Nov 30 2006

Samsa Film virun Geriicht

Published by at 22:42 under Misc. Luxembourg

011206com1.jpg

Le film »Comme t’y es belle» condamné pour atteinte à la vie privée

Les producteurs et distributeurs du film »Comme t’y es belle» ont été condamnés par le tribunal de grande instance (TGI) à retirer une scène de cette fiction qui utilisait le film d’un vrai mariage sans l’autorisation de l’épouse qui s’est découverte, avec surprise, sur grand écran.
»Comme t’y es belle» est une comédie avec Michèle Laroque et Aure Atika, réalisée par Lisa Azuelos, sur les femmes de la communauté juive séfarade, qui est sortie en mai 2006 et a attiré plus de 1,6 million de spectateurs dans les salles obscures.

Dans une scène du film, deux des personnages se promènent au salon du mariage et s’arrêtent devant un stand où un exposant leur explique le type de prestations qu’il propose.

A titre d’exemple, il leur présente une vidéo d’un mariage … qui, au contraire du reste du film, n’a rien d’une fiction.

Il s’agissait de la noce de Stéphanie H. qui, en allant au cinéma voir »Comme t’y es belle», a été très surprise de se découvrir à l’écran, a confié à l’AFP son avocate Me Valérie Bloch.

L’accord de sa cliente n’a jamais été sollicité par la société Jet Five productions qui avait filmé son mariage et qui en a confié une copie DVD aux responsables de »Comme t’y es belle».

Le jugement évoque certes le fait que le mari aurait donné un accord verbal à l’utilisation des images mais le tribunal a considéré que de cet accord ne pouvait être déduit celui de son épouse.

Pour avoir porté atteinte à l’intimité de la vie privée de la plaignante, les producteurs et distributeurs du film, Liaison cinématographique, Wild Bunch et Wild Bunch Distribution, ont été condamnés par la 1ère chambre civile du TGI de Paris, présidée par Bernard Valette, à lui verser 10.000 euros de dommages-intérêts.

Cependant, le tribunal a considéré que la société Jet Five productions, spécialisée dans les films de cérémonies privées, qui avait fourni aux producteurs de »Comme t’y es belle» le DVD du mariage, était responsable de la faute commise à l’encontre de Stéphanie H.

C’est donc cette petite société qui devra assumer les condamnations prononcées à l’encontre des producteurs, et notamment les frais occasionnés par la décision de retrait du film et de suppression des images du vrai mariage.

Le tribunal a en effet ordonné »de supprimer les images du mariage (…), et, ce, sous astreinte de 20.000 euros par infraction constatée».

L’avocat de la réalisatrice, Me Jean-Claude Zylberstein, s’est dit surpris de cette décision, estimant que la mesure ordonnée par le tribunal était »disproportionnée par rapport au préjudice subi par la plaignante».

Il a indiqué qu’un appel allait »de soi» contre cette décision.

Selon le site spécialisé commeaucinéma.com, le DVD du film doit sortir dans le commerce le 6 décembre.

Interrogé par l’AFP, le distributeur, Wild Bunch Distribution, n’a pas pu préciser quelles mesures allaient être prises pour se conformer à la décision du tribunal.

source: www.tageblatt.lu

Comments

comments

011206com1.jpg

Le film »Comme t’y es belle» condamné pour atteinte à la vie privée

Les producteurs et distributeurs du film »Comme t’y es belle» ont été condamnés par le tribunal de grande instance (TGI) à retirer une scène de cette fiction qui utilisait le film d’un vrai mariage sans l’autorisation de l’épouse qui s’est découverte, avec surprise, sur grand écran.
»Comme t’y es belle» est une comédie avec Michèle Laroque et Aure Atika, réalisée par Lisa Azuelos, sur les femmes de la communauté juive séfarade, qui est sortie en mai 2006 et a attiré plus de 1,6 million de spectateurs dans les salles obscures.

