May 20 2009

«Cinéma du réel» à la Cinémathèque

Published by at 16:14 under Festival,Screening Room

SOURCE: www.point24.lu

Sans effets spéciaux, juste du réel

Isabelle Huppert, en ouvrant le festival de Cannes, a eu la formule heureuse pour définir le cinéma qui serait, selon elle, une machine de vérité. Sauf qu’on ne peut s’en tenir à une seule vérité sinon on est bon pour le mensonge.

Le cinéma a toujours été en équilibre périlleux entre fiction et documentaire ; depuis ses origines, il folâtre entre Georges Méliès, le magicien imaginant les fictions les plus folles, et Louis Lumière, le documentariste filmant le réel à l’état brut. La Cinémathèque de Luxembourg s’en mêle heureusement. Jusqu’au 28 mai, elle accueille le 31ème Festival International de films documentaires, «Cinéma du réel».

Depuis belle lurette, ce qu’on appelait jadis le «docu» – ou pire le «docucul» – est aux oubliettes. Le cinéma documentaire d’aujourd’hui ne prétend plus à l’objectivité qui n’est que de la vérité tronquée. Les documentaristes filment sans omettre de montrer leur point de vue et d’assumer ainsi une subjectivité généreuse, ouverte et interactive. Six programmes de films seront projetés à la Cinémathèque. En émergent un film mexicain d’Eugenio Polgovsky «Les Héritiers» (le 25 mai à 20h30) et un autre qui est français, «Le Pays à l’envers» (le 28 à 20h30). Le premier montre sans trémolos une journée rurale au Mexique telle que la vivent les candidats à l’immigration. Le second réalisé par Sylvain Dampierre nous emmène en Guadeloupe, à la quête des origines et à leur effacement.

Un autre événement rehausse le Cinéma du Réel. C’est «Ecchymoses» de Fleur Albert, distingué par le Prix Louis-Marcorelles (le 27 à 20h30). En cent minutes, la documentariste nous plonge dans un collège français tel qu’on peut le percevoir à partir de l’infirmerie et des maux d’adolescence qui ne sont pas soumis à évaluation dans les épreuves platement scolaires.

Fernand-Joseph Meyer

17.05.2009 18h53

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Sans effets spéciaux, juste du réel

Isabelle Huppert, en ouvrant le festival de Cannes, a eu la formule heureuse pour définir le cinéma qui serait, selon elle, une machine de vérité. Sauf qu’on ne peut s’en tenir à une seule vérité sinon on est bon pour le mensonge.

Le cinéma a toujours été en équilibre périlleux entre fiction et documentaire ; depuis ses origines, il folâtre entre Georges Méliès, le magicien imaginant les fictions les plus folles, et Louis Lumière, le documentariste filmant le réel à l’état brut. La Cinémathèque de Luxembourg s’en mêle heureusement. Jusqu’au 28 mai, elle accueille le 31ème Festival International de films documentaires, «Cinéma du réel».

Depuis belle lurette, ce qu’on appelait jadis le «docu» – ou pire le «docucul» – est aux oubliettes. Le cinéma documentaire d’aujourd’hui ne prétend plus à l’objectivité qui n’est que de la vérité tronquée. Les documentaristes filment sans omettre de montrer leur point de vue et d’assumer ainsi une subjectivité généreuse, ouverte et interactive. Six programmes de films seront projetés à la Cinémathèque. En émergent un film mexicain d’Eugenio Polgovsky «Les Héritiers» (le 25 mai à 20h30) et un autre qui est français, «Le Pays à l’envers» (le 28 à 20h30). Le premier montre sans trémolos une journée rurale au Mexique telle que la vivent les candidats à l’immigration. Le second réalisé par Sylvain Dampierre nous emmène en Guadeloupe, à la quête des origines et à leur effacement.

Un autre événement rehausse le Cinéma du Réel. C’est «Ecchymoses» de Fleur Albert, distingué par le Prix Louis-Marcorelles (le 27 à 20h30). En cent minutes, la documentariste nous plonge dans un collège français tel qu’on peut le percevoir à partir de l’infirmerie et des maux d’adolescence qui ne sont pas soumis à évaluation dans les épreuves platement scolaires.

Fernand-Joseph Meyer

17.05.2009 18h53

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