Dec 04 2007

CNA Ouverture

Published by at 12:09 under Misc. Luxembourg

Desen Freideg, den 7 Dezember, ass d’Ouverture vum neien CNA. An deem Cader ass am Paperjam en Artikel iwwer den Jean Back, Direkter vum CNA, ze liesen.

jean back
Près de 20 ans après sa création, le Centre National de l’Audiovisuel (CNA) s’apprête à intégrer des locaux enfin adaptés à ses missions, dont la principale vise la sauvegarde et la mise en valeur de la mémoire collective du Luxembourg.
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Desen Freideg, den 7 Dezember, ass d’Ouverture vum neien CNA. An deem Cader ass am Paperjam en Artikel iwwer den Jean Back, Direkter vum CNA, ze liesen.

jean back
Près de 20 ans après sa création, le Centre National de l’Audiovisuel (CNA) s’apprête à intégrer des locaux enfin adaptés à ses missions, dont la principale vise la sauvegarde et la mise en valeur de la mémoire collective du Luxembourg.
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One Response to “CNA Ouverture”

  1. filmreakteron 04 Dec 2007 at 12:09

    http://www.paperjam.lu
    Par Frédérique Moser, publié le 16.11.2007

    Près de 20 ans après sa création, le Centre National de l’Audiovisuel (CNA) s’apprête à intégrer des locaux enfin adaptés à ses missions, dont la principale vise la sauvegarde et la mise en valeur de la mémoire collective du Luxembourg.

    La date, cette fois, ne devrait plus être reculée. Le 7 décembre aura lieu, à Dudelange, l’inauguration du nouveau bâtiment du CNA. Un lieu de mixité et d’échanges, tourné vers le grand public, et qui accueillera, en bon voisinage et en toute complémentarité, un Centre culturel régional et son école de musique.

    Le bâtiment de 10.000 m2, que l’on doit à l’archi-tecte Paul Bretz, comprend notamment une salle de concert de 400 places et deux salles de cinéma, dont l’une de 180 places. Une médiathèque et une galerie d’art sont également prévues.

    Pour l’équipe du CNA, qui s’apprête à quitter les locaux obsolètes du Pensionnat de la Doctrine chrétienne, le compte à rebours peut enfin commencer. L’impatience monte. A quelques semaines de l’ouverture officielle, alors que les ouvriers s’activent aux quatre coins de l’immense chantier – qui semble ne pas vouloir se terminer – paperJam a rencontré le directeur «historique», Jean Back. Enthousiaste et con-fiant. Presque zen.
    Monsieur Back, l’ouverture du nouveau bâtiment du CNA se profile enfin, plus de onze ans après la décision de principe (1996), six ans après le vote de la loi (2001) et deux ans après la date initialement prévue. Quelles difficultés ce retard a-t-il engendrées pour l’institution?

    «Il a d’abord créé une grande déception, bien sûr. Mais ce n’est pas le plus important. La difficulté était de devoir continuer à tra-vailler, au fur et à mesure de notre déploiement, sur un site de moins en moins adapté à notre travail. Devoir continuer encore un an, deux ans de plus, c’était vraiment le grand problème.

    Les stages «tout public» ont, ainsi, été abandonnés en 1999, en raison de difficultés d’encadrement. A un certain moment, les acti-vités de production, d’archivage ou d’exposition, nous demandaient tellement d’efforts nouveaux que nous avons dû laisser ces sta-ges de côté.
    Quelles possibilités de développement vous sont offertes par ces nouvelles infrastructures?

    «En premier lieu, je compte relancer ces stages, dès que nous aurons atteint la vitesse de croisière. Le premier d’entre eux est prévu l’année prochaine, même si la date n’est pas encore fixée. D’une façon plus générale, ces bâtiments nous permettent une grande ouverture sur le public, un contact permanent avec lui, dans les parties publiques.

    Sur le plan pratique, les locaux et équipements techniques vont nous permettre de -réaliser des traitements beaucoup plus profes-sionnels et mieux adaptés pour la production et la restauration des films.

    Mais, en même temps, et cela est important, il y aura une mise à disposition beaucoup plus rapide des trésors dont nous disposons – films, sons ou photos – grâce à la robotisation. Le projet de la numérisation parallèle a permis de digitaliser tout notre fonds, ce qui permettra un accès immédiat aux archives. Accès immédiat veut dire mise à disposition directe, à la demande, mais aussi vente. Vous voyez l’importance… D’autant que le CNA est en gestion séparée. Cela augmentera nettement nos performances. C’est la grande nouveauté aussi.
    Comment appréhendez-vous ce contact inédit avec le grand public?

