Aug 27 2013

L’envers du décor

Published by at 01:44 under Filmland

SOURCE: http://www.lequotidien.lu

CINÉMA- Pendant 16 jours, l’équipe néerlandaise du film Secrets of War était en tournage au Luxembourg, principalement à Kehlen, dans les studios de Filmland. Visite du plateau.
De notre journaliste Pablo Chimienti

C’est hier que s’est achevé à Filmland le tournage de Secrets of War, le film du Néerlandais Dennis Bots coproduit par Tarantula Luxembourg.

Tiens, une patrouille nazie, des adolescents en costume et culottes courtes, des gens qui attendent, d’autres qui préparent un repas pour un régiment, des techniciens par dizaines, des kilomètres de câbles. Aucun doute, nous sommes bien sur un plateau de cinéma.


Le réalisateur, Dennis Bots (debout), et les comédiens de Secrets of War dans la maison de Tuur telle qu’ondevrait la voir dans le film (Photo: Béatrice Pettovich)

Autour de nous, de grands hangars et dehors quelques véhicules étranges. Et c’est tout au fond de la zone industrielle de Kehlen, dans le tout récent Filmland, ouvert cet hiver, une minicité entièrement dédiée au 7e Art, que ça se passe.

Dans le studio numéro 1 du site, le réalisateur néerlandais Dennis Bots (Cool Kids Don’t Cry…) est en train de tourner une scène difficile de son prochain film : Secrets of War. Un film, comme à son habitude, sur les adolescents. «Des films au fond assez graves mais avec des fins lumineuses» précise Elise André, superviseur de production. Cette fois-ci, c’est la Seconde Guerre mondiale qui sert de toile de fond avec Tuur et Lamert, deux adolescents inséparables vivants aux Pays-Bas, et qui, en 1943, vont tous deux tomber amoureux de la mystérieuse Maartje, une petite fille juive. Rapidement entre sentiments et jalousies, les jeux d’enfants vont se trouver confrontés à la réalité de l’occupation.

Un drame, à l’image de la scène du jour. Une scène sombre, censée se passer dans une sorte de tunnel. Un «tunnel dans les collines entre les Pays-Bas et la Belgique qu’utilisaient les résistants pour se cacher ou s’enfuir». C’est dans ce tunnel, dans un trou, recrée dans la fosse de trois mètres du studio que se cache la famille de Tuur. Discrets derrière un gros rideau, loin de toute source lumineuse, les comédiens allument une bougie. On a beau être tout près, on ne verra rien, sinon à travers l’écran de contrôle, et on n’entend pas grand-chose. Le silence est de mise, sur le plateau, bien sûr, mais aussi dans la scène.

Filmland s’impose film après film

Autour de nous, dans le studio, trois décors créés exprès pour le film : l’entrée de ce passage sous-terrain, la maison de Tuur ainsi que sa chambre. L’envers du décor de la magie du cinéma.

Le tournage, débuté le 2 juillet et prévu jusqu’à demain aux Pays-Bas, s’est déroulé en Belgique et aux Pays-Bas, mais principalement au Grand-Duché; en grande partie en studio, à Filmland, mais aussi dans les décors naturels : Echternach, Pétange, Fond-de-Gras…

Si un seul comédien luxembourgeois apparaît à l’affiche, «Luc Feit, parfait en chef des soldats allemands», plus quelques autres tout petits rôles – difficile de faire plus dans un tournage en néerlandais – Tarantula et le Filmfund apportent 26 % du budget total du film (2,9 millions). Plusieurs chefs de postes luxembourgeois ont pris part au film : la musique est signée André Dziezuk (lire interview en page 2), les costumes sont d’Uli Simon et Katja Reinert était en charge du maquillage. Une partie de la post-production sera également effectuée au Luxembourg. Le film devrait arriver en salle au printemps 2014. D’ici là, Filmland va accueillir de nouveaux tournages. Et s’installer de plus en plus dans les habitudes cinématographiques des productions et coproductions grand-ducales. Ouni d’Hänn, deuxième long métrage de Donato Rotunno – par ailleurs responsable de Tarantula – s’y tourne d’ailleurs en ce moment même.

