Apr 26 2013

«Une mosaïque de 46 films haïkus»

Published by at 07:17 under Festival

SOURCE: http://www.paperjam.lu

Le Festival international des Très courts se tiendra vendredi au Ciné Utopia. Un programme original de films de moins de trois minutes qui est présenté dans 100 villes du monde. Trois questions à Pablo Chimienti, un des organisateurs.

Le Festival international des Très courts en est à sa 15e édition et est de retour au Luxembourg après trois ans d’absence. Quelles ont été les grandes étapes de son histoire?

«L’idée qui a prévalu à la création du festival était de présenter, comme son nom l’indique, des films très courts, soit de moins de trois minutes (hors titre et générique). Très vite, après quelques éditions, l’équipe parisienne a voulu étendre le festival à plusieurs villes, puis plusieurs pays. En 2002, les projections ont eu lieu simultanément dans quatre villes de France. Nous sommes cette année à près de 100 villes dans 24 pays, dont Luxembourg. Gabriel Boisanté et moi-même avons rapporté le concept de Paris au Grand-Duché. Le Très Courts s’est tenu à la cinémathèque en 2006 et 2008, puis au Ciné Belval en 2010… J’ai proposé au groupe Utopia de reprendre le flambeau et ils n’ont pas hésité: c’est un type de films qu’on ne voit pas ailleurs.

Comment s’effectue la sélection de ces films?

«Les organisateurs reçoivent des films du monde entier. Ils en cherchent aussi dans d’autres festivals, dont celui de Clermont-Ferrand, une référence pour les courts-métrages. Ils glanent des perles sur internet… Ensuite, un comité de sélection choisit les films pour leurs qualités visuelle, technique, narrative et établit un programme. Le jeu est de créer une sorte de grand film comme une mosaïque de 46 films haïkus. Il n’y a pas un fil rouge global, mais des clins d’œil de film en film. Enfin, la sélection est soumise à un jury international, Jackie Beck la country manager d’Utopia sa en fait d’ailleurs partie, qui décerne trois prix (Grand Prix, Prix de l’animation et Prix de l’originalité). Il y a aussi un prix du public qui représente l’ensemble des 100 salles où le festival a lieu.

Que pouvez-vous nous dire sur le contenu de ces films?

«On constate dans le très-court-métrage, comme dans l’ensemble du cinéma, un reflet de la société actuelle. Par rapport à d’autres années, le programme 2013 est sans doute plus sombre, plus profond. L’humour reste présent, mais on est moins dans la gaudriole ou le potache, pour aller vers plus d’ironie ou d’humour noir… La plupart des films émanent de jeunes réalisateurs, parfois encore étudiants. Sans soute se posent-ils beaucoup de questions sur leur avenir, l’écologie, la crise… Mais ils parlent aussi d’amour et nous régalent de bijoux d’inventivité et de recherches technologiques.»

Festival international des Très Courts

Le 26 avril à 20h au Ciné Utopia, suivi d’une after à la Bouneweger Stuff.

www.trescourt.com

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SOURCE: http://www.paperjam.lu

Le Festival international des Très courts se tiendra vendredi au Ciné Utopia. Un programme original de films de moins de trois minutes qui est présenté dans 100 villes du monde. Trois questions à Pablo Chimienti, un des organisateurs.

Le Festival international des Très courts en est à sa 15e édition et est de retour au Luxembourg après trois ans d’absence. Quelles ont été les grandes étapes de son histoire?

«L’idée qui a prévalu à la création du festival était de présenter, comme son nom l’indique, des films très courts, soit de moins de trois minutes (hors titre et générique). Très vite, après quelques éditions, l’équipe parisienne a voulu étendre le festival à plusieurs villes, puis plusieurs pays. En 2002, les projections ont eu lieu simultanément dans quatre villes de France. Nous sommes cette année à près de 100 villes dans 24 pays, dont Luxembourg. Gabriel Boisanté et moi-même avons rapporté le concept de Paris au Grand-Duché. Le Très Courts s’est tenu à la cinémathèque en 2006 et 2008, puis au Ciné Belval en 2010… J’ai proposé au groupe Utopia de reprendre le flambeau et ils n’ont pas hésité: c’est un type de films qu’on ne voit pas ailleurs.

Comment s’effectue la sélection de ces films?

«Les organisateurs reçoivent des films du monde entier. Ils en cherchent aussi dans d’autres festivals, dont celui de Clermont-Ferrand, une référence pour les courts-métrages. Ils glanent des perles sur internet… Ensuite, un comité de sélection choisit les films pour leurs qualités visuelle, technique, narrative et établit un programme. Le jeu est de créer une sorte de grand film comme une mosaïque de 46 films haïkus. Il n’y a pas un fil rouge global, mais des clins d’œil de film en film. Enfin, la sélection est soumise à un jury international, Jackie Beck la country manager d’Utopia sa en fait d’ailleurs partie, qui décerne trois prix (Grand Prix, Prix de l’animation et Prix de l’originalité). Il y a aussi un prix du public qui représente l’ensemble des 100 salles où le festival a lieu.

Que pouvez-vous nous dire sur le contenu de ces films?

«On constate dans le très-court-métrage, comme dans l’ensemble du cinéma, un reflet de la société actuelle. Par rapport à d’autres années, le programme 2013 est sans doute plus sombre, plus profond. L’humour reste présent, mais on est moins dans la gaudriole ou le potache, pour aller vers plus d’ironie ou d’humour noir… La plupart des films émanent de jeunes réalisateurs, parfois encore étudiants. Sans soute se posent-ils beaucoup de questions sur leur avenir, l’écologie, la crise… Mais ils parlent aussi d’amour et nous régalent de bijoux d’inventivité et de recherches technologiques.»

Festival international des Très Courts

Le 26 avril à 20h au Ciné Utopia, suivi d’une after à la Bouneweger Stuff.

www.trescourt.com

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