Nov 26 2006
CINENYGMA: The End ?!
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Prophets go unrecognised in their own country
As we announced at the closing ceremony of the 10th Cinénygma Luxembourg
International Film Festival, the management board of Cinénygma asbl has decided that
this year’s festival is the last it will organise under its current structure.
Cinénygma asbl will continue to operate and may eventually decide to launch other
projects.
http://www.cinenygma.lu/news_files/press_release_CINENYGMA_101106.pdf
Conférence de presse Cinénygma a.s.b.l. du 24.11.2004
Après presque 10 ans de festival Cinénygma, et de Nuits du Film Fantastique, nous
voudrions tout d’abord, avant de renter dans le vif du sujet de cette conférence de presse,
remercier chaleureusement le Fonspa, l’Utopia SA, les P&T et PricewaterhouseCoopers
pour leur soutien financier et moral, ainsi que tous les autres sponsors et les bénévoles, sans
lesquels cette aventure n’aurait jamais pu voir le jour.
La convention qui nous lie au Ministère d’Etat par le biais du Fonspa prendra fin après 4
ans ce 31 décembre 2004. En date du 28 janvier de cette année, il nous a donc semblé
urgent, bien avant la dernière édition du festival qui s’est déroulé du 28 mars au 2 avril
2004, de contacter le Fonds National de Soutien à la Production Audiovisuelle. Un premier
rendez-vous a donc eu lieu le 18 février 2004 avec le Fonspa afin de se mettre d’accord sur
une nouvelle orientation possible que pourrait prendre un festival de films international à
Luxembourg. Après l’édition du festival Cinénygma 2004, un avant-projet de nouveau
festival, intégrant le « Lëtzebuerger Filmpraïs » comme souhaité par l’ancien
gouvernement, a donc été introduit au FONSPA. Une nouvelle réunion avec les
responsables du Fonds s’ensuivit le 29 juin et, suivant leurs recommandations et après
avoir attendu la fin des élections, nous avons alors déposé, le 23 juillet, un dossier de
présentation pour un nouveau festival de films au Grand-Duché.
Nous voudrions maintenant vous soumettre quelques grandes lignes de ce dossier :
L’orientation du festival aurait été faite en fonction du trend des films de l’année en tenant
compte de négociations éventuelles effectuées par l’Etat avec un pays particulier dans le
secteur audiovisuel. Les films n´auraient donc plus été choisis en fonction d’un genre, mais
répartis en véritables sections distinctes. Les deux grandes orientations fantastiques
subsistantes auraient été la compétition du Méliès d’Argent et la Nuit du Film Fantastique.
Mais comme vous le savez, pour réaliser un festival de cinéma il est nécessaire de choisir et
de négocier les droits des films que les organisateurs souhaitent projeter. Pour y parvenir, il
est impératif de se rendre dans différents marchés de films, Berlin, Cannes, ainsi que dans
d’autres festivals de cinéma. Cette démarche demande certains moyens financiers, mais est
doublement intéressante puisqu’elle permet aux représentants du Festival de Luxembourg
de promouvoir par la même occasion le secteur audiovisuel luxembourgeois par le biais de
networking, distribution de matériel promotionnel, etc …
D’où le 2ème point important de notre projet qui était d’assurer la promotion du secteur
audiovisuel luxembourgeois.
Pour y parvenir, il nous a semblé capital de créer de véritables synergies entre les
professionnels de l’audiovisuel implantés au Luxembourg.
Une des idées aurait été de créer des tables rondes à thèmes, des conférences, etc… avec les
associations de professionnels du secteur audiovisuel luxembourgeois ainsi qu’avec les
invités du festival et le public. Suite aux discussions menées avec les différents acteurs de
ce secteur au Grand-Duché, STRATEGICS, l’ATAC, l’ULPA, LARS, le CNA et le Media
Desk Luxembourg, une réelle volonté de développer une synergie entre ces associations a
pu être détectée.
Enfin, le dernier point important aurait été Luxembourg 2007. Nous avions proposé en
collaboration avec le groupement des festivals de la Grande Région et la Cinémathèque
Municipale de la Ville de Luxembourg de participer au projet “Festival du réel” en mettant
à disposition l’infrastructure du festival en 2007. Malheureusement, la deadline pour ce
projet était fixée au 1er novembre 2004.
