May 04 2011

Découvrir le festival des films inédits

Published by at 12:48 under Articles,Deutsch

SOURCE: http://www.journal.lu/2011/05/02/decouvrir-le-festival-des-films-inedits/

Le nouveau festival de cinéma «Discovery Zone – Luxembourg City Filmfestival» a été officiellement inauguré jeudi soir au cinéma Utopolis, en présence d’Octavie Modert, ministre de la culture, de la présidente de l’association «Festival de Cinéma – Ville de Luxembourg» Colette Flesch, de Lydie Polfer, échevin responsable des affaires culturelles de la Ville de Luxembourg, du maire de la capitale Paul Helminger, des ambassadeurs de Pologne et de Finlande, de Claude Bertemes, directeur de la Cinémathèque, de Guy Daleiden, directeur du Filmfund, du directeur d’Utopolis Nico Simon,et d’autres notabilités du microcosme culturel et politique du Grand-Duché. En outre, le réalisateur Wolfgang Murnberger («Mein bester Feind»), le producteur Jack Arbuthnott («Life in a Day»), la distributrice Leslie Wuchot, l’acteur Joachim Rafaelsen («Happy Happy»), le réalisateur Oliver Ringer et le scénariste Yves Ringer («A pas de loup») ont assisté à cette première.

Madame le ministre s’est montrée enthousiaste, tout comme la présidente et l’échevin, dans son discours d’ouverture de cette première édition du Festival Discovery Zone, dont l’objectif est de faire découvrir des films qui sans ce festival n’auraient probablement pas trouvé leur chemin dans les salles de cinéma luxembourgeoises.

«Life in a Day» –bilan dans huit jours

Mais ce n’est que dans une semaine qu’on pourra tirer le bilan d’un festival qui veut présenter de la qualité cinématographique, sans invités de marque, sans réceptions somptueuses qui vident le budget. Est-ce que le public va accepter simplement de venir voir des films, comme il le fait 365 jours par an? N’a-t-il pas aussi le droit comme les Cannois ou les Berlinois de jeter un coup d’œil p.ex. sur Clint Eastwood, ce nom de star qui plane comme un spectre sur les festivals luxembourgeois depuis la première édition du Diractors?

Comme film d’ouverture les organisateurs avaient choisi «Life In A Day», un documentaire de Kevin Macdonald, produit par les frères Ridley et Tony Scott. Le coproducteur du film Jack Arbuthnott a expliqué que l’idée était de demander aux gens de filmer leur journée du samedi 24 juillet 2010 et d’envoyer leurs vidéos au site internet Youtube qui a aussi participé à la production de ce documentaire. Plus de 4500 heures de film ont été visionnées et les scènes les plus intéressantes ont été montées pour finalement donner ce film spécial.

«Life In A Day» commence dans la nuit pour continuer sur l’éveil de la population mondiale. Des images venant de plus de 190 pays montrent les gens au travail, dans leurs loisirs, racontant leurs peurs ou montrant le contenu de leurs poches. Le tout est monté d’une manière sublime, avec une musique particulière (Harry Gregson-Williams et Matthew Herbert) qui souligne souvent l’atmosphère particulière. La première partie est assez originale, avec des moments drôles, et un fil conducteur, la chronologie d’une journée sur la planète terre. Malheureusement, le rythme se perd dans le dernier tiers du film de 90 minutes, avec des passages où des personnes racontent leurs problèmes amoureux ou existentiels, en somme des propos sans intérêt dans le contexte initial du film.

Les films les plus intéressants

Rappelons qu’une partie de ce festival est destinée à un jeune public. Le Crazy Cinématographe dressera son chapiteau sur la place du Théâtre du 2 au 5 mai et proposera un programme spécial avec des films muets du début du 20ième siècle pour enfants. Les jeunes pourront aussi découvrir les documentaires «Catfish» et «Restrepo» ou les films de fiction «Elephant», «Suicide Club» et «Same Same But Different».

Dans la section «Hot Docs», on pourra découvrir les documentaires. «Cave Of Forgotten Dreams» en 3D, «Oil City Confidential», «This Prison Where I Live» et «We Might As Well Fail», un film luxembourgeois sur la scène rock du Grand-Duché de Govinda Van Maele.

Dans la section «The Balkans» sont programmés «Cirkus Colombia», «Naputu» (Le choix de Luna), «Klopka» (Le piège) et «Snijeg» (Premières neiges).

Dans la sélection «Discover Selected», on pourra retenir «Bibliothèque Pascal», «Blue Valentine», «Kynodontas» (Canine), «Rundskop» (Tête de Bœuf), «Jûsan-nin no shikaku» (13 Assassins), «Mein Bester Feind», une coproduction allemande-luxembourgeoise, «Jodaeiye Nader az Simin» (Nader et Simin: Une séparation), «Sykt lykkelig» (Happy Happy).

La soirée de clôture du festival est notamment réservée aux courts métrages luxembourgeois: «Double saut» de Laura Schroeder, «Der Solist» de Pierre Hansen et «Rose et Violet» de Claude Grosch et Luc Otter y fêteront leurs premières.

