Mar 05 2012

Écris-moi une belle histoire

Published by at 01:34 under Articles,Events & Projects,Français

SOURCE: http://www.lequotidien.lu Jacques Paturet

LUXEMBOURG- L’art de ficeler un scénario qui tient la route obéit à une série de préceptes à assimiler pour percer dans le milieu très fermé du cinéma.

Ce focus vers le septième art est l’aboutissement d’une collaboration entre le Centre national de l’audiovisuel (CNA) et le Service national de la jeunesse (SNJ). Celui-ci a mis à profit ces vacances de carnaval pour «professionnaliser» les amateurs dans le cadre d’un stage, qui se tient jusqu’à la fin de la semaine au Cercle-Cité.

Tout nouveau, tout beau, avec une succession de salles de conférence, toutes superbement équipées et situées au cinquième étage du bâtiment, le Cercle-Cité a été mis à contribution. Il prête actuellement ses murs, et jusqu’à la fin de cette semaine, à raison de quatre heures par jour, à un stage destiné à apprendre comment monter un scénario en béton.

Il n’y a pas de vrai mystère. Une règle de quatre s’applique. Afin que le spectateur accepte de plonger dans un film, il faut que, dès le début, son attention soit attirée par une action, un personnage, une situation bien particulière ou une accroche.

Sous la houlette de Frédéric Zeimet, scénariste professionnel, chacun de ces artifices est clairement défini. Avec une séquence bien précise, l’heure est venue de passer de la théorie à la pratique. Un des extraits porte sur Forrest Gump.

La première image est celle d’une plume qui voltige au gré du vent et se pose ici et là. L’acteur la recueille et l’enferme dans un livre dont la première page représente des lignes téléphoniques. «En quelques minutes, le spectateur a compris qu’il allait se trouver plongé dans un univers magique. C’est un processus inconscient pour celui qui est devant l’écran. Mais parfaitement raisonné pour celui qui a écrit cette scène», selon Frédéric Zeimet.

Variant les genres, d’Amadeus en passant par Fallen, l’animateur de ce stage égrène une règle relativement simple : «Il faut qu’en moins de cinq minutes, le spectateur soit plongé au cœur de l’intrigue. Au cours de ces minutes décisives, le scénariste établit une série de règles. Il ne faudra jamais par après les transgresser. Question de crédibilité!», ajoute-t-il.

Une question de passion

Ce stage de formation, organisé dans le cadre du projet Crème fraîche et d’une production qui passera sur grand écran le 2 mars au cinéma Utopia, rassemble tout juste six participants.

Ce n’est pas vraiment la foule des grands jours mais cela a le mérite de réunir tous les passionnés du septième art qui sont bien décidés à en découdre pour se trouver derrière l’objectif des caméras.

Tous les participants ont devant eux un cahier qui n’arrête pas de se remplir, histoire de se mémoriser les ingrédients indispensables à un film. Le benjamin de l’équipe est Victor (12 ans) : «J’écris des histoires, je tourne des vidéos. Je suis ici pour en apprendre plus et voir, pour une fois sérieusement, comment il faut procéder.» De six ans son aîné, Maxime est un mordu de la vidéo depuis belle lurette. Mais cet élève du lycée de garçons au Limpertsberg a envie d’aller plus loin. Son ambition est d’écrire des scénarios sur des sujets de société qui donneront envie aux gens de réfléchir. Parmi ces participants se trouve encore Nadia, 24 ans et accomplissant son service volontaire européen. Elle débarque d’Espagne, s’est installée au Grand-Duché en avril dernier et devrait séjourner au pays jusqu’à cet été. Il y a encore Xavier, cet ancien du service volontaire européen a fait connaissance avec le Grand-Duché quelques années plus tôt. Originaire de Lille, il a décidé de faire ses valises et vient tout juste de s’installer au Grand-Duché pour tenter d’y percer dans l’univers de la vidéo. Nadia (27 ans) a déjà fait des scripts pour des courts et longs métrages. Elle aussi veut tenter sa chance.