Au niveau du financement de notre projet, le soutien demandé au gouvernement
luxembourgeois se portait sur un total de 145.600.- Euro (le montant global du budget étant
estimé à 530.000.- Euro par an). Pour vous donner deux exemples le festival de Porto, le
Fantasporto a un budget annuel de +/- 800.000 Euros et le Fantastique de Bruxelles se
trouve aux alentours de 1,4 millions d’Euros. De par notre expérience dans le domaine de
l’organisation évènementielle, nous avons la certitude qu’il s’agit du minimum viable pour
mettre en place et assurer au Grand-Duché de Luxembourg, le bon fonctionnement de ce
type de projet. Il s’agissait toutefois d’un montant sans le Lëtzebuerger Filmpraïs. A titre
d’information, le coût du Lëtzebuerger Filmpraïs 2003, (et il ne s’agissait là que d’une seule
soirée), s’est élevé à environ 100 000 euros.
Pour votre information, et ce n’est un secret pour personne, nous souhaiterions vous
donner quelques explications supplémentaires par le biais d´un rapide récapitulatif de
notre situation financière et sociale :
En 2002 et 2003, le montant de notre convention avec l’Etat s’élevait à 61.975 Euros par an
pour un budget global de 372.356,75 € en 2002 et 401.524,13 € en 2003 (dont 73.819,35
uniquement pour la Cérémonie du Méliès d’Or). A cette époque encore, une seule personne
était employée à plein temps pour le festival. Déjà en 2003 il paraissait évident que la
situation n’était plus viable. A Cannes 2003 des discussions ont donc été entamées avec
Monsieur le Ministre Biltgen pour trouver une solution à ce problème. Une mise au travail
d’un chômeur indemnisé nous a été proposée jusqu’au 31 décembre 2004.
Ainsi le montant accordé en 2004 avec la mise au travail s´élevait à 101.445,64 € (67.939 €
convention et 33.506,64 par l’ADEM) pour un budget global de 418.715,56 €.
Nous sommes comme vous le savez aujourd’hui le 24 novembre et après une lettre de rappel
en date du 12 octobre avec un récapitulatif de la situation qui a été envoyée à Messieurs les
Ministres Schiltz, délégué aux communications et Biltgen, ministre de la Culture, une
réponse nous a été donnée pas plus tard qu’hier après-midi.
Nous savons maintenant que le montant de 145.600 Euros demandé pour le projet d’un
nouveau festival n’est actuellement pas accepté par le gouvernement, ce que nous
respectons tout à fait dans la mesure ou le budget du FONSPA a été réduit cette année et
que par ailleurs, ce budget est là pour soutenir avant tout la production audiovisuelle.
Le subside qui nous est finalement accordé pour l’année 2005 est de l’ordre de 80.000
euros , si naturellement le budget global 2005 de l’Etat est voté par la chambre des députés.
Soit une augmentation de presque 20.000 Euros par rapport au budget 2003.
En comparaison avec le budget 2004 il y a pas une régression au niveau de la convention,
mais au niveau du montant global (convention et ADEM).
Que pouvons-nous maintenant envisager pour 2005 ?
Vu la réponse tardive du FONSPA, le festival Cinénygma ne pourra plus avoir lieu comme
traditionnellement en mars/avril, une date vous sera communiquée dans les meilleurs
délais. Cela posera de nouveaux problèmes comme notamment celui de devoir renoncer à
notre collaboration avec le Festival du Film Fantastique de Bruxelles.
Nous sommes évidemment déçus que le projet que nous avions déposé n’ait pas été retenu
actuellement mais nous remercions tout de même chaleureusement le Fonspa et le
gouvernement luxembourgeois pour leurs efforts financiers dans ces temps difficiles et ce,
afin que le festival Cinénygma puisse se poursuivre.