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SOURCE: http://www.journal.lu/2011/05/02/decouvrir-le-festival-des-films-inedits/

Le nouveau festival de cinéma «Discovery Zone – Luxembourg City Filmfestival» a été officiellement inauguré jeudi soir au cinéma Utopolis, en présence d’Octavie Modert, ministre de la culture, de la présidente de l’association «Festival de Cinéma – Ville de Luxembourg» Colette Flesch, de Lydie Polfer, échevin responsable des affaires culturelles de la Ville de Luxembourg, du maire de la capitale Paul Helminger, des ambassadeurs de Pologne et de Finlande, de Claude Bertemes, directeur de la Cinémathèque, de Guy Daleiden, directeur du Filmfund, du directeur d’Utopolis Nico Simon,et d’autres notabilités du microcosme culturel et politique du Grand-Duché. En outre, le réalisateur Wolfgang Murnberger («Mein bester Feind»), le producteur Jack Arbuthnott («Life in a Day»), la distributrice Leslie Wuchot, l’acteur Joachim Rafaelsen («Happy Happy»), le réalisateur Oliver Ringer et le scénariste Yves Ringer («A pas de loup») ont assisté à cette première.

Madame le ministre s’est montrée enthousiaste, tout comme la présidente et l’échevin, dans son discours d’ouverture de cette première édition du Festival Discovery Zone, dont l’objectif est de faire découvrir des films qui sans ce festival n’auraient probablement pas trouvé leur chemin dans les salles de cinéma luxembourgeoises.

«Life in a Day» –bilan dans huit jours

Mais ce n’est que dans une semaine qu’on pourra tirer le bilan d’un festival qui veut présenter de la qualité cinématographique, sans invités de marque, sans réceptions somptueuses qui vident le budget. Est-ce que le public va accepter simplement de venir voir des films, comme il le fait 365 jours par an? N’a-t-il pas aussi le droit comme les Cannois ou les Berlinois de jeter un coup d’œil p.ex. sur Clint Eastwood, ce nom de star qui plane comme un spectre sur les festivals luxembourgeois depuis la première édition du Diractors?

Comme film d’ouverture les organisateurs avaient choisi «Life In A Day», un documentaire de Kevin Macdonald, produit par les frères Ridley et Tony Scott. Le coproducteur du film Jack Arbuthnott a expliqué que l’idée était de demander aux gens de filmer leur journée du samedi 24 juillet 2010 et d’envoyer leurs vidéos au site internet Youtube qui a aussi participé à la production de ce documentaire. Plus de 4500 heures de film ont été visionnées et les scènes les plus intéressantes ont été montées pour finalement donner ce film spécial.

«Life In A Day» commence dans la nuit pour continuer sur l’éveil de la population mondiale. Des images venant de plus de 190 pays montrent les gens au travail, dans leurs loisirs, racontant leurs peurs ou montrant le contenu de leurs poches. Le tout est monté d’une manière sublime, avec une musique particulière (Harry Gregson-Williams et Matthew Herbert) qui souligne souvent l’atmosphère particulière. La première partie est assez originale, avec des moments drôles, et un fil conducteur, la chronologie d’une journée sur la planète terre. Malheureusement, le rythme se perd dans le dernier tiers du film de 90 minutes, avec des passages où des personnes racontent leurs problèmes amoureux ou existentiels, en somme des propos sans intérêt dans le contexte initial du film.

Les films les plus intéressants

Rappelons qu’une partie de ce festival est destinée à un jeune public. Le Crazy Cinématographe dressera son chapiteau sur la place du Théâtre du 2 au 5 mai et proposera un programme spécial avec des films muets du début du 20ième siècle pour enfants. Les jeunes pourront aussi découvrir les documentaires «Catfish» et «Restrepo» ou les films de fiction «Elephant», «Suicide Club» et «Same Same But Different».

Dans la section «Hot Docs», on pourra découvrir les documentaires. «Cave Of Forgotten Dreams» en 3D, «Oil City Confidential», «This Prison Where I Live» et «We Might As Well Fail», un film luxembourgeois sur la scène rock du Grand-Duché de Govinda Van Maele.

Dans la section «The Balkans» sont programmés «Cirkus Colombia», «Naputu» (Le choix de Luna), «Klopka» (Le piège) et «Snijeg» (Premières neiges).

Dans la sélection «Discover Selected», on pourra retenir «Bibliothèque Pascal», «Blue Valentine», «Kynodontas» (Canine), «Rundskop» (Tête de Bœuf), «Jûsan-nin no shikaku» (13 Assassins), «Mein Bester Feind», une coproduction allemande-luxembourgeoise, «Jodaeiye Nader az Simin» (Nader et Simin: Une séparation), «Sykt lykkelig» (Happy Happy).

La soirée de clôture du festival est notamment réservée aux courts métrages luxembourgeois: «Double saut» de Laura Schroeder, «Der Solist» de Pierre Hansen et «Rose et Violet» de Claude Grosch et Luc Otter y fêteront leurs premières.

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