Mar 08 2013

«Des gens qui savent faire du cinéma»

Published by at 01:22 under Bidibul Productions

SOURCE: http://www.paperjam.lu

Un film familial pour tous les publics sort sur les écrans, ce 27 février. Boule et Bill a été coproduit au Luxembourg par Bidibul, qui sort plusieurs films en quelques semaines. Rencontre avec Lilian Eche, responsable de la société de production et Franck Magnier, un des réalisateurs.

Comment est né ce projet de film inspiré par la bande dessinée Boule et Bill ?

Franck Magnier : « Alexandre Charlot et moi, on avait depuis longtemps l’envie de faire un film familial autour d’un chien. Quand nos producteurs nous ont dit qu’ils avaient acquis les droits de la bande dessinée de Roba, on a tout de suite planché sur le scénario. Il fallait évidemment trahir la BD puisqu’il n’y avait pas d’histoires complètes, mais uniquement des planches. On a créé une narration et donné de l’épaisseur aux personnages.

Avec Boule et Bill, puis Dead man talking et Au bonheur des Ogres très bientôt, voilà Bidibul sur le devant de la scène et bien installé dans le paysage de la production luxembourgeoise. Comment êtes-vous arrivé à vous imposer sur ces projets ?

Lilian Eche : « Cela fait une dizaine d’années que je suis producteur et j’ai mené plusieurs projets remarqués dans l’animation, en particulier Renaissance de Christian Volckman ou The Prodigies d’Antoine Charreyron, puis, le premier film de Nicolas Bary, Les enfants de Timpelbach, ce qui m’a permis de produire le deuxième, Au Bonheur des Ogres. Globalement, nous avons des bonnes relations, depuis longtemps, avec les producteurs délégués français. Avec le temps, nous avons réussi à leur faire comprendre et valoir la possibilité de produire sur plusieurs territoires, notamment au Luxembourg.

Comment s’est déroulé le tournage au Luxembourg ?

F. M. : « Pour nous, ce n’était pas gagné de travailler avec des équipes qu’on ne connaît pas. Quand on écrit « extérieur jour, banlieue parisienne », on ne s’attend pas à tourner au Luxembourg ! Bidibul nous avait assuré que ça allait bien se passer et… ça s’est très bien passé ! Au-delà des attentes, même. J’ai découvert des producteurs très attentionnés, plus que les Français, souvent et surtout, j’ai découvert qu’il y a au Luxembourg des gens qui savent faire du cinéma. Je garde un très bon souvenir du travail avec Frédo Roeser, le maquilleur ou avec Norbert Rutili qui joue le concierge… On l’entend siffler dans le film… C’est vraiment lui… la prise était parfaite !

Par rapport à ce que l’on voit généralement au Luxembourg, c’est une très grosse production. Quel était le budget du film ?

L. E. : « Vous savez que les producteurs n’aiment pas trop parler d’argent… Disons que le film tourne autour de 15 millions d’euros. Sur les 12 semaines de tournage, près de 60 % ont été réalisés au Luxembourg. Sans parler de la postproduction. Nous avons fait travailler quelque 80 personnes et j’en suis très heureux. Luxembourg est désormais reconnu pour la qualité de ses équipes techniques. C’est aussi pour cela que nous avons tenu à enregistrer une version luxembourgeoise du film, avec Paul Thiltges Distribution. C’est une manière de s’inscrire pleinement dans le paysage luxembourgeois.

Quels sont les projets de Bidibul pour 2013 ?

L. E. : Nous avons donc deux films qui sont présentés pendant le Discovery Zone, Dead Man Talking de Patrick Ridremont et Au Bonheur des Ogres de Nicolas Bary, qui sera le film de clôture (le 8 mars, ndlr), en présence de l’équipe. Plusieurs projets vont se concrétiser très bientôt, comme le film d’Éric Barbier, Le dernier diamant, avec Bérénice Béjo et Yvan Attal ou Le Prince et les 108 Démons, un film d’animation de Pascal Morelli. En parallèle à ces coproductions internationales, nous nous impliquons aussi sur le local. Après avoir signé le prochain scénario de l’auteur luxembourgeois Frédéric Zeimet, Gus, l’adaptation d’une bande dessinée primée au festival d’Angoulême, Bidibul Productions compte se lancer dans la production d’une pièce de théâtre. »

Boule et Bill
De Alexandre Charlot et Franck Magnier
Sortie le 27 février en français et en luxembourgeois

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SOURCE: http://www.paperjam.lu

Un film familial pour tous les publics sort sur les écrans, ce 27 février. Boule et Bill a été coproduit au Luxembourg par Bidibul, qui sort plusieurs films en quelques semaines. Rencontre avec Lilian Eche, responsable de la société de production et Franck Magnier, un des réalisateurs.

