Apr 22 2009

Indie Horror Picture Show

Published by at 14:33 under Festival,No-Low Budget

source: De  Pablo Chimienti http://lequotidien.editpress.lu


Cinéma: Sans le sou, mais pas sans idées!
N’est pas Spielberg, Scorsese ou Godard qui veut! Mais résumer le septième art à ces seuls grands réalisateurs serait injuste vis-à-vis de tous les autres cinéastes, qu’ils soient professionnels ou amateurs. Samedi à Esch, deux manifestations sont dédiées, justement, à ce cinéma sans le sou, fait de bouts de ficelle et de bonnes volontés. Et les résultats sont parfois saisissants.

L’Indie Horror Picture Show est né l’an dernier sous la houlette de Feierblumm, Pyrrhus Movie Productions et Pulsa Pictures – des associations de réalisateurs amateurs. Le but initial était de présenter, lors d’une grande soirée, toutes les dernières productions des associations.
La première édition à l’Ariston, en 2008, est un succès. Tous les tickets pour la manifestation partent en quelques minutes et le public en redemande. Une deuxième soirée est alors organisée, quelques semaines plus tard à la Rockhal. Nouveau succès.
L’Indie Horror Picture Show – le nom se veut un clair hommage à la comédie musicale Rocky Horror Picture Show, de Jim Sharman, tournée avec un petit budget et devenu culte pour de nombreux cinéphiles – n’a rien à voir avec des films d’horreur. Il présente ce que les puissants du cinéma appellent, de manière un peu hautaine, des «films sauvages», c’est-à-dire qui échappent au parcours habituel: producteurs, aides étatiques et sorties en salle. Ici, tout est fait maison, ou presque, entre amis venus travailler bénévolement et avec le matériel de bord. «Dans cette programmation, nous présentons, par exemple, Lei, lui e l’altro, de Steve Hoegener, explique Sacha Bachim, le président de Feierblumm. Pour ce tournage, ils n’avaient même pas de caméra, alors ils ont filmé avec un appareil photo!» Résultat, un superbe film en stop-motion de huit minutes, sélectionné récemment pour l’Independent Days Film Festival de Karlsruhe.
Dans ce film-là, comme dans d’autres, il y a certes quelques maladresses, tant scénaristiques que visuelles, mais Susanna Ianni, la responsable de l’événementiel des cinémas Caramba, l’assure: «C’est un festival à très gros potentiel.» Elle n’a d’ailleurs pas hésité à transférer le festival de l’Ariston à la salle des avant-premières du CineBelval (avec plus de 540 places). «Caramba a toujours soutenu les jeunes réalisateurs, surtout luxembourgeois, reprend Susanna Ianni. Le festival est l’occasion de montrer au public qu’il y a des jeunes réalisateurs qui peuvent faire des choses incroyables, et souvent très drôles, avec de tout petits budgets». «En tout cas, les films présentés lors de la première édition étaient vraiment très bien réalisés», assure-t-elle.

Une production souterraine à découvrir

Les organisateurs du festival ont également tiré les leçons de la première édition. Le programme passe ainsi de cinq à neuf courts et aucun des films ne dépasse les 20 minutes. Ces réalisations, toutes narratives, couvrent tous les genres.
Le festival n’octroie pas de prix, en tout cas pas encore, car, «même s’ils sont tous de qualité, on n’a pas vraiment sélectionné les neuf films présentés cette année, avoue Sacha Bachim. «Nous avons accepté tous les courts qui nous ont été proposés.» L’organisateur espère tout de même proposer rapidement une programmation compétitive.
En attendant, Date-Lech, de Mike Tereba et Georges Waringo, De Bommeleeër: Episod 113, de Mike Tereba, Dreamcell, de Frank Hansen, Lei, lui e l’altro, de Steve Hoegener, Marie Side, de Fred Sauvant, Meet Myself, de Georges Waringo, Of a Demon in My View, de Laurent Prim et Paul Kohn, Ricky, de Mike Tereba et TV-Fresser de Juan Aguilar vont être diffusés en haute définition sur le plus grand écran du Grand-Duché. Une récompense en soi pour les films et leur réalisateur et une occasion unique pour le public de découvrir une production aussi vivante que souterraine.
La soirée sera complétée par la présentation de chaque film par le réalisateur, par des sketches en live, par la possibilité de rencontrer les équipes de tournage, par un cocktail dînatoire en début de soirée et par une after-party avec DJ jusqu’à 3 h. Le tout au tarif de 10 euros (dont 1,50 euro sera reversé au Télévie).

