Nov 10 2012

“House of Boys” : deux garçons amoureux affrontent le sida

Published by at 17:15 under Delux

SOURCE: http://www.lemonde.fr

L’histoire démarre au Luxembourg, se poursuit aux Pays-Bas, mais tout le monde y parle anglais. Le programme Erasmus n’a pourtant pas été lancé au milieu des années 1980, l’époque où se situe le film, mais House of Boys est une co-production internationale. Un “europudding” comme on appelait ces films à l’époque.
C’est sa première faiblesse : les lieux sont interchangeables, sans âme, les personnages aussi. Et si la date de 1984 n’apparaissait pas à l’écran, on n’aurait guère de moyens, pendant les deux tiers du film du moins, de se situer dans le temps. Une voix off annonce que nous sommes dans un conte, ce qui devrait justifier tout ce qui précède.

Seulement le conte en question n’en est pas un : l’histoire est celle de l’émergence de l’épidémie du sida en Europe au milieu des années 1980. Considérer qu’elle a fait des millions de victimes, qu’elle concerne à ce titre chaque individu, est une chose légitime. La traiter à ce titre à travers des personnages et des situations valises en est une autre qui l’est peut-être moins.

Divisé en trois actes, House of Boys suit la trajectoire de Frank, un jeune homosexuel, depuis le moment où il quitte le toit familial jusqu’à la naissance de son amour avec un jeune homme ombrageux qu’il rencontre dans une boîte de strip-tease (la “House of Boys” du titre), et le chemin de croix qu’ils font ensemble lorsque celui-ci se découvre atteint du sida.

Malgré d’évidentes bonnes intentions, l’émotion et le propos politique sont constamment battus en brèche par la volonté de “faire comme si” qui verse dans le kitsch.

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SOURCE: http://www.lemonde.fr

L’histoire démarre au Luxembourg, se poursuit aux Pays-Bas, mais tout le monde y parle anglais. Le programme Erasmus n’a pourtant pas été lancé au milieu des années 1980, l’époque où se situe le film, mais House of Boys est une co-production internationale. Un “europudding” comme on appelait ces films à l’époque.
C’est sa première faiblesse : les lieux sont interchangeables, sans âme, les personnages aussi. Et si la date de 1984 n’apparaissait pas à l’écran, on n’aurait guère de moyens, pendant les deux tiers du film du moins, de se situer dans le temps. Une voix off annonce que nous sommes dans un conte, ce qui devrait justifier tout ce qui précède.

Seulement le conte en question n’en est pas un : l’histoire est celle de l’émergence de l’épidémie du sida en Europe au milieu des années 1980. Considérer qu’elle a fait des millions de victimes, qu’elle concerne à ce titre chaque individu, est une chose légitime. La traiter à ce titre à travers des personnages et des situations valises en est une autre qui l’est peut-être moins.

Divisé en trois actes, House of Boys suit la trajectoire de Frank, un jeune homosexuel, depuis le moment où il quitte le toit familial jusqu’à la naissance de son amour avec un jeune homme ombrageux qu’il rencontre dans une boîte de strip-tease (la “House of Boys” du titre), et le chemin de croix qu’ils font ensemble lorsque celui-ci se découvre atteint du sida.

Malgré d’évidentes bonnes intentions, l’émotion et le propos politique sont constamment battus en brèche par la volonté de “faire comme si” qui verse dans le kitsch.

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