Jan 30 2014

“Heemwéi” est une odyssée

Published by at 10:29 under Feierblumm

SOURCE: http://www.lessentiel.lu

LUXEMBOURG – Sacha Bachim a réalisé «Heemwéi», où deux jeunes Luxembourgeois enrôlés de force désertent la Wehrmacht.

L’essentiel: Comment est née l’idée de «Heemwéi»?

Sacha Bachim (réalisateur): Nous avons lancé ce projet avec l’association Feierblumm, avec laquelle nous faisons des films depuis dix ans. C’est mon deuxième long métrage, et assurément mon projet le plus ambitieux. Nous en avons eu l’idée avec Steve Hoegener, qui joue dans le film et a coécrit le scénario, et Philippe Wirtz. Nous avons fait beaucoup de recherches, nous nous sommes inspirés de témoignages, mais l’histoire est fictive.

Quelles ont été vos sources d’inspiration cinématographiques?

Nous avons bien sûr été influencés par les films de guerre américains, mais également les films européens. Les classiques du genre nous ont inspiré, il y a des références dans le film, mais nous voulions apporter une touche personnelle. Le contexte historique est très luxembourgeois. C’est une odyssée, le parcours de deux jeunes adultes et leurs rencontres.

Le tournage s’est achevé en 2008, et sort aujourd’hui. Un parcours du combattant?

L’odyssée est le thème du film, mais aussi celui de la production! C’est un film indépendant, à petit budget, qui a reçu des soutiens, mais pas d’aides du Film Fund.

Les acteurs ont même accepté de ne pas être payés?

Oui, tout le monde a travaillé comme bénévole, par passion, pour que le film puisse se faire. Mais nous n’avons pas voulu exploiter les techniciens et les acteurs.

Vous avez tourné à la fois au Luxembourg, en France, en Belgique et en Allemagne?

C’était très compliqué. Il a fallu beaucoup de préparations, c’était notre défi le plus important car nous n’avions pas les moyens de créer la plupart des décors. Nous avons ainsi tourné au musée de Konz, en Allemagne, au Fond-de-Gras et dans les tranchées de Schumanns Eck, au Luxembourg.

Le collectif Feierblumm en sort-il grandi?

Absolument, depuis le tournage beaucoup de jeunes sont devenus membres de l’association. Nous avons réalisé depuis une cinquantaine de projets (clips, courts métrages)

Vous avez une activité professionnelle. Comment conciliez-vous les deux?

Le cinéma est ma passion, mais en réalité j’ai deux passions: le cinéma et la psychologie. Je travaille d’ailleurs comme psychologue, et j’ai la chance de pouvoir faire du cinéma à côté.

Entre «D’Fifties» et «Heemwéi», le cinéma luxembourgeois s’intéresse beaucoup à l’histoire du pays…

C’était déjà des thèmes populaires au Luxembourg. Des films sur la Seconde Guerre mondiale ont déjà été faits. Mais ce qui est nouveau, c’est que nous avons raconté cela à travers les yeux d’une génération qui n’a pas vécu cette période, en essayant d’apporter un autre angle de vue, moins affecté par les stéréotypes.

Recueilli par Cédric Botzung

Comments

comments

SOURCE: http://www.lessentiel.lu

LUXEMBOURG – Sacha Bachim a réalisé «Heemwéi», où deux jeunes Luxembourgeois enrôlés de force désertent la Wehrmacht.

L’essentiel: Comment est née l’idée de «Heemwéi»?

Sacha Bachim (réalisateur): Nous avons lancé ce projet avec l’association Feierblumm, avec laquelle nous faisons des films depuis dix ans. C’est mon deuxième long métrage, et assurément mon projet le plus ambitieux. Nous en avons eu l’idée avec Steve Hoegener, qui joue dans le film et a coécrit le scénario, et Philippe Wirtz. Nous avons fait beaucoup de recherches, nous nous sommes inspirés de témoignages, mais l’histoire est fictive.

Quelles ont été vos sources d’inspiration cinématographiques?

Nous avons bien sûr été influencés par les films de guerre américains, mais également les films européens. Les classiques du genre nous ont inspiré, il y a des références dans le film, mais nous voulions apporter une touche personnelle. Le contexte historique est très luxembourgeois. C’est une odyssée, le parcours de deux jeunes adultes et leurs rencontres.

Le tournage s’est achevé en 2008, et sort aujourd’hui. Un parcours du combattant?

L’odyssée est le thème du film, mais aussi celui de la production! C’est un film indépendant, à petit budget, qui a reçu des soutiens, mais pas d’aides du Film Fund.

Les acteurs ont même accepté de ne pas être payés?

Oui, tout le monde a travaillé comme bénévole, par passion, pour que le film puisse se faire. Mais nous n’avons pas voulu exploiter les techniciens et les acteurs.

Vous avez tourné à la fois au Luxembourg, en France, en Belgique et en Allemagne?

C’était très compliqué. Il a fallu beaucoup de préparations, c’était notre défi le plus important car nous n’avions pas les moyens de créer la plupart des décors. Nous avons ainsi tourné au musée de Konz, en Allemagne, au Fond-de-Gras et dans les tranchées de Schumanns Eck, au Luxembourg.

Le collectif Feierblumm en sort-il grandi?

Absolument, depuis le tournage beaucoup de jeunes sont devenus membres de l’association. Nous avons réalisé depuis une cinquantaine de projets (clips, courts métrages)

Vous avez une activité professionnelle. Comment conciliez-vous les deux?

Le cinéma est ma passion, mais en réalité j’ai deux passions: le cinéma et la psychologie. Je travaille d’ailleurs comme psychologue, et j’ai la chance de pouvoir faire du cinéma à côté.

Entre «D’Fifties» et «Heemwéi», le cinéma luxembourgeois s’intéresse beaucoup à l’histoire du pays…

C’était déjà des thèmes populaires au Luxembourg. Des films sur la Seconde Guerre mondiale ont déjà été faits. Mais ce qui est nouveau, c’est que nous avons raconté cela à travers les yeux d’une génération qui n’a pas vécu cette période, en essayant d’apporter un autre angle de vue, moins affecté par les stéréotypes.

Recueilli par Cédric Botzung

Comments

comments

No responses yet

Comments are closed at this time.

Trackback URI |