Feb 21 2008

prix pour «Retour à Gorée»

Published by at 13:39 under Misc. Luxembourg

«Retour à Gorée» sacré meilleur documentaire à Los Angeles

Le dernier film documentaire du réalisateur suisse Pierre-Yves Borgeaud et de la boite luxembourgeoise PTD a remporté le Prix du Jury du «Meilleur film documentaire» lors du 16e Pan African Film & Arts Festival de Los Angeles.

Le dernier film documentaire du réalisateur suisse a remporté le Prix du Jury du «Meilleur film documentaire» lors du 16e Pan African Film & Arts Festival de Los Angeles.

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«Retour à Gorée» sacré meilleur documentaire à Los Angeles

Le dernier film documentaire du réalisateur suisse Pierre-Yves Borgeaud et de la boite luxembourgeoise PTD a remporté le Prix du Jury du «Meilleur film documentaire» lors du 16e Pan African Film & Arts Festival de Los Angeles.

Le dernier film documentaire du réalisateur suisse a remporté le Prix du Jury du «Meilleur film documentaire» lors du 16e Pan African Film & Arts Festival de Los Angeles.

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  1. adminon 31 Mar 2008 at 08:05

    http://www.lemagazine.info/spip.php?article776

    Retour à Gorée
    Youssou N’Dour et son band de jazzmen rendent hommage aux victimes de l’esclavage. Road movie musical, Retour à Gorée remonte aux origines du jazz. D’Atlanta à Dakar, en passant par New York, Youssou N’Dour joint l’histoire des hommes et celle de la musique. Un film touchant mais parfois décousu.

    Youssou N’Dour chante. Joseph N’Diaye raconte. L’un est connu dans le monde entier, l’autre est la mémoire de Gorée, symbole de la traite négrière. Chacun, à sa manière, se bat pour que 300 ans d’esclavage ne tombent pas dans l’oubli. Leur rencontre à Gorée filmée comme point de départ du documentaire, n’en est que plus légitime. Le chanteur dakarois veut revenir aux origines du jazz, né du chant des esclaves, en se lançant dans un road movie musical à travers les Etats-Unis, l’Europe et enfin l’Afrique, pour jouer des concerts en hommage aux victimes de l’esclavage. Ce périple donne vie à Retour à Gorée, un documentaire humaniste, qui fait la part belle au jazz mais finit par s’empêtrer dans des considérations simplistes.

    Choc des cultures, mélange des musiques

    Premier choc, Atlanta et ses chanteurs de gospel. Lorsqu’il demande aux « Harmony harmoneers » de reprendre « My hope is in you », Youssou N’Dour s’aperçoit qu’ils chantent Jésus et non l’enfance. Il ne s’agit que d’un mot, mais la chanson prend un tout autre sens. Cette scène, symbole d’une incompréhension entre les cultures, amuse, puisqu’elle se règle à l’amiable, malgré les grimaces du pasteur qui n’apprécie guère de devoir « remplacer » Jésus. C’est là le premier axe du film : une ode à l’amitié entre les peuples. Le réalisateur voit la musique comme un lien et, ici, le jazz permet à chacun de se rencontrer. Pour Borgeaud, ce rapprochement entre les peuples vient d’une origine commune : l’Afrique comme le jazz et le negro-spiritual, sont de la même famille. Tout au long du film, c’est d’ailleurs la musique qui touche le plus. Chaque composition de Youssou N’Dour, reprise avec talent par les différents jazzmen, sert la réalisation.

    Après une séquence intense à New York, où un slameur scande « the struggle is forgotten » (« la lutte est oubliée »), Youssou N’Dour rentre à Dakar. C’est la partie la plus émouvante du documentaire, où Borgeaud s’attarde sur la recherche des origines. Le band le rejoint en Afrique et la plupart des musiciens posent le pied sur cette terre « d’où tout est parti » pour la première fois. Retour à Gorée célèbre alors l’effort de mémoire et le retour aux sources. Les « Harmony harmoneers », face à la mer, chantent une ode à Gorée, dédiée à Joseph N’Diaye.

    Une émotion parfois trop appuyée

    Retour à Gorée a été tourné avec le cœur. Projet caressé depuis des années par Youssou N’Dour, ce film est aussi né de la passion de Pierre-Yves Borgeaud pour la musique. Déjà auteur de plusieurs documentaires sur la musique, le réalisateur s’est lancé dans ce projet, porté par ce qu’il appelle une succession de « petits miracles ». Parfois drôle, souvent touchant, Retour à Gorée pêche pourtant par un excès de sentimentalisme, qui frôle parfois la naïveté.
    Borgeaud et N’Dour veulent transmettre leur altruisme et croient à l’effet pacificateur de la musique. Cette attitude, pourtant noble, prête parfois à sourire dans sa démonstration. Pour preuve, la rencontre entre une musicienne américaine du band de Youssou N’Dour (Pyeng Threadgill) et une chanteuse africaine. La seconde se prend à rêver d’un concert commun aux Etats-Unis, pendant que la première est visiblement gênée. Cette scène, maladroite, délivre involontairement le message inverse du propos des auteurs. La confusion vient peut-être du fait que Youssou N’Dour est peu présent à l’écran pour soutenir son propos. Trop décousu, ce Retour à Gorée aurait peut-être gagné à tisser un fil conducteur plus marqué.

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