Dec 15 2006

Eh, poupée!

Published by at 16:52 under Misc. Luxembourg

Artikel an der WOXX
dem Isi seng Säit
Mannequin
Que l’art se produit désormais hors des musées est chose acquise. Mais s’il s’introduit dans votre quotidien de façon inattendue, cela reste toujours une surprise.

La dame est encore en train d’expliquer à son accompagnatrice qu’elle a dû utiliser de la bande adhésive pour réparer l’écouteur de son téléphone pourtant flambant neuf. Mais en voyant la bouche bée de celle-ci – et ne croyant pas son histoire tellement choquante – elle tourne la tête, pour largement ouvrir sa bouche à son tour. Devant les caisses de l’Utopolis où elle voulait passer une soirée tranquille avec un film et sa meilleure amie, agissent trois créatures aux contorsions étranges. On dirait des robots femelles, tant leurs mouvements sont hésitants et lourds mais on voit bien qu’en dessous de la coquille en plastique il y a des êtres humains.

Ce n’est pourtant pas un coup de pub pour un film qui mettrait en scène des robots féminins, comme le suppose un autre passant. Il s’agit d’une performance de la jeune artiste luxembourgeoise Isabelle Henrion. Pendant une heure, elle et deux de ses amies, qui se sont associées pour l’occasion, vont approcher les clients du plus grand complexe cinéma luxembourgeois et voir leurs réactions. Celles-ci vont de la surprise à la participation, mais certain-e-s font aussi montre de leur peur, voire de leur incompréhension.

“Le mannequin” s’intitule le projet qu’Isabelle Henrion a commencé en 2005 et qu’elle poursuit depuis. Il englobe la photographie, la vidéo et la performance.

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dem Isi seng Säit
Mannequin
Que l’art se produit désormais hors des musées est chose acquise. Mais s’il s’introduit dans votre quotidien de façon inattendue, cela reste toujours une surprise.

La dame est encore en train d’expliquer à son accompagnatrice qu’elle a dû utiliser de la bande adhésive pour réparer l’écouteur de son téléphone pourtant flambant neuf. Mais en voyant la bouche bée de celle-ci – et ne croyant pas son histoire tellement choquante – elle tourne la tête, pour largement ouvrir sa bouche à son tour. Devant les caisses de l’Utopolis où elle voulait passer une soirée tranquille avec un film et sa meilleure amie, agissent trois créatures aux contorsions étranges. On dirait des robots femelles, tant leurs mouvements sont hésitants et lourds mais on voit bien qu’en dessous de la coquille en plastique il y a des êtres humains.

Ce n’est pourtant pas un coup de pub pour un film qui mettrait en scène des robots féminins, comme le suppose un autre passant. Il s’agit d’une performance de la jeune artiste luxembourgeoise Isabelle Henrion. Pendant une heure, elle et deux de ses amies, qui se sont associées pour l’occasion, vont approcher les clients du plus grand complexe cinéma luxembourgeois et voir leurs réactions. Celles-ci vont de la surprise à la participation, mais certain-e-s font aussi montre de leur peur, voire de leur incompréhension.

“Le mannequin” s’intitule le projet qu’Isabelle Henrion a commencé en 2005 et qu’elle poursuit depuis. Il englobe la photographie, la vidéo et la performance.

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