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source: De  Pablo Chimienti http://lequotidien.editpress.lu


Cinéma: Sans le sou, mais pas sans idées!
N’est pas Spielberg, Scorsese ou Godard qui veut! Mais résumer le septième art à ces seuls grands réalisateurs serait injuste vis-à-vis de tous les autres cinéastes, qu’ils soient professionnels ou amateurs. Samedi à Esch, deux manifestations sont dédiées, justement, à ce cinéma sans le sou, fait de bouts de ficelle et de bonnes volontés. Et les résultats sont parfois saisissants.

L’Indie Horror Picture Show est né l’an dernier sous la houlette de Feierblumm, Pyrrhus Movie Productions et Pulsa Pictures – des associations de réalisateurs amateurs. Le but initial était de présenter, lors d’une grande soirée, toutes les dernières productions des associations.
La première édition à l’Ariston, en 2008, est un succès. Tous les tickets pour la manifestation partent en quelques minutes et le public en redemande. Une deuxième soirée est alors organisée, quelques semaines plus tard à la Rockhal. Nouveau succès.
L’Indie Horror Picture Show – le nom se veut un clair hommage à la comédie musicale Rocky Horror Picture Show, de Jim Sharman, tournée avec un petit budget et devenu culte pour de nombreux cinéphiles – n’a rien à voir avec des films d’horreur. Il présente ce que les puissants du cinéma appellent, de manière un peu hautaine, des «films sauvages», c’est-à-dire qui échappent au parcours habituel: producteurs, aides étatiques et sorties en salle. Ici, tout est fait maison, ou presque, entre amis venus travailler bénévolement et avec le matériel de bord. «Dans cette programmation, nous présentons, par exemple, Lei, lui e l’altro, de Steve Hoegener, explique Sacha Bachim, le président de Feierblumm. Pour ce tournage, ils n’avaient même pas de caméra, alors ils ont filmé avec un appareil photo!» Résultat, un superbe film en stop-motion de huit minutes, sélectionné récemment pour l’Independent Days Film Festival de Karlsruhe.
Dans ce film-là, comme dans d’autres, il y a certes quelques maladresses, tant scénaristiques que visuelles, mais Susanna Ianni, la responsable de l’événementiel des cinémas Caramba, l’assure: «C’est un festival à très gros potentiel.» Elle n’a d’ailleurs pas hésité à transférer le festival de l’Ariston à la salle des avant-premières du CineBelval (avec plus de 540 places). «Caramba a toujours soutenu les jeunes réalisateurs, surtout luxembourgeois, reprend Susanna Ianni. Le festival est l’occasion de montrer au public qu’il y a des jeunes réalisateurs qui peuvent faire des choses incroyables, et souvent très drôles, avec de tout petits budgets». «En tout cas, les films présentés lors de la première édition étaient vraiment très bien réalisés», assure-t-elle.

Une production souterraine à découvrir

Les organisateurs du festival ont également tiré les leçons de la première édition. Le programme passe ainsi de cinq à neuf courts et aucun des films ne dépasse les 20 minutes. Ces réalisations, toutes narratives, couvrent tous les genres.
Le festival n’octroie pas de prix, en tout cas pas encore, car, «même s’ils sont tous de qualité, on n’a pas vraiment sélectionné les neuf films présentés cette année, avoue Sacha Bachim. «Nous avons accepté tous les courts qui nous ont été proposés.» L’organisateur espère tout de même proposer rapidement une programmation compétitive.
En attendant, Date-Lech, de Mike Tereba et Georges Waringo, De Bommeleeër: Episod 113, de Mike Tereba, Dreamcell, de Frank Hansen, Lei, lui e l’altro, de Steve Hoegener, Marie Side, de Fred Sauvant, Meet Myself, de Georges Waringo, Of a Demon in My View, de Laurent Prim et Paul Kohn, Ricky, de Mike Tereba et TV-Fresser de Juan Aguilar vont être diffusés en haute définition sur le plus grand écran du Grand-Duché. Une récompense en soi pour les films et leur réalisateur et une occasion unique pour le public de découvrir une production aussi vivante que souterraine.
La soirée sera complétée par la présentation de chaque film par le réalisateur, par des sketches en live, par la possibilité de rencontrer les équipes de tournage, par un cocktail dînatoire en début de soirée et par une after-party avec DJ jusqu’à 3 h. Le tout au tarif de 10 euros (dont 1,50 euro sera reversé au Télévie).

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