Aug 12 2009

Schwengereien zu Veianen

Published by at 01:00 under Industry

SOURCE: Les blogs des journalistes et des lecteurs

Räuberinnen

Traduction pour tous ceux qui ne comprennent pas le “Lëtzebuergesch”: “Cochonneries à Vianden”. L’ouvreuse est carrément hors d’elle, en tant qu’ancienne Sainte Nitouche et rescapée du Fieldgen (NDLR: n’importe quoi!), elle se dit choquée, outrée et violée jusque dans la moëlle de ses vieux os et elle s’est vue obligée de faire trois fois le signe de la croix avant d’entamer cette éjaculation aussi littéraire que précoce.  L’argent du contribuable luxembourgeois dépensé au profit d’une éructation suisso-luxembourgeoise qui a failli dynamiter le cinéma suisse de l’intérieur quand le film a déclenché un véritable tsunami de protestations lors de sa sortie récente dans la Eidgenossenschaft alpine. Ou dit-on alpestre, les pines étant désormais proscrites au pays de Heidi? Allez, on s’en fout grand ducalement! Ou comme dirait l’autre: Abbé merci!

14

Voili-voilà, maintenant que la malicieuse petite ouvreuse a réussi à accrocher votre regard de cochon-voyeur, venons en aux choses sérieuses. “Räuberinnen” de la diablesse suisse Carla Lia Monti, que vous découvrirez en avant-première ce mercredi 12 août à CinéBelval, est une coproduction salacieusement cochonne entre la grande Suisse suisse et la petite Suisse luxembourgeoise (NDLR: re- n’importe quoi!). Dans cette cloaque pelliculée et fromagée, on parle le Schwyzerdütch, le Deutsch, le  Viennois (oui, oui, Thierry qui nous regarde actuellement depuis un nuage-bistro dans le Ciel, est encore de la partie), l’Angliche et même le Lëtzebuergesch, ce qui s’amalgame en un joli foutoir linguistique qui rend particulièrement bien l’atmosphère babelique qui anime l’énorme bordel dans lequel évoluent les protagonistes de cette gigantesquement jolie “Sauerei”, qui risque de faire trembler le Luxembourg Filmfund et l’ami Da-Leiden dans ses fundations, tellement elle va à l’encontre de tout ce qui est luxem-bourgeois et de bon goût, l’un n’excluant définitivement pas l’autre. Fin de cette phrase excessivement longue! Et à la ligne…

13

La presse bien pensante et la diaspora critique du “Hei-Elei, Sprutz-Elei” en auront pour leur argent, puisque, en 20 ans de cinéma luxembourgeois, depuis que les AFOlogues ont demandé la question fondamentale “Wat huët e gesot?”, les écrans du paisible Marieland n’ont jamais rien vu de tel, et ça risque de jaser fortement dans les cathédrales et les chaumières. Peut-être que – miracle des miracles – même notre tout premier ministre Jean-Claude J. (qui ne va strictement jamais au cinéma, puisqu’on ne peut pas acheter les films au kilo comme les bouquins) se laissera aller à la tentation du Diable pour constater, dans la pénombre discrète d’une salle très obscure, quel joli foutoir on peut organiser avec les deniers publics quand personne ne regarde. Et le co-producteur luxembourgeois, Polchen T. avec un t au milieu, ira droit en enfer, car cette fois, on lui donnerait bien le bon Diable sans confession!

06

Sérieusement, l’ouvreuse a beau blaguer comme une vieille vache enragée et raconter des énormités à tort et à travers – elle apprécie néanmoins le courage et le culot (”chuzpe” en yiddish) qu’il a fallu aux faiseurs et faiseuses de cette chose immondément délicieuse afin d’organiser une orgie filmée de 90 minutes qui ne ressemble vraiment à rien de ce qu’on aurait pu voir à ce jour sous le label de qualité “Films made in Lëtzebuerg – origine fermière contrôlée”. L’esprit joliment anarchique qui anime ce foutoir bordélique est carrément orgasmique – si le féminisme ressemble à ça, l’ouvreuse est même prête à enrôler sa meilleure moitié pour plonger tête première dans un univers peuplé de péripatéticiennes aux seins gargantuesques, d’évèques catholiques obsédés de cul, de Robines des Bois aux goûts sanguinaires, où même les habituellement très sages Myriam Müller et Sascha Ley (en luxembourgeois dans le texte) s’envoient en l’air comme au temps du dernier tango à Paris où des jours tranquilles à Clichy. Sünderinnen, vous rejoindrez Polchen en enfer!

07

Au cas où les censeurs seraient déjà en train d’aiguiser leurs gros ciseaux, qu’ils sachent que l’ouvreuse les attendra au tournant – comme toute bonne “Räuberin” qui se respecte. Avec un énorme cri de guerre “Liberté, égalité, fraternité – pour le cul made in Lëtzebuerg” sur ses lèvres, elle est prête à se lancer dans la bagarre! Et, pour l’occasion, elle ne portera même pas de petite culotte!