Dans une scène du film, deux des personnages se promènent au salon du mariage et s’arrêtent devant un stand où un exposant leur explique le type de prestations qu’il propose.

A titre d’exemple, il leur présente une vidéo d’un mariage … qui, au contraire du reste du film, n’a rien d’une fiction.

Il s’agissait de la noce de Stéphanie H. qui, en allant au cinéma voir »Comme t’y es belle», a été très surprise de se découvrir à l’écran, a confié à l’AFP son avocate Me Valérie Bloch.

L’accord de sa cliente n’a jamais été sollicité par la société Jet Five productions qui avait filmé son mariage et qui en a confié une copie DVD aux responsables de »Comme t’y es belle».

Le jugement évoque certes le fait que le mari aurait donné un accord verbal à l’utilisation des images mais le tribunal a considéré que de cet accord ne pouvait être déduit celui de son épouse.

Pour avoir porté atteinte à l’intimité de la vie privée de la plaignante, les producteurs et distributeurs du film, Liaison cinématographique, Wild Bunch et Wild Bunch Distribution, ont été condamnés par la 1ère chambre civile du TGI de Paris, présidée par Bernard Valette, à lui verser 10.000 euros de dommages-intérêts.

Cependant, le tribunal a considéré que la société Jet Five productions, spécialisée dans les films de cérémonies privées, qui avait fourni aux producteurs de »Comme t’y es belle» le DVD du mariage, était responsable de la faute commise à l’encontre de Stéphanie H.

C’est donc cette petite société qui devra assumer les condamnations prononcées à l’encontre des producteurs, et notamment les frais occasionnés par la décision de retrait du film et de suppression des images du vrai mariage.

Le tribunal a en effet ordonné »de supprimer les images du mariage (…), et, ce, sous astreinte de 20.000 euros par infraction constatée».

L’avocat de la réalisatrice, Me Jean-Claude Zylberstein, s’est dit surpris de cette décision, estimant que la mesure ordonnée par le tribunal était »disproportionnée par rapport au préjudice subi par la plaignante».

Il a indiqué qu’un appel allait »de soi» contre cette décision.

Selon le site spécialisé commeaucinéma.com, le DVD du film doit sortir dans le commerce le 6 décembre.

Interrogé par l’AFP, le distributeur, Wild Bunch Distribution, n’a pas pu préciser quelles mesures allaient être prises pour se conformer à la décision du tribunal.

source: www.tageblatt.lu

Comments

comments

2 responses so far

2 Responses to “Samsa Film virun Geriicht”

  1. filmreakteron 31 Mar 2007 at 11:19

    Samsa Film: Staying Alive
    Samsa Film celebrates its 20th anniversary with a series of high notes and a positive, albeit careful, outlook for their future and that of the Luxembourg film industry
    Publié le 22.09.2006

    Originally founded by six people, Samsa Film is now run by the remaining three, Claude Waringo, Jani Thiltges and Christian Kmiotek. The trio have survived 20 years peppered with success – creatively and financially – and threatened by near collapses. Their story thus far is intrinsically linked to that of the Luxembourg film industry.

    The first “blossoming” of the industry here occurred due to “co-productions” with foreign production companies thanks to both financial incentives and logistical synergies, but the movies produced were not always of a very good quality. Many films produced during the 1970s and mid-1980s in Luxembourg have been nicknamed “europudding”, meaning that they were films with English or American actors, Franco-Italian supporting casts, and unidentifiable continental settings.

    In 1986 Samsa Film appeared on the scene. “We are the professional response to the amateur desire to make films,” says Waringo. “When we started there was no film industry. It had to be invented. Our goal has always been to produce successful films and good films.”

    Waringo says that their initial two films were produced with “much imagination”. The first in 1987, Reise Das Land (Die), was financed by 40 people who each put up 100,000 Luxembourg francs. The second, Schacko Klak, was produced in 1989 partly through the indirect support of the government.

