Mar 24 2013

Un air de mini Hollywood

Published by at 02:06 under Filmland

SOURCE: http://www.lequotidien.lu

Après Hollywood et Bollywood, c’est au tour de Kehlen, petite bourgade du Grand-Duché, de gagner ses lettres de noblesse dans le monde du 7e art. Visite de Filmland.

Ils nous l’avaient annoncé il y a quelques mois et ils l’ont fait! Six sociétés de production cinématographique du cru se sont associées pour réaliser leur rêve : construire un centre névralgique de la production cinématographique au Luxembourg.

De notre collaboratrice Mylène Carrière

C’est à des milliers de kilomètres de la célèbre colline californienne et aux antipodes de la chaleur étouffante de Bombay que s’est ouvert officiellement, hier, à Kehlen, un centre dédié à la création cinématographique, Filmland. Bien que le nom pourrait porter à confusion, il ne s’agit pas d’un parc d’attractions dédié au 7e art, mais bel et bien d’un complexe flambant neuf accueillant une bonne partie de l’industrie cinématographique luxembourgeoise.

Depuis une vingtaine d’années, le secteur de la production cinématographique au Grand-Duché a littéralement explosé en s’imposant petit à petit comme une véritable plateforme de la création en Europe, grâce notamment à des collaborations sur des films à gros budgets mais aussi à des films d’auteurs ayant remporté de multiples lauriers – À perdre la raison de Joachim Lafosse, coproduit par Samsa Film, a reçu sept prix depuis sa sortie en salle.

«L’aventure a commencé dès 1991 lorsque nous avons eu des discussions à l’époque avec Jacques Santer et Bob Krieps sur la nécessité de créer un site dédié à l’audiovisuel au Luxembourg afin de permettre à ce secteur d’activité de se développer. Jacques Santer m’avait répondu que tous les grands hommes ont commencé petit, c’est ce que nous avons fait», explique Nicolas Steil, fondateur et administrateur délégué d’Iris production et à la tête de la société Filmland.

C’est sous la forme d’un «one stop shop» que les six associés – Iris Productions, Samsa Film, Tarantula, Bidubul, Paul Thiltges Distribution et Lucil Film – ont choisi de développer leur projet. «La forme du one stop shop permet de centraliser tous les espaces techniques et toutes les équipes professionnelles pour réaliser un film de A à Z dans les mêmes locaux», ajoute Nicolas Steil.

Le développement exponentiel de la production cinématographique, la fermeture des studios de Bascharage et les complications d’installation initialement prévue dans la friche industrielle de Dudelange ont poussé ces six personnalités à créer ensemble un complexe tout neuf, sans pour autant perdre leur identité propre.

Une nouvelle plateforme

Dans le cas du Filmland, le célèbre adage selon lequel l’union fait la force prend tout son sens. Ce n’est pas moins de 4 studios flambant neufs, dont deux de 1 000 m2, une salle permettant de tester et mixer le son avec un équipement dernier cri, unique en Europe, une salle de projection, «la plus petite salle de cinéma du Grand-Duché mais aussi la plus classe», s’exclame Paul Thilges pas peu fier de présenter ces nouveaux espaces aux effluves de peinture fraîche. Aux côtés de ses espaces nécessaires à la production, des dizaines de bureaux permettent d’accueillir les bureaux des sociétés de production mais également des prestataires de services.

Deux films ont déjà été tournés à Filmland, pour essuyer les plâtres et permettre aux nouveaux locataires de tester leur plate-forme et d’ajuster quelques points d’organisation. Les studios de Contern ne seront quant à eux pas mis à l’écart ou mis en concurrence mais bel et bien en parallèle, le Filmland ne permettant d’accueillir que deux tournages à la fois.

Si certains pays voisins aiment casser du sucre sur le dos du Grand-Duché, prétendant qu’il n’a comme seule attraction pour les productions étrangères que ses avantages fiscaux, Filmland est une preuve du contraire, montrant la qualité, le professionnalisme, les diversités artistiques défendues par quelques centaines d’acteurs du secteur audiovisuel du pays. Ensemble, ils sont bien décidés à montrer à l’Europe entière et pourquoi pas au monde que le petit pays coincé entre les grands n’a pas dit son dernier mot et entend bien devenir une véritable plate-forme de référence dans le domaine du cinéma.

Et si les lettres de Kehlen ne trônent pas encore fièrement sur une colline avoisinante, l’ouverture de Filmland promet un avenir riche et radieux au cinéma luxembourgeois, à n’en pas douter!