    «C’est la grande inconnue. Nous l’attendons avec impatience. Dès le départ, nous avons voulu mettre un très fort accent sur l’accueil. Je connais, par expérience, l’importance de ce facteur. Dans tous les musées que j’ai visités à travers le monde, ce qui m’a frappé en premier, c’est l’accueil. S’il est mauvais – ce qui arrive hélas souvent – je pénètre avec un sentiment négatif dans les espaces d’exposition. S’il est bon et professionnel, j’ai une tout autre approche de ce que je vais découvrir. Qu’importe ce que je vais décou-vrir, mon sentiment sera différent.

    C’est donc pour cela que j’ai insisté sur l’accueil – que j’ai donné en soumission, ouverte, le 25 octobre – pour qu’il offre une qualité optimale, du matin au soir. Il y aura également de la forma-tion, car je tiens beaucoup à un accueil «top» professionnel, tant dans la partie CNA que dans celle qui accueille l’école régionale de musique et la salle de concert.
    Vous avez donc la latitude de prendre une telle décision, dans un bâtiment que le CNA partage avec la commune de Dude-lange?

    «Nous avons divisé la tâche. La commune est responsable pour la conciergerie et le nettoyage, j’ai en charge l’accueil. Je garde cela pour moi.
    Comment sont formalisées vos relations avec la commune?

    «Par le biais d’une convention, qui règle notamment les aspects financiers, la gestion des espaces communs et les charges afférentes. Il existe une clé de répartition, qui est de l’ordre de 62,43% pour le CNA et de 37,57% pour la Ville de Dudelange. Cette clé est calculée au prorata des volumes occupés.

    Les rapports entre la commune, d’une part, et l’Etat et le CNA d’autre part, sont réglés en même temps à travers des comités mixtes de gestion que j’ai tenu à mettre en place dès le départ. Tous les problèmes communs entre la Ville et l’Etat y sont discu-tés. C’est pour cela que ça marche pas mal, il y a un contact permanent… Ça progresse sans heurts. Je ne dirais pas de façon harmonieuse, mais de manière pratique, pragmatique.
    Le coût total de ce projet s’élève à 39 millions d’euros. Peut-on parler d’un budget modeste, au regard des enveloppes attri-buées à d’autres institutions culturelles?

    «On ne peut pas comparer notre bâtiment avec la Philharmonie ou le musée Pei! Ici, s’est d’abord opéré un choix de matières. C’est un bâtiment très brut, très simple. «Sans chichis», comme l’a écrit Josée Hansen dans le Land. Il est monolithique, travaillé avec le bé-ton brut, le bois et le verre. Ce qui fait le coût du bâtiment est donc aussi sa technicité, qui est de très haut niveau.

    Mais cela n’empêche que, d’un point de vue architectural, le bâtiment est terriblement élégant, très sobre… Il repose sur une inter-rogation de départ: quelle image donner au CNA? En fait, c’est un bâtiment qui se tient en retrait et met en avant le riche coloris de ce qu’il abrite en son sein… J’ai mis du temps à le comprendre, à l’avaler, mais j’ai compris l’idée. Aujourd’hui, je suis plus qu’enchanté: je suis passionné par ce bâtiment qui nous ouvre de belles perspectives.
    La dotation budgétaire a-t-elle progressé au même rythme que les ambitions du CNA?

    «Oui, parfaitement. Nous bénéficions d’une dotation de 3,6 millions d’euros pour l’année prochaine, alors que nous étions à 2,98 millions en 2007. C’est tout vous dire! Mais il faut aussi tenir compte du fait que nous sommes en gestion séparée…
    Justement, ce statut vous convient-il? La formule d’un établissement public ne vous siérait-elle pas mieux?

    «A un moment donné, notamment lors des débats préalables à la loi de 2004 sur les institutions culturelles, la question se posait. Sur la table, il y avait la formule d’établissement public – j’y étais également ouvert – ou celle-ci. C’était une autre manière de devenir autonome, sous le contrôle du ministre de tutelle, bien sûr, mais qui nous permettait de garder l’argent. Ce qui n’est pas dépensé est reporté sur l’exercice suivant.