Concrètement nous pouvons aussi poursuivre en serrant nos ceintures, nos travaux
entamés à deux personnes rémunérées par Cinénygma a.s.b.l., en tant que seul représentant
luxembourgeois au sein de la Coordination Européenne des Festivals de Cinéma pour le
programme Europe en courts IX fantastique que nous dirigerons jusqu´en 2007, qui
d’ailleurs est déjà “fully booked” jusqu’à la fin 2005, ainsi que la vice présidence et le 2e
secrétariat de la Fédération Européenne des Festivals de Films Fantastiques. Mais cela
restera un tour de force à réaliser à coté de l´organisation du festival Cinénygma. Cela
signifie également que nous n’aurons ni le temps ni les effectifs pour mettre sur pieds
d´autres projets.
De même, il est clair qu´une participation au projet Luxembourg 2007 ne pourra plus avoir
lieu, d´autant plus que la deadline pour les demandes de soutiens était fixée comme vous le
savez au 1er novembre 2004.
Toutefois, la condition du gouvernement à cette augmentation est que le festival se charge
aussi d’organiser dès la prochaine édition du festival, une « semaine du film
luxembourgeois », laquelle verra sans doute le jour sous la forme d’une section « films
luxembourgeois » pendant la durée du festival.
Enfin, le gouvernement nous a également proposé de procéder à des mises au travail
temporaires afin que quelques personnes puissent venir renforcer l’effectif de Cinénygma
pendant la période de préparatifs intenses qui précède le festival.
Ajoutons enfin que cette nouvelle aide de l’Etat ne donnera plus lieu à une convention
pluriannuelle, mais que l’année 2005 sera à considérer comme une année transitoire et que,
sur proposition des ministres eux-mêmes, de nouvelles négociations seront à mener dès
l’année prochaine concernant le festival 2006.
L’argent investi par l’Etat dans ce festival depuis 4 ans ne l’a donc pas été en vain.
Comment imaginer d’ailleurs que ce festival ne puisse pas continuer à se développer et à
faire parler du Luxembourg bien au-delà de la Moselle et de la Sûre, et pourquoi pas jusque
sur les collines d’Hollywood ? Certes, cette image peut paraître exagérée, mais permettez-
moi tout de même de vous rappeler brièvement quelques chiffres : en 10 ans d’existence,
notre petit festival a eu l’occasion de vous présenter 270 longs métrages, 150 courts
métrages, et 250 invités dont des noms prestigieux tels que Dario Argento, Terry Gilliam,
Ron Perlman, Patrick Swayze, Udo Kier, Freddy Prince jr ou encore Shinja Tsukamoto se
sont déplacés, parfois effectivement depuis Hollywood, pour venir nous rendre visite ?
En 10 ans le festival a présenté 31 productions ou co-productions luxembourgeoises. En 10
ans enfin, ce sont plus de 60 000 spectateurs qui se sont déplacés pour voir des films
présentés dans le cadre de notre programme.
Est-ce que tout cela ne doit rester que des chiffres ?
Difficile à croire, lorsqu’on écoute les gens autour de nous, et notamment nos 2 sponsors
financiers principaux, Les P&T et PricewaterhouseCoopers qui nous incitent aujourd’hui
plus que jamais à ne pas quitter la barre du navire.
Vous le savez tous, notre moteur n’a jamais été la gloire ou la fortune mais tout simplement
l’envie de créer un événement culturel durable, plaisant et respecté autour d’une passion
commune pour le cinéma. C’est en tous cas ce que nous avons essayé de faire au cours de
cette dernière décennie et que nous essayerons de faire encore aussi longtemps que
possible.
Pour terminer, je voudrais juste vous exprimer une conviction qui est la nôtre : aucun
festival ne s’est fait du jour au lendemain. Mais surtout, aucun festival ne s’est fait sans
argent.
Pour atteindre une certaine renommée et avoir de bonnes retombées médiatiques, un
festival doit pouvoir se payer des invités de grand renom ; des stars, appelons-les comme
çà, qui coûtent cher, très cher même…
Alors ne soyons pas idéalistes ! Un festival qui peut se payer le luxe d’inviter des stars est
un festival dont on parlera dans la presse et à la télévision. Un festival dont on parlera
dans la presse et à la télévision est un festival qui attirera davantage les distributeurs et
pourra obtenir plus facilement les droits pour présenter des films très attendus. Un festival
qui pourra présenter des films très attendus est un festival qui attirera énormément de
spectateurs et donc plus d’invités, et donc plus de films, …etc.
