Aug 22 2011

Vacances devant la caméra

Published by at 01:05 under Articles,Français,Lucil Film

SOURCE: http://www.lequotidien.lu/culture/26407.html -France Clarinval

CINÉMA- Parmi les nombreux tournages qui ont émaillé l’été luxembourgeois, celui de Schatzritter occupe en particulier un groupe d’enfants sur les traces d’un trésor secret.

Avec pas loin de deux mois de tournage, Schatzritter est une des grosses productions de l’été. Rencontre avec les jeunes (et moins jeunes) comédiens pour un après-midi dans le décor surprenant du château de Brandenbourg.

Il est de ces histoires qu’on aurait aimé vivre étant enfant: des aventures palpitantes, un brin de danger, un soupçon de magie et l’amitié pour sceller le tout. Schatzritter est de celles-là. Jeff (Anton Glas) n’a que onze ans quand sa mère (Vicky Krieps) meurt et il se retrouve seul avec son père (Luc Feit), propriétaire d’un camping au pied d’un château médiéval. Mais l’arrivée de ses meilleurs amis (Lana Walter, Thierry Koob et Tun Schon) pour les vacances va lui permettre de penser à autre chose.

La découverte d’une clé mystérieuse et le trouble face à une «réincarnation» de Mélusine mettent les jeunes sur les traces d’un trésor qui les fera voyager à travers cathédrales, châteaux, rivières et forêts. Une quête qui les fera grandir.

C’est sur une idée du producteur Bernard Michaux, qui a remporté un concours de scénario en 2007, que cette belle histoire pour et par des enfants a pu être développée par quatre scénaristes (Eileen Byrne, Martin Dolejs, Olivier Kahl et Stefan Schaller). Laura Schroeder, impliquée dès le début dans le projet, réalise le film qui bénéficie d’un budget de 3,7 millions d’euros.

Brandenbourg, un décor idéal

Dans l’étroit chemin qui mène au château de Brandenbourg, exceptionnellement ouvert pour le tournage, cinq camions et autant de camionnettes s’alignent et déversent câbles, prises, spots, outils, produits, matériaux divers. C’est le cadre idéal pour l’aventure que vivent les protagonistes du film. Les vieilles pierres ont parfois dû être protégées, nettoyées ou au contraire enlaidies par l’équipe de décoration, menée par Christina Schaffer. «On a caché les étais métalliques de la rénovation et construit de nombreuses fausses colonnes ou faux murs. Mais l’endroit se prête bien au décor.»

Cet après-midi-là, on commence par une scène qui se situe au début du film. Jeff et Leo jouent dans le château et se prennent pour des chevaliers en se battant à l’épée de bois. Les deux jeunes comédiens préparent eux-mêmes la «chorégraphie» de la bagarre: «Tu me menaces dans les escaliers et je monte à reculons», commence Anton Glas. «Je peux te donner un coup vers le bas», essaye Thierry Koob. Ils comptent les coups et sont interrompus dans leurs essais par la réalisatrice: «Descendez, on fait un essai avec la caméra.»

Un clap et quelques minutes plus tard, elle conseille: «Ça va trop vite, vous êtes trop prêts l’un de l’autre.» On reprend, on recommence, les enfants répètent encore, ajoutent d’autres mouvements. On attend qu’un nuage passe pour que la lumière soit bonne et la quatrième prise satisfera tout le monde. Pas de temps à perdre, on passe à une autre scène. «Chaque minute compte pour rester dans le planning.»

Des gamins très professionnels

Pour les comédiens en herbe, c’est d’abord un jeu. «C’est mieux que de partir en vacances, je m’amuse beaucoup», déclare Thierry Koob, qui n’est pas avare de sourires face aux appareils photo. «Certes, il faut refaire souvent les scènes, mais c’est comme ça qu’on a les meilleurs résultats», ajoute Lana Welter, déjà très professionnelle. Les enfants s’entendent très bien et semblent ravis d’être là. «Je pensais que ce serait pénible d’être la seule fille mais, finalement, tout le monde est cool», ajoute-t-elle.

Les comédiens professionnels sont d’ailleurs admiratifs de ce que font les jeunes. «Ils sont plus spontanés, ne se posent pas de questions, ils jouent, c’est tout. Pour nous, c’est un travail de retrouver cette spontanéité», estime Luc Feit, qui a déjà tourné avec des enfants, notamment dans Perl oder Pica. L’Allemande Alexandra Neldel (qui joue Mélusine) joue la carte de la complicité, «un peu comme une grande sœur».

Après avoir tourné à la cathédrale de Luxembourg, à Esch-sur-Sûre, à Altwies, dans les casemates et donc à Brandenbourg, l’équipe va bientôt partir pour la Sarre puis Munich, où un studio les attend pour les derniers jours de tournage. Il ne restera à Anton, Lara, Thierry et Tun que quelques jours pour souffler avant la rentrée des classes.