    Un autre avantage du statut de Service d’Etat à Gestion Séparée (SEGS) est que nous pouvons conserver les recettes provenant des ventes de nos produits et les réinvestir. C’est une formule intéressante. D’autres instituts culturels travaillent sous ce statut-là.
    Quel est le montant de vos recettes?

    «Il n’est pas facile de donner un chiffre pour l’instant. Disons que depuis la mise en place de cette formule, en février-mars der-niers, les ventes de produits ont généré des recettes de l’ordre de 35.000 euros, qui sont rentrées directement dans les caisses du CNA. C’est encore assez peu, car il s’agissait d’une période calme.

    Nous ne sommes pas en vitesse de croisière: les cinémas ne sont pas ouverts (34 séances hebdomadaires sont prévues, ndlr.), les boutiques ne fonctionnent pas encore, les grosses ventes de DVD de fin d’année ne sont pas comptabilisées, etc. Tout cela est en train de se mettre en place…

    A la fin de l’année budgétaire, je déciderai avec mes collaborateurs de l’affectation des recettes, au prorata ou non des secteurs desquels elles proviennent, sachant que la photographie, par exemple, en génère relativement peu. Certaines passeront également dans les réserves.

    La gestion séparée a quand même beaucoup d’avantages, et je cherche pour l’instant à organiser encore mieux cette gestion, par l’implémentation d’un nouveau logiciel de comptabilité. Il s’agira d’un modèle dans lequel je me sentirai alors très l’aise.
    Vos ressources en personnel vous permettent-elles d’aborder sereinement l’avenir?

    «Pour l’instant, ça va. On fait avec ce qu’on a (23 personnes, ndlr.). J’ai la chance d’être entouré d’une équipe de passionnés, très com-pétents, dont la plupart sont avec moi depuis les débuts. Ici, le turn-over est très faible. J’ai toujours fait attention à permettre à mes collabo-rateurs de se réaliser dans leur travail, sans trop m’imposer. Mon approche de la direction d’un institut comme celui-là, c’est de savoir colla-borer efficacement avec les gens, pour qu’ils restent passionnés par ce qu’ils font. S’ils ont une idée, ce n’est pas la mienne, c’est la leur, et je fais tout pour qu’ils puissent la réaliser, même si je ne suis pas forcément convaincu. On ne peut pas tout imposer. C’est comme ça. Et c’est là, peut-être, l’un des secrets du CNA.
    Parmi toutes les missions du CNA, lesquelles avez-vous envie d’approfondir?

    «La formation. Clairement. Je l’avais complètement mise entre parenthèses.
    Il s’agit pourtant de l’une des missions inscrites dans la loi organique, que le CNA ne remplissait plus depuis quelques années…

    «Absolument. Il nous faut donc relancer les formations grand public et, avec tout autant d’importance, les formations professionnel-les. Ces dernières répondent également à un souci d’orientation pour les jeunes qui sortent du lycée et qui ne savent pas dans quelle école artistique ils peuvent aller. Donc, nous voulons leur offrir une année d’orientation et de découverte, pour les aider à trouver une entrée, dans une bonne école.

    C’est très schématique, mais notre but est d’aider à assurer l’avenir de la profession. C’est un domaine dans lequel nous voulons fortement nous investir. Mais tout cela reste fortement lié au personnel et je ne peux engager l’institut là-dedans si je n’ai pas assez de personnel qualifié pour le faire. Il me faudra un coordinateur, qui liera les formations professionnelles à celles destinées au grand public.
    Alors que les archives étaient réservées jusqu’à présent aux professionnels et aux initiés, leur accès sera désormais pro-posé au grand public. Comment allez-vous conduire cette petite révolution?

    «Internet sera l’instrument clé pour valoriser nos archives auprès du grand public. Mais la base de données ne sera mise en place qu’à partir de 2008. Pour l’heure, nous sommes en train d’implémenter notre module destiné aux professionnels. Je suis déjà très content que l’accès à la base de données soit plus aisé pour eux, à court terme; l’accès pour le grand public, quant à lui, doit être plus convivial et ce ne sera possible que l’année prochaine.
    Actuellement, la visibilité du CNA sur Internet est très réduite. Votre site n’est guère actualisé, le dernier rapport d’activité en ligne date de 2004…

    «C’est effectivement en chantier. Nous souffrons d’un manque de communication dans ce domaine. Il faudrait absolument au moins relancer le site, avant l’ouverture. Il faut que je trouve quel-qu’un qui le fasse, parce que ce n’est pas bien… Nous avons eu tellement de boulot que nous avons négligé cela. C’est bien de me le dire, car je n’avais pas regardé le site depuis des mois…
    Cela veut-il dire que l’Internet, ce n’est guère votre dada?

