Dec 19 2008

« Les Enfants de Timpelbach » ont conquis ces collégiens

Published by at 02:58 under Industry,Screening Room

source: http://www.leparisien.fr LES ENFANTS DE TIMPELBACH de LUXANIMATION

«IL A GROSSI, Gérard Depardieu, ou c’est vous l’avez fait grossir pour le film ? » On ne dira jamais assez à quel point la vérité toute crue sort de la bouche des enfants. Hier, dans la salle de projection parisienne de Pathé, près des Champs-Elysées, une quarantaine d’élèves de 6 e du collège Victor-Hugo d’Issy-les-Moulineaux (92) ont passé à la moulinette de leur curiosité le jeune réalisateur Nicolas Bary, auteur, à 28 ans, de la première adaptation à l’écran d’un classique de la littérature enfantine, le conte fantastique « les Enfants de Timpelbach », écrit en 1937 par l’Allemand Henry Winterfield.



Le film sortira mercredi dans 300 salles en France. Il raconte l’aventure extraordinaire d’une bande de gamins d’un village que leurs parents, à bout de nerfs après moult bêtises, décident d’abandonner à leur sort pendant toute une journée pour leur donner une leçon. S’ensuit une pagaille monstre orchestrée par deux bandes de marmots rivales, façon « Guerre des boutons » moderne, tandis que les parents se perdent dans la forêt et tombent aux mains de l’armée de l’affreux général Igor. Comme il se doit, après une série d’événements rocambolesques, tout finit bien.

« On a adoré la bataille de patates ! »

Outre Gérard Depardieu, Carole Bouquet et l’humoriste Armelle (irrésistible en maîtresse d’école pète-sec), le film repose sur une ribambelle de gamins, presque tous débutants devant la caméra, qui se révèlent de sacrés acteurs. En réalisant son « rêve d’enfant », Nicolas Bary, qui s’était fait la main avec un court-métrage, a manifestement réussi son coup. Reste à affronter le très exigeant public des préados.

Ceux d’Issy-les-Moulineaux qui ont vu le film hier en avant-première ont manifestement apprécié l’humour potache, les personnages hauts en couleur, l’esthétique colorée et les effets spéciaux inventifs à la Jean-Pierre Jeunet des « Enfants de Timpelbach ». « On a adoré la bataille de patates ! » « Et quand leurs cheveux se dressent à cause de l’électricité statique. » « C’est encore mieux que le livre », commentaient les jeunes spectateurs, qui avaient tous préalablement étudié le bouquin (Hachette Jeunesse) en classe avec leurs professeurs.

Mitraillé de questions, le réalisateur a dû livrer pas mal de secrets de fabrication. « Comment avez-vous construit le décor ? » « Où avez-vous tourné ? » « Comment le petit acteur qui joue un muet a-t-il appris le langage des signes ? » « Y avait-il vraiment de l’alcool dans les scènes de restaurant ? » « La séquence du chat qui traîne un réveil est-elle truquée ? » Nicolas Bary s’en est sorti haut la main, au point d’être assailli par les demandes d’autographes après la séance.

Sans dévoiler le charme des « Enfants de Timpelbach », sachez juste que le film a été tourné dans des villages moyenâgeux de Wallonie et du Luxembourg, que le réveil accroché à la queue du chat (dirigé par un dresseur d’animaux) est un effet numérique, que les jeunes acteurs n’ont bu que de la fausse bière et fumé de faux cigares, et que le petit muet s’est vraiment initié au langage des signes. Quant à Gérard Depardieu, personne ne lui a demandé de prendre du poids exprès pour le rôle. Il l’a fait tout seul, comme un grand.

« Les Enfants de Timpelbach », comédie familiale française de Nicolas Bary, avec Raphaël Katz, Adèle Exarchopoulos, Léo Legrand, Carole Bouquet, Gérard Depardieu, Armelle. Durée 1 h 35. Sur les écrans mercredi 17 décembre. A partir de 8 ans.