Aujourd’hui nous sommes prêt à continuer à nous battre pour que notre festival, Votre
festival, continue, mais pas à n’importe quel prix.
La fin justifie les moyens, et nous avons réellement besoin de moyens.
Voilà pourquoi l’année 2005 sera sans doute une année transitoire, une année charnière
peut-être entre le festival tel que vous l’avez connu ces dernières années et celui qu’il
deviendra peut-être demain.
Pour finir la promesse de ne pas laisser mourir le festival Cinénygma a été tenue.
Team Cinénygma
Présents: Romain Roll, Stéphane Caboche, Duncan Roberts et Solveig Harper
Comments
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Prophets go unrecognised in their own country
As we announced at the closing ceremony of the 10th Cinénygma Luxembourg
International Film Festival, the management board of Cinénygma asbl has decided that
this year’s festival is the last it will organise under its current structure.
Cinénygma asbl will continue to operate and may eventually decide to launch other
projects.
http://www.cinenygma.lu/news_files/press_release_CINENYGMA_101106.pdf
Conférence de presse Cinénygma a.s.b.l. du 24.11.2004
Après presque 10 ans de festival Cinénygma, et de Nuits du Film Fantastique, nous
voudrions tout d’abord, avant de renter dans le vif du sujet de cette conférence de presse,
remercier chaleureusement le Fonspa, l’Utopia SA, les P&T et PricewaterhouseCoopers
pour leur soutien financier et moral, ainsi que tous les autres sponsors et les bénévoles, sans
lesquels cette aventure n’aurait jamais pu voir le jour.
La convention qui nous lie au Ministère d’Etat par le biais du Fonspa prendra fin après 4
ans ce 31 décembre 2004. En date du 28 janvier de cette année, il nous a donc semblé
urgent, bien avant la dernière édition du festival qui s’est déroulé du 28 mars au 2 avril
2004, de contacter le Fonds National de Soutien à la Production Audiovisuelle. Un premier
rendez-vous a donc eu lieu le 18 février 2004 avec le Fonspa afin de se mettre d’accord sur
une nouvelle orientation possible que pourrait prendre un festival de films international à
Luxembourg. Après l’édition du festival Cinénygma 2004, un avant-projet de nouveau
festival, intégrant le « Lëtzebuerger Filmpraïs » comme souhaité par l’ancien
gouvernement, a donc été introduit au FONSPA. Une nouvelle réunion avec les
responsables du Fonds s’ensuivit le 29 juin et, suivant leurs recommandations et après
avoir attendu la fin des élections, nous avons alors déposé, le 23 juillet, un dossier de
présentation pour un nouveau festival de films au Grand-Duché.
Nous voudrions maintenant vous soumettre quelques grandes lignes de ce dossier :
L’orientation du festival aurait été faite en fonction du trend des films de l’année en tenant
compte de négociations éventuelles effectuées par l’Etat avec un pays particulier dans le
secteur audiovisuel. Les films n´auraient donc plus été choisis en fonction d’un genre, mais
répartis en véritables sections distinctes. Les deux grandes orientations fantastiques
subsistantes auraient été la compétition du Méliès d’Argent et la Nuit du Film Fantastique.
Mais comme vous le savez, pour réaliser un festival de cinéma il est nécessaire de choisir et
de négocier les droits des films que les organisateurs souhaitent projeter. Pour y parvenir, il
est impératif de se rendre dans différents marchés de films, Berlin, Cannes, ainsi que dans
d’autres festivals de cinéma. Cette démarche demande certains moyens financiers, mais est
doublement intéressante puisqu’elle permet aux représentants du Festival de Luxembourg
de promouvoir par la même occasion le secteur audiovisuel luxembourgeois par le biais de
networking, distribution de matériel promotionnel, etc …
D’où le 2ème point important de notre projet qui était d’assurer la promotion du secteur
audiovisuel luxembourgeois.
Pour y parvenir, il nous a semblé capital de créer de véritables synergies entre les
professionnels de l’audiovisuel implantés au Luxembourg.
