Jun 08 2013

L’affaire Clearstream à nouveau à l’affiche

Published by at 01:46 under Industry,Misc. Luxembourg,Samsa

SOURCE: http://www.paperjam.lu

Le film «La Justice ou le Chaos», inspiré des livres de Denis Robert, est actuellement en tournage à Luxembourg, dans une coproduction de Samsa Film.

Il n’est pas si courant que des coproductions franco-belgo-luxembourgeoises aient pour décor naturel la Place de Luxembourg. C’est pourtant le cas de «La Justice et le Chaos», réalisé par Vincent Garenq. Un film qui traite des affaires Clearstream, tant du volet luxembourgeois, creusé par le journaliste Denis Robert, que du volet français, impliquant divers responsables politiques hexagonaux.

Le réalisateur, qui a déjà signé «Présumé coupable» sur l’affaire d’Outreau (une vaste affaire de pédophilie supposée dans le Nord de la France et qui s’est achevée en fiasco, la majorité des accusés ayant finalement été victimes d’une erreur judiciaire reconnue) est un habitué des films liés à l’actualité politico-sociale.

«Ce n’est donc pas étonnant que le projet ait atterri sur notre bureau», explique Claude Waringo, producteur du film chez Samsa Film. Il a, avec les Belges d’Artémis et les Français de Nord Ouest, obtenu un peu moins de 2 millions d’euros de la part du Film Fonds pour la participation luxembourgeoise d’un film qui émarge au budget «moyen» de 8 millions au total.

Jusqu’au 21 juin

Le tournage de «La Justice ou le Chaos» se tiendra pendant un petit mois à Luxembourg, jusqu’au 21 juin, où on pourra peut-être croiser Gilles Lelouche et Charles Berling dans les rues de la capitale. Pour l’instant, c’est à la Cloche d’Or, au Vertigo, que plusieurs scènes ont été tournées. «Si nous avons des espaces à disposition, c’est bien volontiers que nous les louons à cette production», expliquait Vincent Bechet, managing director de Property Partners, peu inquiété par les relents politiques du film. «Ce n’est pas la première fois qu’on loue des bureaux inoccupés pour des tournages, mais c’est la première fois que l’on a l’occasion de valoriser un tel événement en invitant clients et partenaires sur place.»

La scène tournée ce mardi aurait, du reste, pu être tournée dans n’importe quel bureau un peu vaste: la rencontre entre l’homme d’affaires Jean-Louis Gergorin (Éric Naggar) et l’informaticien/informateur Imad Lahoud (Laurent Capelluto) dans les bureaux de la société EADS.

Cela vaut un décor très cadré de bureau où «il faut tricher une peu pour qu’on voit une fusée», comme on entend crier sur le plateau. Silence, moteur, ça tourne… La ruche grouille d’une cinquantaine de techniciens, plus quelques curieux à qui on intime le silence. Le cinéma est une affaire sérieuse.

Dans l’entrée du Vertigo, les figurants en costumes et tailleurs, les uns au soleil, les autres à l’ombre, attendent que l’on fasse appel à eux pour parcourir la salle, traverser une passerelle ou simplement donner vie à cet environnement de cinéma. Tout le monde s’affaire pour que le planning soit maintenu.

«L’ambiance est particulièrement bonne», se réjouit Claude Waringo, qui ne manque pas de se féliciter du courage des autorités luxembourgeoises à financer le film.

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SOURCE: http://www.paperjam.lu

Le film «La Justice ou le Chaos», inspiré des livres de Denis Robert, est actuellement en tournage à Luxembourg, dans une coproduction de Samsa Film.

Il n’est pas si courant que des coproductions franco-belgo-luxembourgeoises aient pour décor naturel la Place de Luxembourg. C’est pourtant le cas de «La Justice et le Chaos», réalisé par Vincent Garenq. Un film qui traite des affaires Clearstream, tant du volet luxembourgeois, creusé par le journaliste Denis Robert, que du volet français, impliquant divers responsables politiques hexagonaux.

Le réalisateur, qui a déjà signé «Présumé coupable» sur l’affaire d’Outreau (une vaste affaire de pédophilie supposée dans le Nord de la France et qui s’est achevée en fiasco, la majorité des accusés ayant finalement été victimes d’une erreur judiciaire reconnue) est un habitué des films liés à l’actualité politico-sociale.

«Ce n’est donc pas étonnant que le projet ait atterri sur notre bureau», explique Claude Waringo, producteur du film chez Samsa Film. Il a, avec les Belges d’Artémis et les Français de Nord Ouest, obtenu un peu moins de 2 millions d’euros de la part du Film Fonds pour la participation luxembourgeoise d’un film qui émarge au budget «moyen» de 8 millions au total.

Jusqu’au 21 juin

Le tournage de «La Justice ou le Chaos» se tiendra pendant un petit mois à Luxembourg, jusqu’au 21 juin, où on pourra peut-être croiser Gilles Lelouche et Charles Berling dans les rues de la capitale. Pour l’instant, c’est à la Cloche d’Or, au Vertigo, que plusieurs scènes ont été tournées. «Si nous avons des espaces à disposition, c’est bien volontiers que nous les louons à cette production», expliquait Vincent Bechet, managing director de Property Partners, peu inquiété par les relents politiques du film. «Ce n’est pas la première fois qu’on loue des bureaux inoccupés pour des tournages, mais c’est la première fois que l’on a l’occasion de valoriser un tel événement en invitant clients et partenaires sur place.»

La scène tournée ce mardi aurait, du reste, pu être tournée dans n’importe quel bureau un peu vaste: la rencontre entre l’homme d’affaires Jean-Louis Gergorin (Éric Naggar) et l’informaticien/informateur Imad Lahoud (Laurent Capelluto) dans les bureaux de la société EADS.

Cela vaut un décor très cadré de bureau où «il faut tricher une peu pour qu’on voit une fusée», comme on entend crier sur le plateau. Silence, moteur, ça tourne… La ruche grouille d’une cinquantaine de techniciens, plus quelques curieux à qui on intime le silence. Le cinéma est une affaire sérieuse.

Dans l’entrée du Vertigo, les figurants en costumes et tailleurs, les uns au soleil, les autres à l’ombre, attendent que l’on fasse appel à eux pour parcourir la salle, traverser une passerelle ou simplement donner vie à cet environnement de cinéma. Tout le monde s’affaire pour que le planning soit maintenu.

«L’ambiance est particulièrement bonne», se réjouit Claude Waringo, qui ne manque pas de se féliciter du courage des autorités luxembourgeoises à financer le film.

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