Oct 06 2013

On a visité les studios Filmland

Published by at 01:21 under Filmland

SOURCE: http://www.wunnen-mag.lu

Il y a deux semaines, nous visitions Filmland à Kehlen pour la première fois, à l’occasion de la conférence de presse relative au tournage du film de Donato Rotunno “Ouni d’Hänn” (Iris Productions / Tarantula).

Face à un large panel de journalistes, Donato Rotunno, réalisateur, Nicolas Steil, producteur et co-scénariste, et Tullio Forgiarini, co-scénariste, ont expliqué la raison d’être et la fabrication de ce film qui raconte l’histoire de deux jeunes adolescents mal-aimés, à la dérive, qui finissent par se soutenir l’un l’autre. Comment on dirige des jeunes acteurs qui sortent à peine de l’enfance. Comment on les aide à endosser les personnages et leur univers sombre sans perturber ni leur équilibre psychologique ni leur scolarité. Pourquoi le choix du luxembourgeois comme langue principale du film, le choix de l’authenticité, le choix de la langue parlée naturellement par les protagonistes. Pourquoi ces décors qui ne versent pas dans le misérabilisme, mais se présentent comme actuels et proprets, car le récit se passe de nos jours au Luxembourg, dans des cadres qui nous sont parfaitement familiers. Ainsi, les jeunes désaxés fréquentent des bâtiments scolaires modernes et lumineux; ils habitent dans des appartements sains et confortables du Fonds du Logement. Mais cet environnement de velours ne compense aucunement le manque d’amour et d’accompagnement dont souffrent les jeunes héros…

Après la conférence, tous les journalistes ont été conviés à une visite du plateau afin de découvrir certains des décors du film. Et c’est lors de cette visite qu’on ressent pleinement la magie du cinéma – même si on est en plein backstage, même si tout est à l’arrêt dans le studio, car c’est l’heure de midi et il y a trop de visiteurs de l’extérieur, même si on ne voit ni acteurs ni éclairages spéciaux… La poésie est là, palpable rien que dans le fait de rentrer dans cette grande boîte qui trône au centre du grand hall et d’y découvrir l’intérieur de l’appartement, modeste mais cosy, que l’on retrouvera dans le film plus tard; de voir l’enchevêtrement de tous ces projecteurs et câbles qui vont créer l’illusion et la narration, ces grandes toiles au mur qui représentent le paysage de la ville à l’extérieur de l’appartement… Le hall a beau être spartiate et brut, tous les ingrédients sont réunis pour enclencher la grande machine à rêves, ou à cauchemars, c’est selon…

Inauguré en mars 2013, Filmland est un ensemble de studios de tournage qui se trouve dans la zone industrielle de Kehlen. Filmland regroupe sur un même site des ateliers de construction pour les décors, des studios de tournage (halls de 1000, 600 et 400 m² avec des hauteurs allant jusqu’à 12 mètres), des bureaux de production et des services de postproduction, notamment des studios de montage image et son, un auditorium de mixage final, une salle d’étalonnage ou encore deux cellules d’effets spéciaux.
Les sociétés de production installées sur le site sont: Bidibul Production, Deal Productions, Iris Productions, Juliette Films, Lucil Film, Ni Vu ni Connu, Tarantula.
Les sociétés de postproduction installées sur le site sont: Espera, Lux Digital, Nako Fx, PTD, Philophon.
L’ampleur de la structure permet que deux films y soient tournés en même temps.
Filmland deviendra-t-il une sorte de Hollywood luxembourgeois ? C’est en tout cas déjà maintenant un site d’intense création artistique, imprégné de l’amour du cinéma, et on est curieux de découvrir le film de Donato Rotunno.

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SOURCE: http://www.wunnen-mag.lu

Il y a deux semaines, nous visitions Filmland à Kehlen pour la première fois, à l’occasion de la conférence de presse relative au tournage du film de Donato Rotunno “Ouni d’Hänn” (Iris Productions / Tarantula).

Face à un large panel de journalistes, Donato Rotunno, réalisateur, Nicolas Steil, producteur et co-scénariste, et Tullio Forgiarini, co-scénariste, ont expliqué la raison d’être et la fabrication de ce film qui raconte l’histoire de deux jeunes adolescents mal-aimés, à la dérive, qui finissent par se soutenir l’un l’autre. Comment on dirige des jeunes acteurs qui sortent à peine de l’enfance. Comment on les aide à endosser les personnages et leur univers sombre sans perturber ni leur équilibre psychologique ni leur scolarité. Pourquoi le choix du luxembourgeois comme langue principale du film, le choix de l’authenticité, le choix de la langue parlée naturellement par les protagonistes. Pourquoi ces décors qui ne versent pas dans le misérabilisme, mais se présentent comme actuels et proprets, car le récit se passe de nos jours au Luxembourg, dans des cadres qui nous sont parfaitement familiers. Ainsi, les jeunes désaxés fréquentent des bâtiments scolaires modernes et lumineux; ils habitent dans des appartements sains et confortables du Fonds du Logement. Mais cet environnement de velours ne compense aucunement le manque d’amour et d’accompagnement dont souffrent les jeunes héros…

Après la conférence, tous les journalistes ont été conviés à une visite du plateau afin de découvrir certains des décors du film. Et c’est lors de cette visite qu’on ressent pleinement la magie du cinéma – même si on est en plein backstage, même si tout est à l’arrêt dans le studio, car c’est l’heure de midi et il y a trop de visiteurs de l’extérieur, même si on ne voit ni acteurs ni éclairages spéciaux… La poésie est là, palpable rien que dans le fait de rentrer dans cette grande boîte qui trône au centre du grand hall et d’y découvrir l’intérieur de l’appartement, modeste mais cosy, que l’on retrouvera dans le film plus tard; de voir l’enchevêtrement de tous ces projecteurs et câbles qui vont créer l’illusion et la narration, ces grandes toiles au mur qui représentent le paysage de la ville à l’extérieur de l’appartement… Le hall a beau être spartiate et brut, tous les ingrédients sont réunis pour enclencher la grande machine à rêves, ou à cauchemars, c’est selon…

Inauguré en mars 2013, Filmland est un ensemble de studios de tournage qui se trouve dans la zone industrielle de Kehlen. Filmland regroupe sur un même site des ateliers de construction pour les décors, des studios de tournage (halls de 1000, 600 et 400 m² avec des hauteurs allant jusqu’à 12 mètres), des bureaux de production et des services de postproduction, notamment des studios de montage image et son, un auditorium de mixage final, une salle d’étalonnage ou encore deux cellules d’effets spéciaux.
Les sociétés de production installées sur le site sont: Bidibul Production, Deal Productions, Iris Productions, Juliette Films, Lucil Film, Ni Vu ni Connu, Tarantula.
Les sociétés de postproduction installées sur le site sont: Espera, Lux Digital, Nako Fx, PTD, Philophon.
L’ampleur de la structure permet que deux films y soient tournés en même temps.
Filmland deviendra-t-il une sorte de Hollywood luxembourgeois ? C’est en tout cas déjà maintenant un site d’intense création artistique, imprégné de l’amour du cinéma, et on est curieux de découvrir le film de Donato Rotunno.

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