Marie-Amandine, folle de sexe suisso-luxembourgeois

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SOURCE: Les blogs des journalistes et des lecteurs

Räuberinnen

Traduction pour tous ceux qui ne comprennent pas le “Lëtzebuergesch”: “Cochonneries à Vianden”. L’ouvreuse est carrément hors d’elle, en tant qu’ancienne Sainte Nitouche et rescapée du Fieldgen (NDLR: n’importe quoi!), elle se dit choquée, outrée et violée jusque dans la moëlle de ses vieux os et elle s’est vue obligée de faire trois fois le signe de la croix avant d’entamer cette éjaculation aussi littéraire que précoce.  L’argent du contribuable luxembourgeois dépensé au profit d’une éructation suisso-luxembourgeoise qui a failli dynamiter le cinéma suisse de l’intérieur quand le film a déclenché un véritable tsunami de protestations lors de sa sortie récente dans la Eidgenossenschaft alpine. Ou dit-on alpestre, les pines étant désormais proscrites au pays de Heidi? Allez, on s’en fout grand ducalement! Ou comme dirait l’autre: Abbé merci!

14

Voili-voilà, maintenant que la malicieuse petite ouvreuse a réussi à accrocher votre regard de cochon-voyeur, venons en aux choses sérieuses. “Räuberinnen” de la diablesse suisse Carla Lia Monti, que vous découvrirez en avant-première ce mercredi 12 août à CinéBelval, est une coproduction salacieusement cochonne entre la grande Suisse suisse et la petite Suisse luxembourgeoise (NDLR: re- n’importe quoi!). Dans cette cloaque pelliculée et fromagée, on parle le Schwyzerdütch, le Deutsch, le  Viennois (oui, oui, Thierry qui nous regarde actuellement depuis un nuage-bistro dans le Ciel, est encore de la partie), l’Angliche et même le Lëtzebuergesch, ce qui s’amalgame en un joli foutoir linguistique qui rend particulièrement bien l’atmosphère babelique qui anime l’énorme bordel dans lequel évoluent les protagonistes de cette gigantesquement jolie “Sauerei”, qui risque de faire trembler le Luxembourg Filmfund et l’ami Da-Leiden dans ses fundations, tellement elle va à l’encontre de tout ce qui est luxem-bourgeois et de bon goût, l’un n’excluant définitivement pas l’autre. Fin de cette phrase excessivement longue! Et à la ligne…

13

La presse bien pensante et la diaspora critique du “Hei-Elei, Sprutz-Elei” en auront pour leur argent, puisque, en 20 ans de cinéma luxembourgeois, depuis que les AFOlogues ont demandé la question fondamentale “Wat huët e gesot?”, les écrans du paisible Marieland n’ont jamais rien vu de tel, et ça risque de jaser fortement dans les cathédrales et les chaumières. Peut-être que – miracle des miracles – même notre tout premier ministre Jean-Claude J. (qui ne va strictement jamais au cinéma, puisqu’on ne peut pas acheter les films au kilo comme les bouquins) se laissera aller à la tentation du Diable pour constater, dans la pénombre discrète d’une salle très obscure, quel joli foutoir on peut organiser avec les deniers publics quand personne ne regarde. Et le co-producteur luxembourgeois, Polchen T. avec un t au milieu, ira droit en enfer, car cette fois, on lui donnerait bien le bon Diable sans confession!

06

Sérieusement, l’ouvreuse a beau blaguer comme une vieille vache enragée et raconter des énormités à tort et à travers – elle apprécie néanmoins le courage et le culot (”chuzpe” en yiddish) qu’il a fallu aux faiseurs et faiseuses de cette chose immondément délicieuse afin d’organiser une orgie filmée de 90 minutes qui ne ressemble vraiment à rien de ce qu’on aurait pu voir à ce jour sous le label de qualité “Films made in Lëtzebuerg – origine fermière contrôlée”. L’esprit joliment anarchique qui anime ce foutoir bordélique est carrément orgasmique – si le féminisme ressemble à ça, l’ouvreuse est même prête à enrôler sa meilleure moitié pour plonger tête première dans un univers peuplé de péripatéticiennes aux seins gargantuesques, d’évèques catholiques obsédés de cul, de Robines des Bois aux goûts sanguinaires, où même les habituellement très sages Myriam Müller et Sascha Ley (en luxembourgeois dans le texte) s’envoient en l’air comme au temps du dernier tango à Paris où des jours tranquilles à Clichy. Sünderinnen, vous rejoindrez Polchen en enfer!

07

Au cas où les censeurs seraient déjà en train d’aiguiser leurs gros ciseaux, qu’ils sachent que l’ouvreuse les attendra au tournant – comme toute bonne “Räuberin” qui se respecte. Avec un énorme cri de guerre “Liberté, égalité, fraternité – pour le cul made in Lëtzebuerg” sur ses lèvres, elle est prête à se lancer dans la bagarre! Et, pour l’occasion, elle ne portera même pas de petite culotte!

Marie-Amandine, folle de sexe suisso-luxembourgeois

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One Response to “Schwengereien zu Veianen”

  1. Marie-Amandineon 13 Aug 2009 at 07:36

    Coucou!

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