Une des idées aurait été de créer des tables rondes à thèmes, des conférences, etc… avec les
associations de professionnels du secteur audiovisuel luxembourgeois ainsi qu’avec les
invités du festival et le public. Suite aux discussions menées avec les différents acteurs de
ce secteur au Grand-Duché, STRATEGICS, l’ATAC, l’ULPA, LARS, le CNA et le Media
Desk Luxembourg, une réelle volonté de développer une synergie entre ces associations a
pu être détectée.
Enfin, le dernier point important aurait été Luxembourg 2007. Nous avions proposé en
collaboration avec le groupement des festivals de la Grande Région et la Cinémathèque
Municipale de la Ville de Luxembourg de participer au projet “Festival du réel” en mettant
à disposition l’infrastructure du festival en 2007. Malheureusement, la deadline pour ce
projet était fixée au 1er novembre 2004.
Au niveau du financement de notre projet, le soutien demandé au gouvernement
luxembourgeois se portait sur un total de 145.600.- Euro (le montant global du budget étant
estimé à 530.000.- Euro par an). Pour vous donner deux exemples le festival de Porto, le
Fantasporto a un budget annuel de +/- 800.000 Euros et le Fantastique de Bruxelles se
trouve aux alentours de 1,4 millions d’Euros. De par notre expérience dans le domaine de
l’organisation évènementielle, nous avons la certitude qu’il s’agit du minimum viable pour
mettre en place et assurer au Grand-Duché de Luxembourg, le bon fonctionnement de ce
type de projet. Il s’agissait toutefois d’un montant sans le Lëtzebuerger Filmpraïs. A titre
d’information, le coût du Lëtzebuerger Filmpraïs 2003, (et il ne s’agissait là que d’une seule
soirée), s’est élevé à environ 100 000 euros.
Pour votre information, et ce n’est un secret pour personne, nous souhaiterions vous
donner quelques explications supplémentaires par le biais d´un rapide récapitulatif de
notre situation financière et sociale :
En 2002 et 2003, le montant de notre convention avec l’Etat s’élevait à 61.975 Euros par an
pour un budget global de 372.356,75 € en 2002 et 401.524,13 € en 2003 (dont 73.819,35
uniquement pour la Cérémonie du Méliès d’Or). A cette époque encore, une seule personne
était employée à plein temps pour le festival. Déjà en 2003 il paraissait évident que la
situation n’était plus viable. A Cannes 2003 des discussions ont donc été entamées avec
Monsieur le Ministre Biltgen pour trouver une solution à ce problème. Une mise au travail
d’un chômeur indemnisé nous a été proposée jusqu’au 31 décembre 2004.
Ainsi le montant accordé en 2004 avec la mise au travail s´élevait à 101.445,64 € (67.939 €
convention et 33.506,64 par l’ADEM) pour un budget global de 418.715,56 €.
Nous sommes comme vous le savez aujourd’hui le 24 novembre et après une lettre de rappel
en date du 12 octobre avec un récapitulatif de la situation qui a été envoyée à Messieurs les
Ministres Schiltz, délégué aux communications et Biltgen, ministre de la Culture, une
réponse nous a été donnée pas plus tard qu’hier après-midi.
Nous savons maintenant que le montant de 145.600 Euros demandé pour le projet d’un
nouveau festival n’est actuellement pas accepté par le gouvernement, ce que nous
respectons tout à fait dans la mesure ou le budget du FONSPA a été réduit cette année et
que par ailleurs, ce budget est là pour soutenir avant tout la production audiovisuelle.
Le subside qui nous est finalement accordé pour l’année 2005 est de l’ordre de 80.000
euros , si naturellement le budget global 2005 de l’Etat est voté par la chambre des députés.
Soit une augmentation de presque 20.000 Euros par rapport au budget 2003.
En comparaison avec le budget 2004 il y a pas une régression au niveau de la convention,
mais au niveau du montant global (convention et ADEM).
Que pouvons-nous maintenant envisager pour 2005 ?
