Jul 22 2014

Film Fonds: 35 millions d’euros en 2013

Published by at 08:01 under Filmfund Luxembourg

SOURCE: http://www.paperjam.lu

Alors que l’année 2014 est déjà bien entamée, le rapport d’activité 2013 permet de mesurer les investissements consentis: plus de 35 millions d’euros ont aidé l’audiovisuel luxembourgeois.

On attendait la présentation de l’année 2013 en mai dernier. Mais c’est ce lundi que Bob Krieps, président du conseil d’administration, et Guy Daleiden, directeur, ont présenté le rapport d’activité du dernier exercice (en date) du Fonds de soutien à l’audiovisuel. Alors que la dotation budgétaire allouée était de 40 millions d’euros, les aides sélectives à l’audiovisuel ont représenté, en 2013, quelque 35.224.371 euros.

Ce sont 58 projets qui se sont vus attribuer une aide alors que 94 ont été déposés. «Le fait qu’il y ait de plus en plus de projets déposés – et 2014 va dans le même sens puisque nous en avons déjà reçu 102 – prouve la bonne réputation du Luxembourg et de ses producteurs en matière de coproductions internationales», s’est réjoui Guy Daleiden, le directeur du Fonds. Le gâteau ne grossissant pas d’année en année, le nombre de projets retoqués va évidemment croissant.

Pour éviter le saupoudrage et en même temps garantir la viabilité des projets soutenus, le Film Fonds, en accord avec la profession (Union luxembourgeoise des producteurs audiovisuels, ULPA), a décidé de revoir à la baisse les montants plafonds auxquels les films pouvaient prétendre. Ainsi, un long-métrage où le coproducteur luxembourgeois est minoritaire ne pourra plus obtenir que 2 millions d’euros maximum, contre 2,4 millions auparavant. À l’inverse, les projets majoritaires, où le réalisateur est luxembourgeois, voient leur plafond s’élever à 3,5 millions d’euros… «en fonction du budget global du film».

Plusieurs aides

Parmi les aides sélectives apportées par le Film Fonds, il faut différencier les aides à l’écriture et au développement (1,2 million d’euros), les aides à la production (34 millions d’euros) et les subsides et aides à la promotion (qui restent marginales, 235.000 euros, en bourses, aide au doublage, à la promotion…).

Seuls quatre films ont émargé à plus de 2 millions d’euros en 2013: «Baby (a)lone» (Donato Rotunno, Iris Productions; 2,5 millions d’euros), «La justice ou le chaos» (Vincent Garenq, Samsa Film; 2,15 millions), «Die Revolution» (Virgil Widrich, Amour fou; 2,1 millions), et «Le dernier diamant» (Éric Barbier, Bidibul Production; 2,1 millions).

Le rapport d’activité insiste encore sur la présence du Luxembourg au sein de plusieurs compétitions et festivals internationaux où le Film Fonds ne manque pas d’intervenir pour la promotion de la place de Luxembourg comme lieu de coproduction. «Il faut rappeler que 700 emplois sont liés à l’univers du cinéma et que la moitié des sommes investies retournent directement dans l’économie», a martelé Guy Daleiden.

Pour compléter le rapport d’activité, il n’est pas inutile de rappeler que 2013 était la dernière année où les certificats d’investissement en audiovisuel pouvaient être rentrés, même si de nouveaux projets n’étaient plus acceptés. La participation financière de l’État luxembourgeois à ce titre aura été de 15,5 millions d’euros, à savoir 30% du montant total investi, soit 51,7 millions d’euros. Plusieurs pointures internationales («Boule et Bill», «Ernest et Célestine», «J’enrage en son absence», «Une histoire d’amour»), bénéficiant encore de cet ancien régime.

Et après?

La nouvelle loi sur l’audiovisuel venant d’être approuvée, le fonctionnement du Film Fonds et des aides va être quelque peu chamboulé. En premier lieu, le nouveau conseil d’administration (seulement trois membres) et le nouveau comité de sélection (cinq à sept membres) devront être nommés d’ici la rentrée de septembre. «Avec la nécessité de ne pas être lié au secteur et l’obligation de parité, ce n’est pas chose aisée», a nuancé le directeur du Fonds, pourtant serein quant à la réussite de cette entreprise.