    1989 was a pivotal year for the Luxembourg film industry. It was in this year that the Centre national de l’audiovisuel was created as a department of the Ministry of Culture. The government decided to invest 15 million Luxembourg francs (approximately 372,000 euros) into the production of one film to mark the 150th birthday of Luxembourg’s independence. It was partly due to this money that Schacko Klak, was completed.

    Around this time, the new “audiovisual investment certificates” appeared, and the six dared to change from a.s.b.l. status to a company, a brave move considering there was not much of a film industry. In 1990 the Film Fund (Fonds national de soutien à la production audiovisuelle) or Fonspa was created.

    The Audiovisual Investment Certificate Programme, administered by Fonspa, proved a prime attraction for filmmakers. Its purpose has always been to support film production in Luxembourg as well as to promote the use of local shooting locations and local crew through international treaties and local productions. Fonspa also hands out discretionary financial support to projects.

    If at some point Luxembourg had a special appeal for foreign production companies in terms of fiscal advantages, this has been somewhat eroded by other European countries establishing similar fiscal schemes and treaties. Luxembourg is also expensive when compared to eastern Europe, for example. Budget is always a motivating factor in the choice of location.
    “Situated at the junction”

    “Audiovisual production is situated at the junction between the priorities of cultural creation and economic interests.” With these words, Jean-Louis Schiltz announced the latest modifications to the law concerning investment certificates (See news page xxx) which extended the scheme until 2015, and redefined the system to allow Luxembourgish production houses to more easily collaborate at a European level while still continuing to receive national aid.Waringo, Thiltges and Kmiotek do what they do because they love it, because they want to produce quality films. Their motivation has always been a desire to make movies, not money. Films need to get made.

    Producers are driven by this. But bills need to get paid, and they understand this too. Through their associations with such partners as: Les Films de Mai (Paris), LC Productions (Paris), Artemis Production (Brussels) and Fado Filmes (Lisbon), Samsa is present on the European market. Creating co-productions with Brussels and Paris was not so that they could take on a lesser role creatively, or make more money, but so they could make better films.

    “We will never be able to compete on a low cost level with eastern European countries like Rumania. We exist on a co-operative basis. Most of our partners are someone to whom we are ‘capitalistically linked’. It is another genre to work with a foreign partner. We seek out profound partnerships, and want to work with the same people over a period of time,” says Thiltges.

    Worldwide, the film industry offers little security to players at all levels, but this is especially true in Luxembourg. “There is a market of five or six producers in a small country. Maybe there are one or two productions at one time. There is no structured system of support as exists in other countries like Belgium and Germany,” says Waringo.

    Currently, there are 30(ish) production houses in Luxembourg and more than 300 professionals employed throughout the film industry. Some associations do exist that offer a level of protection, and there are unemployment benefits for artists and technicians (but strict criteria must be met for qualification and registered independents pay unsupportable social fees), but there is still little regulation of the industry. Film crews are often left “out in the cold” between productions.

    It seems that the many people who have worked in the Luxembourg film industry have something to say. “The government would be better off spending their money on a professional studio,” says a former crewmember. “The investment scheme just encourages foreign producers to take the money and run afterwards,” says another. “The government offers no real support for industry workers. They offer a scheme designed to be an incentive to use local people, but never bother to enforce it,” says a third.

    So why work in films? It is a topic that enflames passions. If you ask almost anyone who has worked in the industry they will tell you they would do it again. They love the creativity, the proximity to celebrity, and the excitement of filming. But can the government do enough to keep this industry going?

    “It’s a real and reasonable support the government gives us,” says Thiltges. “They decided 20 years ago to support the industry. They put lots of money into film. Even when things changed they never stopped this support – not in terms of vision, not in terms of finance.”
    Ripening Talent

    One measure of the industry’s maturity is its ability to act as an incubator for both creative and technical talent. Brudermord (Tarantula) by Donato Rotunna won the Léopold Argent award at the 58th Locarno Film Festival. Max Jacoby’s Samsa produced Butterflies won the United International Pictures Prize. On 25 August 2006, Starfly a gem of a short film by Luxembourger Beryl Koltz (Samsa), earned its tenth award, the Méliès d’ Or at the Espoo Ciné International Film Festival (Finland). These accolades signify the ripening of local talent And like a cherry for the top of their 20th birthday cake, Samsa produced their most successful and favourite film, Comme T’y es belle (Lisa Azuelos) in 2006. The movie is a critical benchmark for Samsa, and thus Luxembourg by implication.