Comments

comments

source: http://www.leparisien.fr LES ENFANTS DE TIMPELBACH de LUXANIMATION

«IL A GROSSI, Gérard Depardieu, ou c’est vous l’avez fait grossir pour le film ? » On ne dira jamais assez à quel point la vérité toute crue sort de la bouche des enfants. Hier, dans la salle de projection parisienne de Pathé, près des Champs-Elysées, une quarantaine d’élèves de 6 e du collège Victor-Hugo d’Issy-les-Moulineaux (92) ont passé à la moulinette de leur curiosité le jeune réalisateur Nicolas Bary, auteur, à 28 ans, de la première adaptation à l’écran d’un classique de la littérature enfantine, le conte fantastique « les Enfants de Timpelbach », écrit en 1937 par l’Allemand Henry Winterfield.



Le film sortira mercredi dans 300 salles en France. Il raconte l’aventure extraordinaire d’une bande de gamins d’un village que leurs parents, à bout de nerfs après moult bêtises, décident d’abandonner à leur sort pendant toute une journée pour leur donner une leçon. S’ensuit une pagaille monstre orchestrée par deux bandes de marmots rivales, façon « Guerre des boutons » moderne, tandis que les parents se perdent dans la forêt et tombent aux mains de l’armée de l’affreux général Igor. Comme il se doit, après une série d’événements rocambolesques, tout finit bien.

« On a adoré la bataille de patates ! »

Outre Gérard Depardieu, Carole Bouquet et l’humoriste Armelle (irrésistible en maîtresse d’école pète-sec), le film repose sur une ribambelle de gamins, presque tous débutants devant la caméra, qui se révèlent de sacrés acteurs. En réalisant son « rêve d’enfant », Nicolas Bary, qui s’était fait la main avec un court-métrage, a manifestement réussi son coup. Reste à affronter le très exigeant public des préados.

Ceux d’Issy-les-Moulineaux qui ont vu le film hier en avant-première ont manifestement apprécié l’humour potache, les personnages hauts en couleur, l’esthétique colorée et les effets spéciaux inventifs à la Jean-Pierre Jeunet des « Enfants de Timpelbach ». « On a adoré la bataille de patates ! » « Et quand leurs cheveux se dressent à cause de l’électricité statique. » « C’est encore mieux que le livre », commentaient les jeunes spectateurs, qui avaient tous préalablement étudié le bouquin (Hachette Jeunesse) en classe avec leurs professeurs.

Mitraillé de questions, le réalisateur a dû livrer pas mal de secrets de fabrication. « Comment avez-vous construit le décor ? » « Où avez-vous tourné ? » « Comment le petit acteur qui joue un muet a-t-il appris le langage des signes ? » « Y avait-il vraiment de l’alcool dans les scènes de restaurant ? » « La séquence du chat qui traîne un réveil est-elle truquée ? » Nicolas Bary s’en est sorti haut la main, au point d’être assailli par les demandes d’autographes après la séance.

Sans dévoiler le charme des « Enfants de Timpelbach », sachez juste que le film a été tourné dans des villages moyenâgeux de Wallonie et du Luxembourg, que le réveil accroché à la queue du chat (dirigé par un dresseur d’animaux) est un effet numérique, que les jeunes acteurs n’ont bu que de la fausse bière et fumé de faux cigares, et que le petit muet s’est vraiment initié au langage des signes. Quant à Gérard Depardieu, personne ne lui a demandé de prendre du poids exprès pour le rôle. Il l’a fait tout seul, comme un grand.

« Les Enfants de Timpelbach », comédie familiale française de Nicolas Bary, avec Raphaël Katz, Adèle Exarchopoulos, Léo Legrand, Carole Bouquet, Gérard Depardieu, Armelle. Durée 1 h 35. Sur les écrans mercredi 17 décembre. A partir de 8 ans.

Comments

comments

No responses yet

Trackback URI | Comments RSS

Leave a Reply