinzaine de plus dans les tout prochains mois, pour pouvoir répondre à cette demande croissante.
Un belle et rapide succes story qui permet à ses responsables de commencer à rêver de coproductions avec les grands maîtres internationaux de l’animation, Pixar ou Miyazaki.

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SOURCE: http://www.lequotidien.lu/les-loisirs/6716.html

La Fabrique d’images, installée à Kehlen, prépare, en ce moment, en collaboration avec Method Films, une série télé tirée du conte de Saint-Exupéry.

La Fabrique d’images est née en 2002, créée par des anciens de Neuroplanet. Si longtemps elle ne fut qu’un simple exécutant pour d’autres boîtes de production, ses responsables se sont lancés, il y a un an et demi, dans la création et la production. Nouvelle étape dans l’évolution de la Fabrique, elle débute désormais, en tant que producteur minoritaire, dans un grand projet international, la réalisation d’une série d’animation sur Le Petit Prince. / De notre journaliste Pablo Chimienti

S’il vous plaît… dessine-moi un mouton!», lance le Petit Prince à l’aviateur narrateur du conte d’Antoine de Saint-Exupéry. L’œuvre, publiée par l’aviateur écrivain en 1943, une petite année avant sa disparition en vol, est depuis un classique de la littérature enfantine, mais pas seulement.
Tout en critique allégorique du «monde des grands» vu par les yeux d’un enfant, il narre, avec un langage simplifié au maximum pour être compris de tous, l’histoire de cet aviateur posé en catastrophe dans le désert, à qui un petit enfant sorti de nulle part raconte une histoire par jour. Celles de sa minuscule planète et puis celles de ses rencontres avec une galerie de personnages sur des planètes tout aussi étranges que la sienne. Un univers unique, mis d’ailleurs en images par Saint-Exupéry lui-même, dans ses aquarelles, que les créateurs de la future série d’animation, faite de deux saisons de 26 épisodes de 26 minutes, comptent bien respecter. «Cette série respectera le graphisme que tout le monde a en tête, explique le producteur et créateur de La Fabrique d’images, Jean-Marie Musique. Les ayants droit de Saint-Exupéry y tenaient. Cela dit, pour pouvoir tenir sur 52 épisodes, on a dû tout de même s’éloigner un peu de l’histoire de départ.»
«Le personnage du Petit Prince est assez ressemblant aux dessins de Saint-Exupéry, précise l’animateur Federico Milella. On remarque tout de suite que c’est le Petit Prince, avec son manteau, sa cape…» Le personnage a simplement été «modernisé» et animé en 3D. «Il a un côté très dynamique dans sa manière de bouger, reprend le producteur. Ce n’est pas un manga, bien sûr, mais il a tout de même une gestuelle super fluide et des poses pas toujours très réalistes.»
L’idée de cette série vient de France, de Method Films pour être précis. Mais, la Fabrique étant producteur minoritaire, 40% de la série verra le jour à Kehlen.
L’équipe parisienne travaillera sur les personnages et La Fabrique d’images apportera «sa patte personnelle» sur tous les décors et les couleurs. C’est un conte avec différents univers graphiques, rappellent les producteurs. Chaque planète visitée par le Petit Prince a ses propres textes, ses couleurs. Certaines très sombres, d’autres très ensoleillées.

«L’ambiance, c’est nous!»

Et quand on leur demande si ce n’est pas frustrant de faire des décors, sans pouvoir y faire vivre les personnages, ils sont unanimes. «En faisant les décors, on crée quand-même l’ambiance du dessin animé», précise Federico Millella, «Tout ce que l’on fait ici c’est ce qui fait l’âme du dessin animé. L’ambiance, c’est nous! Un dessin animé ce n’est pas que les personnages», ajoute Jean-Marie Musique.
C’est d’ailleurs grâce aux décors et aux ambiances créés pour ses précédentes productions Le Panique show, Frisette et Loupiot,… que La Fabrique d’images s’est fait remarquer en dehors des frontières grand-ducales. Et ce Petit Prince lui offre un projet de qualité, avec des partenaires de prestige. «C’est simple, résume-t-on à la Fabrique d’images, on avait besoin d’aller jouer dans la cour des grands et ça, ça nous en a ouvert la porte.» «De plus, ça nous fait trois ans de boulot», ajoute-t-on. Mais, pas de panique pour les amateurs, les premiers épisodes devraient être diffusés dans un an et demi.
Mais en dehors de ces projets de prestige, la boîte de prod de Kehlen travaille sur ses propres séries : Panique show – en lice, vendredi pour le Lëtzebuerger Filmpräis dans la catégorie animation) – les Klumpies, Percy et ses amis, Zoli & Pouêt et même un court (Le Petit Avale-Lumière) et un long métrage, Le Frère du père Noël. Des créations maison, avec des licences grand-ducales, qui font la fierté de La Fabrique d’images.
Le Petit Prince a déjà ouvert d’autres portes à la maison de Kehlen et un prochain projet de coproduction est prévu avec les Français de Folimage. D’ailleurs, La Fabrique d’images, qui compte 40 collaborateurs à ce jour, devrait en embaucher une quinzaine de plus dans les tout prochains mois, pour pouvoir répondre à cette demande croissante.
Un belle et rapide succes story qui permet à ses responsables de commencer à rêver de coproductions avec les grands maîtres internationaux de l’animation, Pixar ou Miyazaki.

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