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SOURCE: http://www.lequotidien.lu/culture/26407.html -France Clarinval

CINÉMA- Parmi les nombreux tournages qui ont émaillé l’été luxembourgeois, celui de Schatzritter occupe en particulier un groupe d’enfants sur les traces d’un trésor secret.

Avec pas loin de deux mois de tournage, Schatzritter est une des grosses productions de l’été. Rencontre avec les jeunes (et moins jeunes) comédiens pour un après-midi dans le décor surprenant du château de Brandenbourg.

Il est de ces histoires qu’on aurait aimé vivre étant enfant: des aventures palpitantes, un brin de danger, un soupçon de magie et l’amitié pour sceller le tout. Schatzritter est de celles-là. Jeff (Anton Glas) n’a que onze ans quand sa mère (Vicky Krieps) meurt et il se retrouve seul avec son père (Luc Feit), propriétaire d’un camping au pied d’un château médiéval. Mais l’arrivée de ses meilleurs amis (Lana Walter, Thierry Koob et Tun Schon) pour les vacances va lui permettre de penser à autre chose.

La découverte d’une clé mystérieuse et le trouble face à une «réincarnation» de Mélusine mettent les jeunes sur les traces d’un trésor qui les fera voyager à travers cathédrales, châteaux, rivières et forêts. Une quête qui les fera grandir.

C’est sur une idée du producteur Bernard Michaux, qui a remporté un concours de scénario en 2007, que cette belle histoire pour et par des enfants a pu être développée par quatre scénaristes (Eileen Byrne, Martin Dolejs, Olivier Kahl et Stefan Schaller). Laura Schroeder, impliquée dès le début dans le projet, réalise le film qui bénéficie d’un budget de 3,7 millions d’euros.

Brandenbourg, un décor idéal

Dans l’étroit chemin qui mène au château de Brandenbourg, exceptionnellement ouvert pour le tournage, cinq camions et autant de camionnettes s’alignent et déversent câbles, prises, spots, outils, produits, matériaux divers. C’est le cadre idéal pour l’aventure que vivent les protagonistes du film. Les vieilles pierres ont parfois dû être protégées, nettoyées ou au contraire enlaidies par l’équipe de décoration, menée par Christina Schaffer. «On a caché les étais métalliques de la rénovation et construit de nombreuses fausses colonnes ou faux murs. Mais l’endroit se prête bien au décor.»

Cet après-midi-là, on commence par une scène qui se situe au début du film. Jeff et Leo jouent dans le château et se prennent pour des chevaliers en se battant à l’épée de bois. Les deux jeunes comédiens préparent eux-mêmes la «chorégraphie» de la bagarre: «Tu me menaces dans les escaliers et je monte à reculons», commence Anton Glas. «Je peux te donner un coup vers le bas», essaye Thierry Koob. Ils comptent les coups et sont interrompus dans leurs essais par la réalisatrice: «Descendez, on fait un essai avec la caméra.»

Un clap et quelques minutes plus tard, elle conseille: «Ça va trop vite, vous êtes trop prêts l’un de l’autre.» On reprend, on recommence, les enfants répètent encore, ajoutent d’autres mouvements. On attend qu’un nuage passe pour que la lumière soit bonne et la quatrième prise satisfera tout le monde. Pas de temps à perdre, on passe à une autre scène. «Chaque minute compte pour rester dans le planning.»

Des gamins très professionnels

Pour les comédiens en herbe, c’est d’abord un jeu. «C’est mieux que de partir en vacances, je m’amuse beaucoup», déclare Thierry Koob, qui n’est pas avare de sourires face aux appareils photo. «Certes, il faut refaire souvent les scènes, mais c’est comme ça qu’on a les meilleurs résultats», ajoute Lana Welter, déjà très professionnelle. Les enfants s’entendent très bien et semblent ravis d’être là. «Je pensais que ce serait pénible d’être la seule fille mais, finalement, tout le monde est cool», ajoute-t-elle.

Les comédiens professionnels sont d’ailleurs admiratifs de ce que font les jeunes. «Ils sont plus spontanés, ne se posent pas de questions, ils jouent, c’est tout. Pour nous, c’est un travail de retrouver cette spontanéité», estime Luc Feit, qui a déjà tourné avec des enfants, notamment dans Perl oder Pica. L’Allemande Alexandra Neldel (qui joue Mélusine) joue la carte de la complicité, «un peu comme une grande sœur».

Après avoir tourné à la cathédrale de Luxembourg, à Esch-sur-Sûre, à Altwies, dans les casemates et donc à Brandenbourg, l’équipe va bientôt partir pour la Sarre puis Munich, où un studio les attend pour les derniers jours de tournage. Il ne restera à Anton, Lara, Thierry et Tun que quelques jours pour souffler avant la rentrée des classes.

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