Il reste, pour 2014, une session de soumission de dossiers, une nouvelle ère pourra dès lors voir le jour.

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SOURCE: http://www.paperjam.lu

Alors que l’année 2014 est déjà bien entamée, le rapport d’activité 2013 permet de mesurer les investissements consentis: plus de 35 millions d’euros ont aidé l’audiovisuel luxembourgeois.

On attendait la présentation de l’année 2013 en mai dernier. Mais c’est ce lundi que Bob Krieps, président du conseil d’administration, et Guy Daleiden, directeur, ont présenté le rapport d’activité du dernier exercice (en date) du Fonds de soutien à l’audiovisuel. Alors que la dotation budgétaire allouée était de 40 millions d’euros, les aides sélectives à l’audiovisuel ont représenté, en 2013, quelque 35.224.371 euros.

Ce sont 58 projets qui se sont vus attribuer une aide alors que 94 ont été déposés. «Le fait qu’il y ait de plus en plus de projets déposés – et 2014 va dans le même sens puisque nous en avons déjà reçu 102 – prouve la bonne réputation du Luxembourg et de ses producteurs en matière de coproductions internationales», s’est réjoui Guy Daleiden, le directeur du Fonds. Le gâteau ne grossissant pas d’année en année, le nombre de projets retoqués va évidemment croissant.

Pour éviter le saupoudrage et en même temps garantir la viabilité des projets soutenus, le Film Fonds, en accord avec la profession (Union luxembourgeoise des producteurs audiovisuels, ULPA), a décidé de revoir à la baisse les montants plafonds auxquels les films pouvaient prétendre. Ainsi, un long-métrage où le coproducteur luxembourgeois est minoritaire ne pourra plus obtenir que 2 millions d’euros maximum, contre 2,4 millions auparavant. À l’inverse, les projets majoritaires, où le réalisateur est luxembourgeois, voient leur plafond s’élever à 3,5 millions d’euros… «en fonction du budget global du film».

Plusieurs aides

Parmi les aides sélectives apportées par le Film Fonds, il faut différencier les aides à l’écriture et au développement (1,2 million d’euros), les aides à la production (34 millions d’euros) et les subsides et aides à la promotion (qui restent marginales, 235.000 euros, en bourses, aide au doublage, à la promotion…).

Seuls quatre films ont émargé à plus de 2 millions d’euros en 2013: «Baby (a)lone» (Donato Rotunno, Iris Productions; 2,5 millions d’euros), «La justice ou le chaos» (Vincent Garenq, Samsa Film; 2,15 millions), «Die Revolution» (Virgil Widrich, Amour fou; 2,1 millions), et «Le dernier diamant» (Éric Barbier, Bidibul Production; 2,1 millions).

Le rapport d’activité insiste encore sur la présence du Luxembourg au sein de plusieurs compétitions et festivals internationaux où le Film Fonds ne manque pas d’intervenir pour la promotion de la place de Luxembourg comme lieu de coproduction. «Il faut rappeler que 700 emplois sont liés à l’univers du cinéma et que la moitié des sommes investies retournent directement dans l’économie», a martelé Guy Daleiden.

Pour compléter le rapport d’activité, il n’est pas inutile de rappeler que 2013 était la dernière année où les certificats d’investissement en audiovisuel pouvaient être rentrés, même si de nouveaux projets n’étaient plus acceptés. La participation financière de l’État luxembourgeois à ce titre aura été de 15,5 millions d’euros, à savoir 30% du montant total investi, soit 51,7 millions d’euros. Plusieurs pointures internationales («Boule et Bill», «Ernest et Célestine», «J’enrage en son absence», «Une histoire d’amour»), bénéficiant encore de cet ancien régime.

Et après?

La nouvelle loi sur l’audiovisuel venant d’être approuvée, le fonctionnement du Film Fonds et des aides va être quelque peu chamboulé. En premier lieu, le nouveau conseil d’administration (seulement trois membres) et le nouveau comité de sélection (cinq à sept membres) devront être nommés d’ici la rentrée de septembre. «Avec la nécessité de ne pas être lié au secteur et l’obligation de parité, ce n’est pas chose aisée», a nuancé le directeur du Fonds, pourtant serein quant à la réussite de cette entreprise.

Il reste, pour 2014, une session de soumission de dossiers, une nouvelle ère pourra dès lors voir le jour.

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