Vu la réponse tardive du FONSPA, le festival Cinénygma ne pourra plus avoir lieu comme
traditionnellement en mars/avril, une date vous sera communiquée dans les meilleurs
délais. Cela posera de nouveaux problèmes comme notamment celui de devoir renoncer à
notre collaboration avec le Festival du Film Fantastique de Bruxelles.
Nous sommes évidemment déçus que le projet que nous avions déposé n’ait pas été retenu
actuellement mais nous remercions tout de même chaleureusement le Fonspa et le
gouvernement luxembourgeois pour leurs efforts financiers dans ces temps difficiles et ce,
afin que le festival Cinénygma puisse se poursuivre.
Concrètement nous pouvons aussi poursuivre en serrant nos ceintures, nos travaux
entamés à deux personnes rémunérées par Cinénygma a.s.b.l., en tant que seul représentant
luxembourgeois au sein de la Coordination Européenne des Festivals de Cinéma pour le
programme Europe en courts IX fantastique que nous dirigerons jusqu´en 2007, qui
d’ailleurs est déjà “fully booked” jusqu’à la fin 2005, ainsi que la vice présidence et le 2e
secrétariat de la Fédération Européenne des Festivals de Films Fantastiques. Mais cela
restera un tour de force à réaliser à coté de l´organisation du festival Cinénygma. Cela
signifie également que nous n’aurons ni le temps ni les effectifs pour mettre sur pieds
d´autres projets.
De même, il est clair qu´une participation au projet Luxembourg 2007 ne pourra plus avoir
lieu, d´autant plus que la deadline pour les demandes de soutiens était fixée comme vous le
savez au 1er novembre 2004.
Toutefois, la condition du gouvernement à cette augmentation est que le festival se charge
aussi d’organiser dès la prochaine édition du festival, une « semaine du film
luxembourgeois », laquelle verra sans doute le jour sous la forme d’une section « films
luxembourgeois » pendant la durée du festival.
Enfin, le gouvernement nous a également proposé de procéder à des mises au travail
temporaires afin que quelques personnes puissent venir renforcer l’effectif de Cinénygma
pendant la période de préparatifs intenses qui précède le festival.
Ajoutons enfin que cette nouvelle aide de l’Etat ne donnera plus lieu à une convention
pluriannuelle, mais que l’année 2005 sera à considérer comme une année transitoire et que,
sur proposition des ministres eux-mêmes, de nouvelles négociations seront à mener dès
l’année prochaine concernant le festival 2006.
L’argent investi par l’Etat dans ce festival depuis 4 ans ne l’a donc pas été en vain.
Comment imaginer d’ailleurs que ce festival ne puisse pas continuer à se développer et à
faire parler du Luxembourg bien au-delà de la Moselle et de la Sûre, et pourquoi pas jusque
sur les collines d’Hollywood ? Certes, cette image peut paraître exagérée, mais permettez-
moi tout de même de vous rappeler brièvement quelques chiffres : en 10 ans d’existence,
notre petit festival a eu l’occasion de vous présenter 270 longs métrages, 150 courts
métrages, et 250 invités dont des noms prestigieux tels que Dario Argento, Terry Gilliam,
Ron Perlman, Patrick Swayze, Udo Kier, Freddy Prince jr ou encore Shinja Tsukamoto se
sont déplacés, parfois effectivement depuis Hollywood, pour venir nous rendre visite ?
En 10 ans le festival a présenté 31 productions ou co-productions luxembourgeoises. En 10
ans enfin, ce sont plus de 60 000 spectateurs qui se sont déplacés pour voir des films
présentés dans le cadre de notre programme.
Est-ce que tout cela ne doit rester que des chiffres ?
Difficile à croire, lorsqu’on écoute les gens autour de nous, et notamment nos 2 sponsors
financiers principaux, Les P&T et PricewaterhouseCoopers qui nous incitent aujourd’hui
plus que jamais à ne pas quitter la barre du navire.
Vous le savez tous, notre moteur n’a jamais été la gloire ou la fortune mais tout simplement
l’envie de créer un événement culturel durable, plaisant et respecté autour d’une passion
commune pour le cinéma. C’est en tous cas ce que nous avons essayé de faire au cours de
cette dernière décennie et que nous essayerons de faire encore aussi longtemps que
possible.
