May 24 2013

«On n’a jamais reçu autant de projets français»

Published by at 07:58 under Festival

SOURCE: http://www.paperjam.lu

La journée luxembourgeoise au Festival de Cannes est derrière nous. L’occasion de faire le point avec Guy Daleiden, directeur du Film Fund, qui se félicite du bon accueil de nos professionnels.

Comme chaque année, Luxembourg est présent au Festival de Cannes, sur le Marché du film. Pourquoi est-ce indispensable?

«Cette année, Luxembourg est présent dans la compétition, avec deux coproductions dans la Quinzaine des réalisateurs et c’est déjà une belle visibilité. Le grand public ne connaît de Cannes que le tapis rouge, les marches du Palais, les stars et les paillettes. Mais l’essentiel du festival se situe ailleurs: sur le marché. C’est là que les producteurs et les distributeurs vendent et achètent leurs films, c’est là que se nouent des coproductions, que des réalisateurs peuvent rencontrer des producteurs… Il y a des workshops pour les producteurs, des projections… Plus de 100 pays y sont présents. Il est bien évident que Luxembourg doit y être. Outre les producteurs, nous avons amené l’équipe de la sitcom Come Back, et nous avons permis à des jeunes réalisateurs de venir, notamment au marché des films courts.

Luc Frieden, nouvellement ministre des Communications et des Médias, est venu pour la première fois au pavillon luxembourgeois. Qu’a-t-il pu découvrir?

«Le ministre est venu pour s’informer et se faire une image du secteur. Il a pu discuter avec les professionnels de l’audiovisuel luxembourgeois. Il s’est montré à leur écoute. Il a aussi pu visiter les stands des pays avec lesquels nous avons des accords de coproduction.

Son prédécesseur, François Biltgen, parlait toujours de «mettre Luxembourg sur la carte», qu’en est-il aujourd’hui?

«C’est une réussite. Le Luxembourg du cinéma est connu et reconnu et nous bénéficions d’une bonne image dans le milieu. Avec des producteurs sérieux et de plus en plus expérimentés aux aguerris des mécanismes de la coproduction. La reconnaissance se voit aussi par les mandats qu’ont obtenus plusieurs Luxembourgeois au niveau européen. Après Jani Thiltges élu au CA de à la European Film Academy, c’est Nico Simon qui a été élu comme président du réseau Europa cinémas et Françoise Lentz au CA du European Film Promotion (EFP). Cela montre que les qualités de nos professionnels sont appréciées.

Les professionnels français semblent cependant grincer des dents et voir d’un mauvais œil le nombre croissant de coproductions avec le Luxembourg, comme on a pu le lire dansLibération il y a quelques mois ou dans Le Monde ce week-end…

«Sur 264 films produits en France, les deux tiers se font sans coproduction. Ceux qui sont coprododuit avec le Luxembourg (ou avec d’autres) n’existeraient pas sans cela. Je comprends bien que certains techniciens ou leur syndicat s’en émeuvent, mais les Luxembourgeois ne volent pas de travail aux Français… Les producteurs qui tournent ici sont ravis et saluent le travail qui est fait au Grand-Duché. Ils étaient très nombreux présents à notre fête… et ce n’est pas pour boire du champagne gratuitement: à Cannes, il y en a partout! D’ailleurs, on n’a jamais eu autant de demandes de coproduction avec la France. Ils font la file! Et les autres pays avec lesquels nous avons des accords bilatéraux ne font pas autant de battage, que ce soit la Belgique, l’Autriche, l’Irlande, la Suisse…»

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La journée luxembourgeoise au Festival de Cannes est derrière nous. L’occasion de faire le point avec Guy Daleiden, directeur du Film Fund, qui se félicite du bon accueil de nos professionnels.

Comme chaque année, Luxembourg est présent au Festival de Cannes, sur le Marché du film. Pourquoi est-ce indispensable?

«Cette année, Luxembourg est présent dans la compétition, avec deux coproductions dans la Quinzaine des réalisateurs et c’est déjà une belle visibilité. Le grand public ne connaît de Cannes que le tapis rouge, les marches du Palais, les stars et les paillettes. Mais l’essentiel du festival se situe ailleurs: sur le marché. C’est là que les producteurs et les distributeurs vendent et achètent leurs films, c’est là que se nouent des coproductions, que des réalisateurs peuvent rencontrer des producteurs… Il y a des workshops pour les producteurs, des projections… Plus de 100 pays y sont présents. Il est bien évident que Luxembourg doit y être. Outre les producteurs, nous avons amené l’équipe de la sitcom Come Back, et nous avons permis à des jeunes réalisateurs de venir, notamment au marché des films courts.

Luc Frieden, nouvellement ministre des Communications et des Médias, est venu pour la première fois au pavillon luxembourgeois. Qu’a-t-il pu découvrir?

«Le ministre est venu pour s’informer et se faire une image du secteur. Il a pu discuter avec les professionnels de l’audiovisuel luxembourgeois. Il s’est montré à leur écoute. Il a aussi pu visiter les stands des pays avec lesquels nous avons des accords de coproduction.

Son prédécesseur, François Biltgen, parlait toujours de «mettre Luxembourg sur la carte», qu’en est-il aujourd’hui?

«C’est une réussite. Le Luxembourg du cinéma est connu et reconnu et nous bénéficions d’une bonne image dans le milieu. Avec des producteurs sérieux et de plus en plus expérimentés aux aguerris des mécanismes de la coproduction. La reconnaissance se voit aussi par les mandats qu’ont obtenus plusieurs Luxembourgeois au niveau européen. Après Jani Thiltges élu au CA de à la European Film Academy, c’est Nico Simon qui a été élu comme président du réseau Europa cinémas et Françoise Lentz au CA du European Film Promotion (EFP). Cela montre que les qualités de nos professionnels sont appréciées.

Les professionnels français semblent cependant grincer des dents et voir d’un mauvais œil le nombre croissant de coproductions avec le Luxembourg, comme on a pu le lire dansLibération il y a quelques mois ou dans Le Monde ce week-end…

«Sur 264 films produits en France, les deux tiers se font sans coproduction. Ceux qui sont coprododuit avec le Luxembourg (ou avec d’autres) n’existeraient pas sans cela. Je comprends bien que certains techniciens ou leur syndicat s’en émeuvent, mais les Luxembourgeois ne volent pas de travail aux Français… Les producteurs qui tournent ici sont ravis et saluent le travail qui est fait au Grand-Duché. Ils étaient très nombreux présents à notre fête… et ce n’est pas pour boire du champagne gratuitement: à Cannes, il y en a partout! D’ailleurs, on n’a jamais eu autant de demandes de coproduction avec la France. Ils font la file! Et les autres pays avec lesquels nous avons des accords bilatéraux ne font pas autant de battage, que ce soit la Belgique, l’Autriche, l’Irlande, la Suisse…»

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