May 17 2014

Delux Productions en faillite

Published by at 12:23 under Delux

SOURCE: http://www.paperjam.lu

La faillite de la société de production «historique» Delux Productions était inéluctable. Le Tribunal de commerce l’a prononcé ce vendredi après que les tentatives de sauvetage se sont révélées illusoires.

Il a fallu que ça tombe en plein festival de Cannes. La société de production de Jimmy de Brabant, Delux Productions, a été déclarée en faillite ce vendredi par le Tribunal de commerce de Luxembourg, lequel a nommé l’avocate Marguerite Ries comme liquidatrice. La prochaine étape de la procédure interviendra la semaine prochaine. Jimmy de Brabant a rendez-vous avec Me Ries «afin de discuter et d’analyser la situation», explique-t-on de source proche du dossier.

Le patron de Delux, qui a informé vendredi l‘ensemble de ses créanciers, espère que la liquidatrice lui donnera une seconde chance en plaçant sa société en redressement judiciaire, ce qui lui donnera la possibilité de «poursuivre ses démarches durant un certain temps» et trouver les fonds nécessaires pour terminer le film «Sexual Healing», relatant la vie du chanteur de soul américain Marvin Gaye (mort en 1984 de deux balles de revolver). Démarré il y a un an, le tournage avait dû être interrompu au cours de production, faute de financement.

Techniciens non payés depuis plus d’un an

Si la liquidatrice estime qu’il n’y a aucune chance de trouver les fonds (ce à quoi s’acharne depuis des mois Jimmy de Branbant), ni terminer la production et rendre le film «Sexual Healing» exploitable, afin de toucher ainsi de l’argent public de la part du Film Fund, c’est une faillite définitive qui attend Delux. «Il n’y aura pas d’argent public tant que le film ne sera pas terminé et prêt à l’exploitation et que les comptes seront audités», a-t-on fait savoir cette semaine du côté du Film Fund.

Quel que soit le type de faillite, les créanciers de la société de production devront envoyer leur déclaration. De nombreux techniciens attendent depuis plus d’un an d’être payés. Ils s’inquiètent du placement de Delux en liquidation, car cette procédure de faillite va permettre en cas de récupération d’actifs, de payer en priorité les créanciers prioritaires comme le Centre commun de la sécurité sociale, qui est d’ailleurs à l’origine de la faillite. Les techniciens ayant travaillé sur le tournage passeront après, c’est-à-dire qu’ils pourraient bien ne jamais récupérer leur argent.

«Je continuerai à me bagarrer»

Dans un courriel qu’il a adressé à l’équipe de tournage de «Sexual Healing», Jimmy de Brabant affirme qu’il continuera «dans les semaines à venir de (se) bagarrer pour pouvoir terminer ce beau projet et vous permettre à tous de recevoir ce que nous vous devons». «Quoi qu’il advienne», poursuit-il, «je ne pourrai jamais vous remercier suffisamment de votre travail, de votre patience et confiance.»

La disparition de Delux était inéluctable. En février dernier, la société avait fait l’objet d’une saisie sur son matériel à la demande du Centre commun de la sécurité sociale. Les biens, d’abord saisis par huissier, puis vendus aux enchères pour quelque 5.000 euros n’avaient toutefois pas pu couvrir les dettes de la société de production envers la sécurité sociale (130.000 euros, selon les informations de paperJam.lu), ce qui avait obligé l’huissier à engager une procédure de carence.

L’étape suivante a été la faillite qui a été prononcée trois mois plus tard, ce qui est un délai assez exceptionnel. Outre cette dette, Delux doit plus de deux millions d’euros à ses fournisseurs, principalement les techniciens.

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La faillite de la société de production «historique» Delux Productions était inéluctable. Le Tribunal de commerce l’a prononcé ce vendredi après que les tentatives de sauvetage se sont révélées illusoires.

Il a fallu que ça tombe en plein festival de Cannes. La société de production de Jimmy de Brabant, Delux Productions, a été déclarée en faillite ce vendredi par le Tribunal de commerce de Luxembourg, lequel a nommé l’avocate Marguerite Ries comme liquidatrice. La prochaine étape de la procédure interviendra la semaine prochaine. Jimmy de Brabant a rendez-vous avec Me Ries «afin de discuter et d’analyser la situation», explique-t-on de source proche du dossier.

Le patron de Delux, qui a informé vendredi l‘ensemble de ses créanciers, espère que la liquidatrice lui donnera une seconde chance en plaçant sa société en redressement judiciaire, ce qui lui donnera la possibilité de «poursuivre ses démarches durant un certain temps» et trouver les fonds nécessaires pour terminer le film «Sexual Healing», relatant la vie du chanteur de soul américain Marvin Gaye (mort en 1984 de deux balles de revolver). Démarré il y a un an, le tournage avait dû être interrompu au cours de production, faute de financement.

Techniciens non payés depuis plus d’un an

Si la liquidatrice estime qu’il n’y a aucune chance de trouver les fonds (ce à quoi s’acharne depuis des mois Jimmy de Branbant), ni terminer la production et rendre le film «Sexual Healing» exploitable, afin de toucher ainsi de l’argent public de la part du Film Fund, c’est une faillite définitive qui attend Delux. «Il n’y aura pas d’argent public tant que le film ne sera pas terminé et prêt à l’exploitation et que les comptes seront audités», a-t-on fait savoir cette semaine du côté du Film Fund.

Quel que soit le type de faillite, les créanciers de la société de production devront envoyer leur déclaration. De nombreux techniciens attendent depuis plus d’un an d’être payés. Ils s’inquiètent du placement de Delux en liquidation, car cette procédure de faillite va permettre en cas de récupération d’actifs, de payer en priorité les créanciers prioritaires comme le Centre commun de la sécurité sociale, qui est d’ailleurs à l’origine de la faillite. Les techniciens ayant travaillé sur le tournage passeront après, c’est-à-dire qu’ils pourraient bien ne jamais récupérer leur argent.

«Je continuerai à me bagarrer»

Dans un courriel qu’il a adressé à l’équipe de tournage de «Sexual Healing», Jimmy de Brabant affirme qu’il continuera «dans les semaines à venir de (se) bagarrer pour pouvoir terminer ce beau projet et vous permettre à tous de recevoir ce que nous vous devons». «Quoi qu’il advienne», poursuit-il, «je ne pourrai jamais vous remercier suffisamment de votre travail, de votre patience et confiance.»

La disparition de Delux était inéluctable. En février dernier, la société avait fait l’objet d’une saisie sur son matériel à la demande du Centre commun de la sécurité sociale. Les biens, d’abord saisis par huissier, puis vendus aux enchères pour quelque 5.000 euros n’avaient toutefois pas pu couvrir les dettes de la société de production envers la sécurité sociale (130.000 euros, selon les informations de paperJam.lu), ce qui avait obligé l’huissier à engager une procédure de carence.

L’étape suivante a été la faillite qui a été prononcée trois mois plus tard, ce qui est un délai assez exceptionnel. Outre cette dette, Delux doit plus de deux millions d’euros à ses fournisseurs, principalement les techniciens.

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