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CINÉMA- Pendant 16 jours, l’équipe néerlandaise du film Secrets of War était en tournage au Luxembourg, principalement à Kehlen, dans les studios de Filmland. Visite du plateau.
De notre journaliste Pablo Chimienti

C’est hier que s’est achevé à Filmland le tournage de Secrets of War, le film du Néerlandais Dennis Bots coproduit par Tarantula Luxembourg.

Tiens, une patrouille nazie, des adolescents en costume et culottes courtes, des gens qui attendent, d’autres qui préparent un repas pour un régiment, des techniciens par dizaines, des kilomètres de câbles. Aucun doute, nous sommes bien sur un plateau de cinéma.


Le réalisateur, Dennis Bots (debout), et les comédiens de Secrets of War dans la maison de Tuur telle qu’ondevrait la voir dans le film (Photo: Béatrice Pettovich)

Autour de nous, de grands hangars et dehors quelques véhicules étranges. Et c’est tout au fond de la zone industrielle de Kehlen, dans le tout récent Filmland, ouvert cet hiver, une minicité entièrement dédiée au 7e Art, que ça se passe.

Dans le studio numéro 1 du site, le réalisateur néerlandais Dennis Bots (Cool Kids Don’t Cry…) est en train de tourner une scène difficile de son prochain film : Secrets of War. Un film, comme à son habitude, sur les adolescents. «Des films au fond assez graves mais avec des fins lumineuses» précise Elise André, superviseur de production. Cette fois-ci, c’est la Seconde Guerre mondiale qui sert de toile de fond avec Tuur et Lamert, deux adolescents inséparables vivants aux Pays-Bas, et qui, en 1943, vont tous deux tomber amoureux de la mystérieuse Maartje, une petite fille juive. Rapidement entre sentiments et jalousies, les jeux d’enfants vont se trouver confrontés à la réalité de l’occupation.

Un drame, à l’image de la scène du jour. Une scène sombre, censée se passer dans une sorte de tunnel. Un «tunnel dans les collines entre les Pays-Bas et la Belgique qu’utilisaient les résistants pour se cacher ou s’enfuir». C’est dans ce tunnel, dans un trou, recrée dans la fosse de trois mètres du studio que se cache la famille de Tuur. Discrets derrière un gros rideau, loin de toute source lumineuse, les comédiens allument une bougie. On a beau être tout près, on ne verra rien, sinon à travers l’écran de contrôle, et on n’entend pas grand-chose. Le silence est de mise, sur le plateau, bien sûr, mais aussi dans la scène.

Filmland s’impose film après film

Autour de nous, dans le studio, trois décors créés exprès pour le film : l’entrée de ce passage sous-terrain, la maison de Tuur ainsi que sa chambre. L’envers du décor de la magie du cinéma.

Le tournage, débuté le 2 juillet et prévu jusqu’à demain aux Pays-Bas, s’est déroulé en Belgique et aux Pays-Bas, mais principalement au Grand-Duché; en grande partie en studio, à Filmland, mais aussi dans les décors naturels : Echternach, Pétange, Fond-de-Gras…

Si un seul comédien luxembourgeois apparaît à l’affiche, «Luc Feit, parfait en chef des soldats allemands», plus quelques autres tout petits rôles – difficile de faire plus dans un tournage en néerlandais – Tarantula et le Filmfund apportent 26 % du budget total du film (2,9 millions). Plusieurs chefs de postes luxembourgeois ont pris part au film : la musique est signée André Dziezuk (lire interview en page 2), les costumes sont d’Uli Simon et Katja Reinert était en charge du maquillage. Une partie de la post-production sera également effectuée au Luxembourg. Le film devrait arriver en salle au printemps 2014. D’ici là, Filmland va accueillir de nouveaux tournages. Et s’installer de plus en plus dans les habitudes cinématographiques des productions et coproductions grand-ducales. Ouni d’Hänn, deuxième long métrage de Donato Rotunno – par ailleurs responsable de Tarantula – s’y tourne d’ailleurs en ce moment même.

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