Comment est né ce projet de film inspiré par la bande dessinée Boule et Bill ?

Franck Magnier : « Alexandre Charlot et moi, on avait depuis longtemps l’envie de faire un film familial autour d’un chien. Quand nos producteurs nous ont dit qu’ils avaient acquis les droits de la bande dessinée de Roba, on a tout de suite planché sur le scénario. Il fallait évidemment trahir la BD puisqu’il n’y avait pas d’histoires complètes, mais uniquement des planches. On a créé une narration et donné de l’épaisseur aux personnages.

Avec Boule et Bill, puis Dead man talking et Au bonheur des Ogres très bientôt, voilà Bidibul sur le devant de la scène et bien installé dans le paysage de la production luxembourgeoise. Comment êtes-vous arrivé à vous imposer sur ces projets ?

Lilian Eche : « Cela fait une dizaine d’années que je suis producteur et j’ai mené plusieurs projets remarqués dans l’animation, en particulier Renaissance de Christian Volckman ou The Prodigies d’Antoine Charreyron, puis, le premier film de Nicolas Bary, Les enfants de Timpelbach, ce qui m’a permis de produire le deuxième, Au Bonheur des Ogres. Globalement, nous avons des bonnes relations, depuis longtemps, avec les producteurs délégués français. Avec le temps, nous avons réussi à leur faire comprendre et valoir la possibilité de produire sur plusieurs territoires, notamment au Luxembourg.

Comment s’est déroulé le tournage au Luxembourg ?

F. M. : « Pour nous, ce n’était pas gagné de travailler avec des équipes qu’on ne connaît pas. Quand on écrit « extérieur jour, banlieue parisienne », on ne s’attend pas à tourner au Luxembourg ! Bidibul nous avait assuré que ça allait bien se passer et… ça s’est très bien passé ! Au-delà des attentes, même. J’ai découvert des producteurs très attentionnés, plus que les Français, souvent et surtout, j’ai découvert qu’il y a au Luxembourg des gens qui savent faire du cinéma. Je garde un très bon souvenir du travail avec Frédo Roeser, le maquilleur ou avec Norbert Rutili qui joue le concierge… On l’entend siffler dans le film… C’est vraiment lui… la prise était parfaite !

Par rapport à ce que l’on voit généralement au Luxembourg, c’est une très grosse production. Quel était le budget du film ?

L. E. : « Vous savez que les producteurs n’aiment pas trop parler d’argent… Disons que le film tourne autour de 15 millions d’euros. Sur les 12 semaines de tournage, près de 60 % ont été réalisés au Luxembourg. Sans parler de la postproduction. Nous avons fait travailler quelque 80 personnes et j’en suis très heureux. Luxembourg est désormais reconnu pour la qualité de ses équipes techniques. C’est aussi pour cela que nous avons tenu à enregistrer une version luxembourgeoise du film, avec Paul Thiltges Distribution. C’est une manière de s’inscrire pleinement dans le paysage luxembourgeois.

Quels sont les projets de Bidibul pour 2013 ?

L. E. : Nous avons donc deux films qui sont présentés pendant le Discovery Zone, Dead Man Talking de Patrick Ridremont et Au Bonheur des Ogres de Nicolas Bary, qui sera le film de clôture (le 8 mars, ndlr), en présence de l’équipe. Plusieurs projets vont se concrétiser très bientôt, comme le film d’Éric Barbier, Le dernier diamant, avec Bérénice Béjo et Yvan Attal ou Le Prince et les 108 Démons, un film d’animation de Pascal Morelli. En parallèle à ces coproductions internationales, nous nous impliquons aussi sur le local. Après avoir signé le prochain scénario de l’auteur luxembourgeois Frédéric Zeimet, Gus, l’adaptation d’une bande dessinée primée au festival d’Angoulême, Bidibul Productions compte se lancer dans la production d’une pièce de théâtre. »

Boule et Bill
De Alexandre Charlot et Franck Magnier
Sortie le 27 février en français et en luxembourgeois

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