Pour terminer, je voudrais juste vous exprimer une conviction qui est la nôtre : aucun
festival ne s’est fait du jour au lendemain. Mais surtout, aucun festival ne s’est fait sans
argent.
Pour atteindre une certaine renommée et avoir de bonnes retombées médiatiques, un
festival doit pouvoir se payer des invités de grand renom ; des stars, appelons-les comme
çà, qui coûtent cher, très cher même…
Alors ne soyons pas idéalistes ! Un festival qui peut se payer le luxe d’inviter des stars est
un festival dont on parlera dans la presse et à la télévision. Un festival dont on parlera
dans la presse et à la télévision est un festival qui attirera davantage les distributeurs et
pourra obtenir plus facilement les droits pour présenter des films très attendus. Un festival
qui pourra présenter des films très attendus est un festival qui attirera énormément de
spectateurs et donc plus d’invités, et donc plus de films, …etc.
Aujourd’hui nous sommes prêt à continuer à nous battre pour que notre festival, Votre
festival, continue, mais pas à n’importe quel prix.
La fin justifie les moyens, et nous avons réellement besoin de moyens.
Voilà pourquoi l’année 2005 sera sans doute une année transitoire, une année charnière
peut-être entre le festival tel que vous l’avez connu ces dernières années et celui qu’il
deviendra peut-être demain.
Pour finir la promesse de ne pas laisser mourir le festival Cinénygma a été tenue.
Team Cinénygma
Présents: Romain Roll, Stéphane Caboche, Duncan Roberts et Solveig Harper


Luxembourg wiped off the European festival map
After a very successful 10th edition that ended on October 28, the Cinénygma Luxembourg International Film Festival has announced that it will no longer organise festivals “under its current structure”. The news comes as a serious blow, as it was the only opportunity in the region to view films on the big screen that did not have a distributor. It also removes Luxembourg from the European festival map, as Cinénygma represented the Grand Duchy at the Coordination of European Film Festivals and at the European Federation of Fantastic Film Festivals (where it was vice-president).
The organisers’ international contacts further allowed Luxembourg to be represented in various other European programmes and allowed international exposure of local talent: thanks to a screening at the festival, Beryl Koltz’s Luxembourg short Starfly won the Méliès d’Or for the best European fantastic short film.
There are two related reasons for the end of Cinénygma: funding problems and the imminent arrival of a rival festival that is part of the 2007 Luxembourg Culture Capital of Europe celebrations. Cinénygma has always been dependent on the Film Fund Luxembourg for an important part of its budget, which was never increased over the years (neither was the Fund’s own budget by the state, despite tireless lobbying). As a result, Cinénygma has had to downsize as costs increased.
With regards to the arrival of a new festival, the organisers of Cinénygma stated: “We deplore the fact that the City of Luxembourg and Luxembourg 2007 prefer to support a new festival, which is […] purchased from outside Luxembourg […] for the impressive sum of €500,000 – the new festival’s budget before taking into account private sponsorship. […] It also become[s] clear that private sponsorship of the Luxembourg 2007 programme would have made it impossible for Cinénygma to find new sponsors for the next festival”. As a festival specialised in horror and anything fantastic, death has often been on its menu, but never has its own situation looked so grim.
schued. d’ass e festival deen d’letzeboier kinos kultur e gudd steck mi breed gemaach hued. mee e festival dee menger mehnung no emmer falsch verstaanen a falsch kategoriseiert gin ass. et ass en nichen-festival, e festival vum genre-kino – e kino deen dei meeschten leit leider net interesseiert. an doweinst hued et mech emmer e bessien gesteiert dat de festival sou grouss opgezun war, den utopolis matt sengen groussen gala ouverture an cloture zeremonien hued de festival wei DEN letzeboier international film festival schlechthin ausgesin gedo. wat e io wierklech ni war en nie si sollt. kee wonner dat d’leit genervt waren an sech iwert dei schlecht programmatioun opgereegt hun… et ass einfach en nichen-festival an hätt besser an e kinosch oder sou gepasst. wann een net emmer just sou grouss giff denken…
ech hoffen dat e bleiwt, och wann en dann eben mei kleng ass. dat geif em souwisou besser bekommen