May 19 2013

“The Congress” fait forte impression sur la Croisette à Cannes

Published by at 19:25 under Festival,PTD

SOURCE: http://www.wort.lu

La coproduction luxembourgeoise en ouverture de la Quinzaine des réalisateurs, une sélection qui se tient parallèlement à la compétition officielle du festival de Cannes.

Plusieurs minutes de “Standing ovation” ont salué jeudi 16 mai le film “The Congress”, du réalisateur Ari Folman, à l’issue de deux heures de grand spectacle. Le long métrage était présenté en ouverture de la Quinzaine des réalisateurs, une sélection qui se tient parallèlement à la compétition officielle du festival de Cannes. Cinq ans après “Waltz with Bachir”, qui lui avait valu le Golden Globe du meilleur film étranger, le cinéaste israélien prouve qu’il n’a rien perdu de sa virtuosité.

Les producteurs luxembourgeois Paul Thiltges et David Grumbach étaient présents aux côtés du réalisateur ainsi que de l’actrice vedette Robin Wright. Ils ne cachaient par leur émotion après la projection. “C’est un projet de plus de quatre années qui se concrétise”, a commenté David Crumbach. Le Studio d’animation 352 de Contern a également activement participé à ce projet. Au total, la participation luxembourgeoise s’élève à 1,3 million d’euros, sur un budget total de quelque neuf millions d’euros.

La réalité dépassée par la fiction

“The Congress” est basé sur le livre de science fiction “The Futurological Congress” de Stanislaw Lem. Robin Wright joue son propre personnage. Elle est une actrice célèbre mais sur le déclin, qui se voit proposer par un studio de Hollywood de servir de modèle à un avatar. Elle n’aura plus aucun droit sur ce personnage numérique pendant 20 ans. Elle accepte, pour pouvoir continuer à exister comme actrice, mais aussi pour avoir les moyens financiers de s’occuper de son fils, atteint par la maladie de Usher.

Le film présente l’originalité de mêler fiction et animation. Il trouve toute sa force dans le jeu sensible et juste de Robin Wright, ainsi que dans le superbe travail visuel réalisé notamment dans la partie des animations. Le scénario, qui démarre de manière conventionnelle, se complexifie à mesure que se déroule l’histoire, ce qui finit malheureusement par alourdir le propos. Difficile de trouver ses repères dans les différents mondes parallèles qui se créent successivement.

“The Congress” est un plaidoyer pour un cinéma de chair et de sang: à l’heure de la 3D, de la capture motion et autres nouvelles technologies, le cinéma doit rester une aventure humaine. Les cinéphiles apprécieront les nombreuses références (notamment à Stanley Kubrick) qui nourrissent ce propos très engagé.

Marie-Laure Rolland (à Cannes)

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SOURCE: http://www.wort.lu

La coproduction luxembourgeoise en ouverture de la Quinzaine des réalisateurs, une sélection qui se tient parallèlement à la compétition officielle du festival de Cannes.

Plusieurs minutes de “Standing ovation” ont salué jeudi 16 mai le film “The Congress”, du réalisateur Ari Folman, à l’issue de deux heures de grand spectacle. Le long métrage était présenté en ouverture de la Quinzaine des réalisateurs, une sélection qui se tient parallèlement à la compétition officielle du festival de Cannes. Cinq ans après “Waltz with Bachir”, qui lui avait valu le Golden Globe du meilleur film étranger, le cinéaste israélien prouve qu’il n’a rien perdu de sa virtuosité.

Les producteurs luxembourgeois Paul Thiltges et David Grumbach étaient présents aux côtés du réalisateur ainsi que de l’actrice vedette Robin Wright. Ils ne cachaient par leur émotion après la projection. “C’est un projet de plus de quatre années qui se concrétise”, a commenté David Crumbach. Le Studio d’animation 352 de Contern a également activement participé à ce projet. Au total, la participation luxembourgeoise s’élève à 1,3 million d’euros, sur un budget total de quelque neuf millions d’euros.

La réalité dépassée par la fiction

“The Congress” est basé sur le livre de science fiction “The Futurological Congress” de Stanislaw Lem. Robin Wright joue son propre personnage. Elle est une actrice célèbre mais sur le déclin, qui se voit proposer par un studio de Hollywood de servir de modèle à un avatar. Elle n’aura plus aucun droit sur ce personnage numérique pendant 20 ans. Elle accepte, pour pouvoir continuer à exister comme actrice, mais aussi pour avoir les moyens financiers de s’occuper de son fils, atteint par la maladie de Usher.

Le film présente l’originalité de mêler fiction et animation. Il trouve toute sa force dans le jeu sensible et juste de Robin Wright, ainsi que dans le superbe travail visuel réalisé notamment dans la partie des animations. Le scénario, qui démarre de manière conventionnelle, se complexifie à mesure que se déroule l’histoire, ce qui finit malheureusement par alourdir le propos. Difficile de trouver ses repères dans les différents mondes parallèles qui se créent successivement.

“The Congress” est un plaidoyer pour un cinéma de chair et de sang: à l’heure de la 3D, de la capture motion et autres nouvelles technologies, le cinéma doit rester une aventure humaine. Les cinéphiles apprécieront les nombreuses références (notamment à Stanley Kubrick) qui nourrissent ce propos très engagé.

Marie-Laure Rolland (à Cannes)

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