Mar 24 2010

Trois Questions à Andy Bausch

Published by at 01:11 under Articles,Français

SOURCE: Luxemburger Wort Newspaper Interview of Andy Bausch – 17/03/2010 Interview: Marie-Laure Rolland
Andy Bausch commente le troisième et dernier volet de sa trilogie «Trouble- maker», tout en évoquant ses nouveaux projets.

En juillet dernier, au moment du tournage du film, vous di- siez que si vous n’étiez pas per- suadé de faire aussi bien, ou mieux, que les volets 1 ou 2, vous n’auriez pas achevé la trilogie après le décès de Thierry van Werveke. Pensez-vous avoir rempli le contrat?

Tout à fait. Je considère que ce troisième volet est meilleur que les deux autres. Il fonctionne mieux au niveau de l’histoire. Le scénario est davantage structuré. Nous avons tous appris au cours des dix dernières années et je crois que cela se ressent dans ce nouveau film.

Finir la trilogie sans son personnage principal était un gros défi. Le public va-t-il y trouver son compte?

Celui qui cherche Thierry ne va pas le trouver. Mais celui qui cherche Johnny Chicago ne sera pas déçu. L’esprit du «Troublemaker», l’atmosphère, le décor, la musique… tout est là. Cela fonctionne très bien grâce à un groupe de quatre acteurs prin- cipaux qui est cohérent. Bien sûr, à quelques jours de la première, je suis un peu nerveux par rapport à l’accueil du public. Mais je suis confiant. Les premières réactions aux quatre teasers dans les salles sont bonnes. J’espère que ce film aidera le public luxembourgeois à retrouver sa confiance dans la production nationale; ces derniers temps, j’ai l’impression qu’il a un peu boudé ce qui est sorti sur les écrans.

Avec ce dernier volet de la trilogie, avez-vous l’impression qu’une page se tourne? Dans quelle direction vont vos projets?
D’abord, je dois redire la chance d’avoir pu faire cette trilogie. C’est très rare d’avoir un tel succès auprès du public qu’une suite est envisageable. «Trouble- maker» et «Le club des chô- meurs» sont les deux seuls cas au Luxembourg. Maintenant, il est vrai que mes projets vont ra- dicalement dans d’autres direc- tions. Je quitte les milieux de la petite délinquance pour m’inté- resser à la présence américaine au Luxembourg à la fin de la guerre. Je suis en phase de mon- tage d’un documentaire sur le sujet. Parallèlement je travaille à un scénario d’une histoire d’amour entre un noir américain et une luxembourgeoise en 1944. C’est nouveau pour moi et je me réjouis de pouvoir faire un voyage dans le temps, raconter une histoire d’amour. Je ne di- rais pas pour autant qu’une page s’est tournée. Dans les tiroirs, il y a toujours des idées sur des films un peu déjantés…

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SOURCE: Luxemburger Wort Newspaper Interview of Andy Bausch – 17/03/2010 Interview: Marie-Laure Rolland
Andy Bausch commente le troisième et dernier volet de sa trilogie «Trouble- maker», tout en évoquant ses nouveaux projets.

En juillet dernier, au moment du tournage du film, vous di- siez que si vous n’étiez pas per- suadé de faire aussi bien, ou mieux, que les volets 1 ou 2, vous n’auriez pas achevé la trilogie après le décès de Thierry van Werveke. Pensez-vous avoir rempli le contrat?

Tout à fait. Je considère que ce troisième volet est meilleur que les deux autres. Il fonctionne mieux au niveau de l’histoire. Le scénario est davantage structuré. Nous avons tous appris au cours des dix dernières années et je crois que cela se ressent dans ce nouveau film.

Finir la trilogie sans son personnage principal était un gros défi. Le public va-t-il y trouver son compte?

Celui qui cherche Thierry ne va pas le trouver. Mais celui qui cherche Johnny Chicago ne sera pas déçu. L’esprit du «Troublemaker», l’atmosphère, le décor, la musique… tout est là. Cela fonctionne très bien grâce à un groupe de quatre acteurs prin- cipaux qui est cohérent. Bien sûr, à quelques jours de la première, je suis un peu nerveux par rapport à l’accueil du public. Mais je suis confiant. Les premières réactions aux quatre teasers dans les salles sont bonnes. J’espère que ce film aidera le public luxembourgeois à retrouver sa confiance dans la production nationale; ces derniers temps, j’ai l’impression qu’il a un peu boudé ce qui est sorti sur les écrans.

Avec ce dernier volet de la trilogie, avez-vous l’impression qu’une page se tourne? Dans quelle direction vont vos projets?
D’abord, je dois redire la chance d’avoir pu faire cette trilogie. C’est très rare d’avoir un tel succès auprès du public qu’une suite est envisageable. «Trouble- maker» et «Le club des chô- meurs» sont les deux seuls cas au Luxembourg. Maintenant, il est vrai que mes projets vont ra- dicalement dans d’autres direc- tions. Je quitte les milieux de la petite délinquance pour m’inté- resser à la présence américaine au Luxembourg à la fin de la guerre. Je suis en phase de mon- tage d’un documentaire sur le sujet. Parallèlement je travaille à un scénario d’une histoire d’amour entre un noir américain et une luxembourgeoise en 1944. C’est nouveau pour moi et je me réjouis de pouvoir faire un voyage dans le temps, raconter une histoire d’amour. Je ne di- rais pas pour autant qu’une page s’est tournée. Dans les tiroirs, il y a toujours des idées sur des films un peu déjantés…

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