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SOURCE: http://www.lequotidien.lu

Après Hollywood et Bollywood, c’est au tour de Kehlen, petite bourgade du Grand-Duché, de gagner ses lettres de noblesse dans le monde du 7e art. Visite de Filmland.

Ils nous l’avaient annoncé il y a quelques mois et ils l’ont fait! Six sociétés de production cinématographique du cru se sont associées pour réaliser leur rêve : construire un centre névralgique de la production cinématographique au Luxembourg.

De notre collaboratrice Mylène Carrière

C’est à des milliers de kilomètres de la célèbre colline californienne et aux antipodes de la chaleur étouffante de Bombay que s’est ouvert officiellement, hier, à Kehlen, un centre dédié à la création cinématographique, Filmland. Bien que le nom pourrait porter à confusion, il ne s’agit pas d’un parc d’attractions dédié au 7e art, mais bel et bien d’un complexe flambant neuf accueillant une bonne partie de l’industrie cinématographique luxembourgeoise.

Depuis une vingtaine d’années, le secteur de la production cinématographique au Grand-Duché a littéralement explosé en s’imposant petit à petit comme une véritable plateforme de la création en Europe, grâce notamment à des collaborations sur des films à gros budgets mais aussi à des films d’auteurs ayant remporté de multiples lauriers – À perdre la raison de Joachim Lafosse, coproduit par Samsa Film, a reçu sept prix depuis sa sortie en salle.

«L’aventure a commencé dès 1991 lorsque nous avons eu des discussions à l’époque avec Jacques Santer et Bob Krieps sur la nécessité de créer un site dédié à l’audiovisuel au Luxembourg afin de permettre à ce secteur d’activité de se développer. Jacques Santer m’avait répondu que tous les grands hommes ont commencé petit, c’est ce que nous avons fait», explique Nicolas Steil, fondateur et administrateur délégué d’Iris production et à la tête de la société Filmland.

C’est sous la forme d’un «one stop shop» que les six associés – Iris Productions, Samsa Film, Tarantula, Bidubul, Paul Thiltges Distribution et Lucil Film – ont choisi de développer leur projet. «La forme du one stop shop permet de centraliser tous les espaces techniques et toutes les équipes professionnelles pour réaliser un film de A à Z dans les mêmes locaux», ajoute Nicolas Steil.

Le développement exponentiel de la production cinématographique, la fermeture des studios de Bascharage et les complications d’installation initialement prévue dans la friche industrielle de Dudelange ont poussé ces six personnalités à créer ensemble un complexe tout neuf, sans pour autant perdre leur identité propre.

Une nouvelle plateforme

Dans le cas du Filmland, le célèbre adage selon lequel l’union fait la force prend tout son sens. Ce n’est pas moins de 4 studios flambant neufs, dont deux de 1 000 m2, une salle permettant de tester et mixer le son avec un équipement dernier cri, unique en Europe, une salle de projection, «la plus petite salle de cinéma du Grand-Duché mais aussi la plus classe», s’exclame Paul Thilges pas peu fier de présenter ces nouveaux espaces aux effluves de peinture fraîche. Aux côtés de ses espaces nécessaires à la production, des dizaines de bureaux permettent d’accueillir les bureaux des sociétés de production mais également des prestataires de services.

Deux films ont déjà été tournés à Filmland, pour essuyer les plâtres et permettre aux nouveaux locataires de tester leur plate-forme et d’ajuster quelques points d’organisation. Les studios de Contern ne seront quant à eux pas mis à l’écart ou mis en concurrence mais bel et bien en parallèle, le Filmland ne permettant d’accueillir que deux tournages à la fois.

Si certains pays voisins aiment casser du sucre sur le dos du Grand-Duché, prétendant qu’il n’a comme seule attraction pour les productions étrangères que ses avantages fiscaux, Filmland est une preuve du contraire, montrant la qualité, le professionnalisme, les diversités artistiques défendues par quelques centaines d’acteurs du secteur audiovisuel du pays. Ensemble, ils sont bien décidés à montrer à l’Europe entière et pourquoi pas au monde que le petit pays coincé entre les grands n’a pas dit son dernier mot et entend bien devenir une véritable plate-forme de référence dans le domaine du cinéma.

Et si les lettres de Kehlen ne trônent pas encore fièrement sur une colline avoisinante, l’ouverture de Filmland promet un avenir riche et radieux au cinéma luxembourgeois, à n’en pas douter!

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