Mar 31 2012

Les «mecs» sont devenus des «gars»

Published by at 01:14 under Independent Spirit Productions

SOURCE: http://www.lequotidien.lu/index.php?news=33058 Pablo Chimienti

Adolf El Assal, le trublion de la scène cinématographique luxembourgeoise, revient en salle avec un nouveau long métrage déjanté : Les Fameux Gars.

En 2010 sortait La Fameuse Route.

Un court métrage tourné par Adolf

El Assal et produit par Tarantula Luxembourg. L’histoire d’une bande de potes complètement allumés qui partent un soir du Grand-Duché pour se rendre à Maastricht dans une vieille bagnole pourrie pour se fournir en cigarettes qui font rire. Une pochade sympathique qui a fait des petits. Le premier d’entre eux: Les Fameux Gars, long métrage avec la même bande et à peu près les mêmes préoccupations, qui sort aujourd’hui en salle.

Adolf El Assal est un homme de parole. Il avait promis un long métrage avec sa bande de potes rappeurs et disjonctés de La Fameuse Route: Godié, Nytt, Taipan, Cico… Le voilà. C’est Les Fameux Gars. Et pour une fois, il a même pu travailler avec du budget– «surtout de l’argent privé, mais aussi une toute petite aide du Fonspa», précise le réalisateur. Et ça se voit. Le saut qualitatif par rapport à Reste bien mec! est impressionnant.

Ce nouveau délire raconte l’histoire de Steven Careira– un VIP, pour «Very Important Portugais»– et ses amis de l’école de la deuxième chance, dont la classe gagne un voyage à Alcabideche au Portugal. Pour lui qui n’a jamais mis les pieds dans son pays d’origine, c’est un rêve qui se réalise. Mais un de ses amis, Guy Désiré– trop amoureux de sa prof, l’excellente Caty Baccega, pour arriver à lui rendre ne serait-ce qu’un devoir– se voit interdit de voyage.

Ludique et surréaliste

La première partie du film présente la bataille médiatique des «gars» pour faire plier l’école et accepter Guy Désiré dans le car. La seconde suit tous ces jeunes au Portugal où ils ont prévu de manger plein de bonnes bifanas et se «taper» de bons délires au lieu de suivre le programme proposé par la prof. Inutile de préciser que le tout finit dans un énorme n’importe quoi aussi ludique que surréaliste.

Si LesFameux Gars n’est certainement pas le film de l’année et si les amateurs d’un cinéma intellectuel le conspueront probablement, le film, malgré un scénario faiblard, se révèle être un divertissement fort agréable. Avec tout de même un bon nombre de belles trouvailles.

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SOURCE: http://www.lequotidien.lu/index.php?news=33058 Pablo Chimienti

Adolf El Assal, le trublion de la scène cinématographique luxembourgeoise, revient en salle avec un nouveau long métrage déjanté : Les Fameux Gars.

En 2010 sortait La Fameuse Route.

Un court métrage tourné par Adolf

El Assal et produit par Tarantula Luxembourg. L’histoire d’une bande de potes complètement allumés qui partent un soir du Grand-Duché pour se rendre à Maastricht dans une vieille bagnole pourrie pour se fournir en cigarettes qui font rire. Une pochade sympathique qui a fait des petits. Le premier d’entre eux: Les Fameux Gars, long métrage avec la même bande et à peu près les mêmes préoccupations, qui sort aujourd’hui en salle.

Adolf El Assal est un homme de parole. Il avait promis un long métrage avec sa bande de potes rappeurs et disjonctés de La Fameuse Route: Godié, Nytt, Taipan, Cico… Le voilà. C’est Les Fameux Gars. Et pour une fois, il a même pu travailler avec du budget– «surtout de l’argent privé, mais aussi une toute petite aide du Fonspa», précise le réalisateur. Et ça se voit. Le saut qualitatif par rapport à Reste bien mec! est impressionnant.

Ce nouveau délire raconte l’histoire de Steven Careira– un VIP, pour «Very Important Portugais»– et ses amis de l’école de la deuxième chance, dont la classe gagne un voyage à Alcabideche au Portugal. Pour lui qui n’a jamais mis les pieds dans son pays d’origine, c’est un rêve qui se réalise. Mais un de ses amis, Guy Désiré– trop amoureux de sa prof, l’excellente Caty Baccega, pour arriver à lui rendre ne serait-ce qu’un devoir– se voit interdit de voyage.

Ludique et surréaliste

La première partie du film présente la bataille médiatique des «gars» pour faire plier l’école et accepter Guy Désiré dans le car. La seconde suit tous ces jeunes au Portugal où ils ont prévu de manger plein de bonnes bifanas et se «taper» de bons délires au lieu de suivre le programme proposé par la prof. Inutile de préciser que le tout finit dans un énorme n’importe quoi aussi ludique que surréaliste.

Si LesFameux Gars n’est certainement pas le film de l’année et si les amateurs d’un cinéma intellectuel le conspueront probablement, le film, malgré un scénario faiblard, se révèle être un divertissement fort agréable. Avec tout de même un bon nombre de belles trouvailles.

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