Nov 05 2010

Eric Cantona : coup “De force” à Boulange

Published by at 12:51 under Français

SOURCE: http://www.republicain-lorrain.fr

Le tournage du premier film de Franck Henry, qui a grandi en Moselle, a démarré depuis quelques jours au Luxembourg. De force s’est arrêté, hier, chez le luthier de Boulange, avec Eric Cantona dans le rôle principal.

J’étais sorti du champ ou ça allait ? » L’accent est chantant, la démarche naturellement virile. Hier matin, quartier Bassompierre à Boulange, Eric Cantona apparaît aussi à l’aise sur un plateau de tournage que sur la pelouse de Manchester United.
« C’est le héros de mon film. Evadé de prison, il se rend chez un ancien associé pour lui demander de l’aide », dévoile Franck Henry, la cinquantaine, réalisateur au parcours atypique.
Ex-membre du Gang des Postiches qui défraya la chronique dans les années 80, reconverti dans le cinéma et l’écriture, Franck Henry a grandi entre Thionville et la vallée de la Fensch.
Le Lorrain est de retour en Moselle le temps de tourner quelques scènes de son premier long-métrage. De force, un thriller (Iris Production), se déroule notamment dans l’atelier boulangeois de Christophe Leduc, son ami luthier dont les guitares se vendent dans le monde entier.

« Parfaite mais on la refait »

« Tout le monde en place, s’il vous plaît ! Prêt ! 59 sur 1, 2 e ! » Clap, action ! La porte de la lutherie s’ouvre sur Jean-François Stévenin, suivi du « King ». « Fais attention à toi ! murmure le premier en tenant par l’épaule son vieux complice. Moi je veille sur Anne et sur ta fille. » Au loin, tenus à l’écart derrière le ruban de sécurité, les curieux assistent à des adieux face à la caméra.
Hors champ, Gatien, 9 ans, Lucas et d’autres jeunes footballeurs ne lâchent pas du regard leur idole qui s’éloigne, un paquet bleu à la main. Un pistolet ? Dans le public, on vibre, on s’interroge. « Coupé ! Elle est parfaite mais on la refait ! » Bis repetita mais… « Jean-François, t’as savonné sur “au nom de notre vieille amitié”. On recommence ! » Bon professionnel, l’acteur qu’on ne présente plus se réapproprie son texte.

Personne à Vache de Blues ?

Dans les coulisses, Pierre Ennen, témoin privilégié, sourit : « C’est incroyable tous ces efforts pour qu’un dialogue sonne juste ! » Heureux de découvrir un autre monde, le musicien de Vache de Blues a une petite idée derrière la tête : « Rencontrer Paul Personne, qui va jouer la prochaine scène. T’imagines, s’il accepte de participer à notre festival de blues ! »

La 6 e prise dans la boîte, l’équipe s’apprête à se transposer à l’intérieur de la maison. Thierry Frémont, magistral dans son interprétation du meurtrier Francis Heaulme, est du casting lui aussi. Quant à l’incomparable Isabelle Adjani, « elle est restée au Luxembourg pour des essayages ».
En attendant de la voir sur grand écran en commissaire de police face au « bandit » Cantona, l’acteur fait évidemment des envieux.

Virginie DEDOLA

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Le tournage du premier film de Franck Henry, qui a grandi en Moselle, a démarré depuis quelques jours au Luxembourg. De force s’est arrêté, hier, chez le luthier de Boulange, avec Eric Cantona dans le rôle principal.

J’étais sorti du champ ou ça allait ? » L’accent est chantant, la démarche naturellement virile. Hier matin, quartier Bassompierre à Boulange, Eric Cantona apparaît aussi à l’aise sur un plateau de tournage que sur la pelouse de Manchester United.
« C’est le héros de mon film. Evadé de prison, il se rend chez un ancien associé pour lui demander de l’aide », dévoile Franck Henry, la cinquantaine, réalisateur au parcours atypique.
Ex-membre du Gang des Postiches qui défraya la chronique dans les années 80, reconverti dans le cinéma et l’écriture, Franck Henry a grandi entre Thionville et la vallée de la Fensch.
Le Lorrain est de retour en Moselle le temps de tourner quelques scènes de son premier long-métrage. De force, un thriller (Iris Production), se déroule notamment dans l’atelier boulangeois de Christophe Leduc, son ami luthier dont les guitares se vendent dans le monde entier.

« Parfaite mais on la refait »

« Tout le monde en place, s’il vous plaît ! Prêt ! 59 sur 1, 2 e ! » Clap, action ! La porte de la lutherie s’ouvre sur Jean-François Stévenin, suivi du « King ». « Fais attention à toi ! murmure le premier en tenant par l’épaule son vieux complice. Moi je veille sur Anne et sur ta fille. » Au loin, tenus à l’écart derrière le ruban de sécurité, les curieux assistent à des adieux face à la caméra.
Hors champ, Gatien, 9 ans, Lucas et d’autres jeunes footballeurs ne lâchent pas du regard leur idole qui s’éloigne, un paquet bleu à la main. Un pistolet ? Dans le public, on vibre, on s’interroge. « Coupé ! Elle est parfaite mais on la refait ! » Bis repetita mais… « Jean-François, t’as savonné sur “au nom de notre vieille amitié”. On recommence ! » Bon professionnel, l’acteur qu’on ne présente plus se réapproprie son texte.

Personne à Vache de Blues ?

Dans les coulisses, Pierre Ennen, témoin privilégié, sourit : « C’est incroyable tous ces efforts pour qu’un dialogue sonne juste ! » Heureux de découvrir un autre monde, le musicien de Vache de Blues a une petite idée derrière la tête : « Rencontrer Paul Personne, qui va jouer la prochaine scène. T’imagines, s’il accepte de participer à notre festival de blues ! »

La 6 e prise dans la boîte, l’équipe s’apprête à se transposer à l’intérieur de la maison. Thierry Frémont, magistral dans son interprétation du meurtrier Francis Heaulme, est du casting lui aussi. Quant à l’incomparable Isabelle Adjani, « elle est restée au Luxembourg pour des essayages ».
En attendant de la voir sur grand écran en commissaire de police face au « bandit » Cantona, l’acteur fait évidemment des envieux.

Virginie DEDOLA

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