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SOURCE: http://www.lequotidien.lu Jacques Paturet

LUXEMBOURG- L’art de ficeler un scénario qui tient la route obéit à une série de préceptes à assimiler pour percer dans le milieu très fermé du cinéma.

Ce focus vers le septième art est l’aboutissement d’une collaboration entre le Centre national de l’audiovisuel (CNA) et le Service national de la jeunesse (SNJ). Celui-ci a mis à profit ces vacances de carnaval pour «professionnaliser» les amateurs dans le cadre d’un stage, qui se tient jusqu’à la fin de la semaine au Cercle-Cité.

Tout nouveau, tout beau, avec une succession de salles de conférence, toutes superbement équipées et situées au cinquième étage du bâtiment, le Cercle-Cité a été mis à contribution. Il prête actuellement ses murs, et jusqu’à la fin de cette semaine, à raison de quatre heures par jour, à un stage destiné à apprendre comment monter un scénario en béton.

Il n’y a pas de vrai mystère. Une règle de quatre s’applique. Afin que le spectateur accepte de plonger dans un film, il faut que, dès le début, son attention soit attirée par une action, un personnage, une situation bien particulière ou une accroche.

Sous la houlette de Frédéric Zeimet, scénariste professionnel, chacun de ces artifices est clairement défini. Avec une séquence bien précise, l’heure est venue de passer de la théorie à la pratique. Un des extraits porte sur Forrest Gump.

La première image est celle d’une plume qui voltige au gré du vent et se pose ici et là. L’acteur la recueille et l’enferme dans un livre dont la première page représente des lignes téléphoniques. «En quelques minutes, le spectateur a compris qu’il allait se trouver plongé dans un univers magique. C’est un processus inconscient pour celui qui est devant l’écran. Mais parfaitement raisonné pour celui qui a écrit cette scène», selon Frédéric Zeimet.

Variant les genres, d’Amadeus en passant par Fallen, l’animateur de ce stage égrène une règle relativement simple : «Il faut qu’en moins de cinq minutes, le spectateur soit plongé au cœur de l’intrigue. Au cours de ces minutes décisives, le scénariste établit une série de règles. Il ne faudra jamais par après les transgresser. Question de crédibilité!», ajoute-t-il.

Une question de passion

Ce stage de formation, organisé dans le cadre du projet Crème fraîche et d’une production qui passera sur grand écran le 2 mars au cinéma Utopia, rassemble tout juste six participants.

Ce n’est pas vraiment la foule des grands jours mais cela a le mérite de réunir tous les passionnés du septième art qui sont bien décidés à en découdre pour se trouver derrière l’objectif des caméras.

Tous les participants ont devant eux un cahier qui n’arrête pas de se remplir, histoire de se mémoriser les ingrédients indispensables à un film. Le benjamin de l’équipe est Victor (12 ans) : «J’écris des histoires, je tourne des vidéos. Je suis ici pour en apprendre plus et voir, pour une fois sérieusement, comment il faut procéder.» De six ans son aîné, Maxime est un mordu de la vidéo depuis belle lurette. Mais cet élève du lycée de garçons au Limpertsberg a envie d’aller plus loin. Son ambition est d’écrire des scénarios sur des sujets de société qui donneront envie aux gens de réfléchir. Parmi ces participants se trouve encore Nadia, 24 ans et accomplissant son service volontaire européen. Elle débarque d’Espagne, s’est installée au Grand-Duché en avril dernier et devrait séjourner au pays jusqu’à cet été. Il y a encore Xavier, cet ancien du service volontaire européen a fait connaissance avec le Grand-Duché quelques années plus tôt. Originaire de Lille, il a décidé de faire ses valises et vient tout juste de s’installer au Grand-Duché pour tenter d’y percer dans l’univers de la vidéo. Nadia (27 ans) a déjà fait des scripts pour des courts et longs métrages. Elle aussi veut tenter sa chance.

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