May 20 2010

Les Inrocks sur “Illégal”

Published by at 11:30 under Festival

lesinrocks.com

Quinzaine bis

Terrence Malick et son Tree of Life ne sont pas là, donc on doit se contenter du tronc d’arbre de l’américain Two Gates of Sleep de Alistair Banks Griffin, qui bloque deux frangins convoyant le cercueil de leur mère. Comme ils n’ont pas vu Le Convoi de la Peur de William Friedkin (ce sont des vrais gens du sud profond), ils ne font pas péter l’arbre et font le voyage à pied. C’est très beau de sensations pures (la chasse au cerf dans les règles de l’art, qui fait se dire que les acteurs pourront survivre sans petits fours à Cannes) mais un peu recroquevillé sur soi, comme une jolie miniature qu’on regarde sous cloche sans trop s’investir. Et on doit être un gros salaud pour ne pas avoir aimé le belge Illégal de Olivier Masset-Depasse, ou le calvaire d’une sans-papier détenue dans un centre de rétention et sur le point d’être expulsée : bon point pour elle, elle est pas trop moche, biélorusse et blanche. La description précise d’un centre de rétention et des absurdités bureaucratiques tourne à la leçon d’incivisme lourdingue à la Danette : quand la future expulsée se rebelle dans son avion, tout le monde se lève pour la soutenir, pilote y compris. Du pathos et du pâteux.

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Terrence Malick et son Tree of Life ne sont pas là, donc on doit se contenter du tronc d’arbre de l’américain Two Gates of Sleep de Alistair Banks Griffin, qui bloque deux frangins convoyant le cercueil de leur mère. Comme ils n’ont pas vu Le Convoi de la Peur de William Friedkin (ce sont des vrais gens du sud profond), ils ne font pas péter l’arbre et font le voyage à pied. C’est très beau de sensations pures (la chasse au cerf dans les règles de l’art, qui fait se dire que les acteurs pourront survivre sans petits fours à Cannes) mais un peu recroquevillé sur soi, comme une jolie miniature qu’on regarde sous cloche sans trop s’investir. Et on doit être un gros salaud pour ne pas avoir aimé le belge Illégal de Olivier Masset-Depasse, ou le calvaire d’une sans-papier détenue dans un centre de rétention et sur le point d’être expulsée : bon point pour elle, elle est pas trop moche, biélorusse et blanche. La description précise d’un centre de rétention et des absurdités bureaucratiques tourne à la leçon d’incivisme lourdingue à la Danette : quand la future expulsée se rebelle dans son avion, tout le monde se lève pour la soutenir, pilote y compris. Du pathos et du pâteux.

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