    «Non, ce n’est pas cela… Je crois vraiment que c’est important. Mais il y a certaines choses qui ne me plaisent pas. A une époque, je faisais une newsletter régulière, qui informait de toutes les nouveautés sur le site. J’ai demandé pendant des mois – sinon des années – qu’elle prenne une forme attractive, avec des photos, de la couleur… Mais rien! Cent fois, j’ai dit au Centre Informatique de l’Etat qu’il me fallait une newsletter performante. Mais tout est si long à se mettre en place…

    Enfin, quoi qu’il en soit, il va clairement falloir que nous nous attaquions à cela avant l’ouverture. Je vais mettre quelqu’un dessus tout de suite. Il faut que nous relancions la communication!
    Le nouveau bâtiment abritera également un centre culturel régional. Cette cohabitation vous permettra-t-elle de faire venir à vous un nouveau public?

    «C’est certain. Cela jouera également dans l’autre sens. Nous toucherons à la fois le public musical, le public cinéma, le public médiathèque… Un public multicolore. Au Luxembourg se pose toujours le problème du cloisonnement culturel. Il y a ceux qui vont au théâtre, ceux qui vont dans les galeries… ils ne se croisent que rarement. Ici, la maison vous dit de faire le contraire et vous invite même à le faire. Une maman qui viendra à l’école de musique avec son enfant fera peut-être un crochet par la médiathèque, par la boutique…

    Au rez-de-chaussée sera d’ailleurs installé un espace découverte, avec des fauteuils, un décor de bambou et des bornes interactives permettant de découvrir toutes les facettes du CNA, avec une présélection d’archives remarquables.
    Vous lancez régulièrement des appels à la population pour récolter des archives de famille. Le pays regorge-t-il encore de trésors méconnus?

    «Il y a certainement encore des trésors cachés. Ce patrimoine, cette mémoire collective est le «cœur du cœur» de notre fonds. A travers les films amateurs, nous avons tant à découvrir sur la vie des Luxembourgeois! Mais il faut aller doucement avec ces appels, et le public doit savoir que la file d’attente est très longue. Le travail de restauration et d’archivage est fastidieux, très minutieux… Les gens qui nous confient leurs films doivent également savoir qu’ils conservent leurs droits sur les œuvres, mais que le CNA est autorisé à les utiliser pour ses propres productions. En revanche, si un opérateur privé veut utiliser ces archives, il doit payer des droits d’auteur.
    Comment sont définies, dans les grandes lignes, vos politiques d’acquisition?

    «Dans le domaine du son, il est rare que nous procédions à des acquisitions. En matière audiovisuelle, nous avons des accords avec la CLT-UFA, qui nous a confié la totalité de ses archives. Pour les photos, en revanche, c’est un peu différent. Si une collection complète nous intéresse, nous l’achetons. Il n’y a pas de procédure particulière pour cela, si je juge que cela mérite l’investissement, nous le fai-sons. Les gens ici sont suffisamment compétents pour savoir ce qui mérite d’être acheté ou pas. Bien sûr, il nous faut obtenir l’aval du ministère de la Culture.

    Ces dernières années, nous avons ainsi acquis la collection Norbert Theis – 1.500 objets – pour quelque 700.000 francs luxembour-geois (environ 17.350 euros, ndlr.), ou encore, en 2002, la collection Ketter – un millier de tirages – pour 2 millions de francs luxembour-geois (près de 50.000 euros, ndlr.). Une partie de ces collections sera d’ailleurs exposée dans le nouveau bâtiment.
    Vous aviez déclaré, l’an dernier, qu’il fallait au CNA «trouver son identité dans le nouvel équilibre des institutions culturel-les». Quels en seront les contours?

    «Mais il a trouvé son identité! La réponse est ici, dans ces lieux. Des espaces grand public mêlés aux ateliers de travail; un lieu de rencontre pour toute la jeune création au Luxembourg… L’identité de l’institut est surtout marquée par la qualité des services audiovi-suels que nous entendons offrir au public et aux professionnels, ceci à travers une palette de projets et de produits, riches en couleur et en noir et blanc, évidemment. C’est l’objectif de tous nos efforts».

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