    But there is no time to rest on laurels. Newton’s Third Law seems to apply to the Luxembourg risky business of film production. For every action, is there an equal and opposite reactionary force?

    The bankruptcy of the Carousel Picture Company in 2005 cast a pall over the industry. Rotunno’s first feature film, In A Dark Place, although now successfully completed, nearly collapsed due to the withdrawal of investors. With Bye Bye Blackbird, a story about a trapeze act starring Charlie Chaplin’s grandson, Samsa had to do a tight rope act of their own when the star suffered an accident during filming that not only threatened production but made Samsa’s continued existence look shaky for a while for. Every film is a risky proposition, or threatens at some crucial point to collapse financially.

    So, on the eve of their anniversary, how does the Samsa team feel? “2006 is almost over. For us it was a bit slow regarding shootings but also a year to pick up the rewards of the previous year, says Kmiotek 2007 looks good. We eagerly await the projected changes in the law as they should give the Luxembourg co-producer more muscle in co-productions.” “We wanted to produce and we are bigger and more credible today then 20 years ago;” says Waringo. “The most successful thing you can say about us is that we are still alive and kicking after 20 years, ” says Thiltges.

    SOURCE:
    Mary Carey
    http://www.paperjam.lu

  2. filmreakteron 15 Apr 2007 at 09:00

    Mit Andy Bausch und «Gwyncilla» hatte 1986 alles begonnen, mit Lisa Azuelos und «Comme t’y es belle» stellte sich 2006 der ganz große Erfolg ein. Dieser Tage feiert Luxemburgs größte unabhängige Filmproduktions-gesellschaft Samsa Film ihren 20. Geburtstag.

    Text: Jean-Pierre Thilges
    Fotos: Ute Metzger, Samsa Film

    Es war schon eine aufregende Achterbahnfahrt, mit vielen Höhen, einigen Tiefen und dem einen oder anderen Looping, aber die imposante Jagdstrecke, die dabei herauskam, lässt sich sehen: In den letzten zwanzig Jahren hat Samsa Film 52 Langspielfilme produziert oder mitfinanziert, 27 Kurzfilme und 18 Dokumentarfilme zum guten Ende gebracht, mehrere internationale Projekte, die hierzulande gedreht wurden, als Executive Producers betreut und maßgeblich dazu beigetragen, dass der Name des kleinen Filmstandortes Luxemburg auch auf internationaler Ebene gefestigt wurde. In Frankreich (Liaison Cinémato- graphique), in Belgien (Artemis Productions) und in Portugal (Fado Filmes) hat sich Samsa als Teilhaber bei Filmfirmen eingekauft, was die Koproduktionen mit diesen Ländern natürlich einfacher macht. Auch am langwierigen und oft schwierigen Ausfeilen einer luxemburgischen Filmgesetzgebung war Samsa Film beteiligt, so dass nach einigem Hin und Her und einigen Fehlstarts, die damals vorrangig ausländische Spekulanten mit so genannten «amerikanischen» Produktionen in unser Land brachten, jetzt endlich eine Gesetzgebung auf dem Instanzenweg ist, die den Bedürfnissen der lokalen Produktions- gesellschaften entspricht. Warum jedoch gerade das «ungeheure Ungeziefer Gregor Samsa» aus Franz Kafkas Erzählung «Die Verwandlung» als Namensgeber bei der luxemburgischen Firma fungierte, war uns lange Zeit ein Rätsel, das Jani Thiltges, Filmproduzent und einer der Firmengründer, jetzt für uns lüftete.

Trackback URI |