Oct 03 2009

Diractors 2009, cinq jours sans étoiles!

Published by at 17:03 under Articles

SOURCE: Le Quotidien http://lequotidien.editpress.lu/les-loisirs/5661.html – Pablo Chimienti

Les officiels ont beau se congratuler et se lancer mutuellement des fleurs, la 3e édition du festival Diractors déçoit avant même le début des festivités, prévu le jeudi 15octobre. Avec sa thématique dédiée aux comédiens passés derrière la caméra, la manifestation, fille reconnue du Cerf bleu de 2007, semble, malgré son jeune âge, déjà sur la pente descendante.
La présidente de l’association organisatrice, Colette Flesch, a beau affirmer qu’il faut généralement à un festival «une période de rodage de cinq ans, pour atteindre son rythme de croisière», on cherche toujours la voie directrice de la manifestation. À ses débuts, le festival s’est vendu à la presse et au public, comme un rendez-vous de cinéma, de stars et de paillettes. De grands noms du cinéma mondial ont été maintes fois cités parmi les invités : Antonio Banderas, Tim Roth, Jean-Marc Barr, Dany Boon, Manoel de Oliveira, Richard Attenborough, Sofia Coppola… sans jamais venir.
La première année Jane Birkin, Guillaume Canet, Maria de Medeiros et Sophie Marceau avaient tout de même fait le déplacement. L’an dernier, le public a dû se contenter d’une Emmanuelle Béart pas en grande forme et de Sandrine Bonnaire. Cette année, juré, pas d’effet d’annonce, juste un nom lâché là, pour faire mousser : celui de John Malkovich. Mais le public devra, une nouvelle fois se contenter de la présence de Frédérique Bel, Virginie Efira (photo), Emmanuel Mouret, Philippe Lefebvre, Héléna Noguerra et quelques autres.

vf
Avant-premières nationales et mondiales

Des people, certes. Des noms du 7e art, OK, mais certainement pas de grandes stars. Et puis un tapis rouge de plus en plus francophone digne d’un festival de province et non d’un festival international luxembourgeois.
«Ce n’est pas un drame si les vedettes ne viennent pas, lance désormais la déléguée générale de Diractors, Suzel Pietri, le festival prend forme de toute façon et s’appuie sur la scène cinématographique luxembourgeoise». À ce sujet, il est vrai que la manifestation organise cette année, en collaboration avec l’association Filmreakter, une nuit du court métrage. Un nom un peu exagéré pour une sélection de huit courts, dont quatre luxembourgeois, dont Starfly de Beryl Koltz et IvoEva de Sandy Lorente, projetés déjà à de nombreuses reprises dans les salles luxembourgeoises.
Reste le panorama de longs métrages avec ces huit avant-premières nationales : Achille et la tortue de Takeshi Kitano, A Film with Me in it d’Ian Fitzgibbon, Capitalism : a Love Story de Michael Moore, Fais-moi plaisir d’Emmanuel Mouret, J’ai tué ma mère de Xavier Dolan, The Private Lives of Pippa Lee de Rebecca Miller, Le Temps qu’il reste d’Elia Suleiman et le film collectif New York, I Love You. Diractors aura même une avant-première mondiale avec son film d’ouverture : Le Siffleur, de Philippe Lefebvre.
Et puis, c’est promis, dès l’année prochaine, le festival va accueillir une compétition et un jury international. En attendant le rendez-vous est donné du 15 au 19 octobre à la Cinémathèque, à l’Utopia et à l’Utopolis. La programmation définitive devrait être annoncée dans les prochains jours.

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SOURCE: Le Quotidien http://lequotidien.editpress.lu/les-loisirs/5661.html – Pablo Chimienti

Les officiels ont beau se congratuler et se lancer mutuellement des fleurs, la 3e édition du festival Diractors déçoit avant même le début des festivités, prévu le jeudi 15octobre. Avec sa thématique dédiée aux comédiens passés derrière la caméra, la manifestation, fille reconnue du Cerf bleu de 2007, semble, malgré son jeune âge, déjà sur la pente descendante.
La présidente de l’association organisatrice, Colette Flesch, a beau affirmer qu’il faut généralement à un festival «une période de rodage de cinq ans, pour atteindre son rythme de croisière», on cherche toujours la voie directrice de la manifestation. À ses débuts, le festival s’est vendu à la presse et au public, comme un rendez-vous de cinéma, de stars et de paillettes. De grands noms du cinéma mondial ont été maintes fois cités parmi les invités : Antonio Banderas, Tim Roth, Jean-Marc Barr, Dany Boon, Manoel de Oliveira, Richard Attenborough, Sofia Coppola… sans jamais venir.
La première année Jane Birkin, Guillaume Canet, Maria de Medeiros et Sophie Marceau avaient tout de même fait le déplacement. L’an dernier, le public a dû se contenter d’une Emmanuelle Béart pas en grande forme et de Sandrine Bonnaire. Cette année, juré, pas d’effet d’annonce, juste un nom lâché là, pour faire mousser : celui de John Malkovich. Mais le public devra, une nouvelle fois se contenter de la présence de Frédérique Bel, Virginie Efira (photo), Emmanuel Mouret, Philippe Lefebvre, Héléna Noguerra et quelques autres.

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Avant-premières nationales et mondiales

Des people, certes. Des noms du 7e art, OK, mais certainement pas de grandes stars. Et puis un tapis rouge de plus en plus francophone digne d’un festival de province et non d’un festival international luxembourgeois.
«Ce n’est pas un drame si les vedettes ne viennent pas, lance désormais la déléguée générale de Diractors, Suzel Pietri, le festival prend forme de toute façon et s’appuie sur la scène cinématographique luxembourgeoise». À ce sujet, il est vrai que la manifestation organise cette année, en collaboration avec l’association Filmreakter, une nuit du court métrage. Un nom un peu exagéré pour une sélection de huit courts, dont quatre luxembourgeois, dont Starfly de Beryl Koltz et IvoEva de Sandy Lorente, projetés déjà à de nombreuses reprises dans les salles luxembourgeoises.
Reste le panorama de longs métrages avec ces huit avant-premières nationales : Achille et la tortue de Takeshi Kitano, A Film with Me in it d’Ian Fitzgibbon, Capitalism : a Love Story de Michael Moore, Fais-moi plaisir d’Emmanuel Mouret, J’ai tué ma mère de Xavier Dolan, The Private Lives of Pippa Lee de Rebecca Miller, Le Temps qu’il reste d’Elia Suleiman et le film collectif New York, I Love You. Diractors aura même une avant-première mondiale avec son film d’ouverture : Le Siffleur, de Philippe Lefebvre.
Et puis, c’est promis, dès l’année prochaine, le festival va accueillir une compétition et un jury international. En attendant le rendez-vous est donné du 15 au 19 octobre à la Cinémathèque, à l’Utopia et à l’Utopolis. La programmation définitive devrait être annoncée dans les prochains jours.

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