Jan 07 2010

Der Solist

Published by at 01:51 under Industry,Newsdesk

Today begins the shooting of “DER SOLIST” by Pierre Hansen, an Iris Productions.

Synopsis
L’histoire du « Soliste» commence un dimanche sur une place d’église. Heinrich Lob, maître-nageur de profession, assiste à un concert de la fanfare locale et se rend ensuite à son travail.
Le travail terminé, l’équipe de la piscine joue encore un peu au tennis de table. Heinrich n’a aucune chance contre sa collègue Sophie. Après quelques services rapides, elle lui lance, par accident, sa raquette sur la tête.
Ce choc réordonne son cerveau de fond en comble, et sa vie s’en trouve radicalement changée. Suite à cet accident il baigne dans un univers mental purement sonore. Même les bruits les plus insignifiants imprègnent son cerveau d’un flux de stimuli auditifs. Heinrich se découvre soudain en mesure de percevoir les sons, de les modeler et d’en créer de nouveaux, ceci de façon tout à fait particulière.
Après un traitement médical inefficace, le médecin donne un dernier conseil à Heinrich, dépassé par les événements. Heinrich doit se faire à la situation et considérer les particularités de son cerveau comme un nouveau défi : «Il n’est jamais trop tard pour apprendre un instrument de musique».
Heinrich s’immerge profondément dans l’univers des sons, des mélodies, des harmonies et du rythme. Il trouve sa matière de travail auditive dans les bruits de la vie quotidienne, dans les sons des instruments de musique ainsi que dans les partitions de compositeurs célèbres.
Au mépris du refus et de l’incompréhension que portent à son égard les gens de la scène musicale, Heinrich poursuit sa nouvelle destinée avec obstination et fait, à la fin, une découverte qui va remettre en question la raison d’être de la musique dans sa forme actuelle.
Les médias affirmeront que Heinrich aurait déchiffré le «code de la musique». Il sera question du «son absolu», de la «perfection des sons», quand Heinrich se met à jouer.
http://www.irisproductions.lu/movies/der%2Dsolist/

Le commentaire du réalisateur

« Le Soliste» se base sur l’idée que la «musique parfaite» pourrait exister; en tant qu’une symbiose des sons de ce monde. Je raconte donc une histoire fantasque qui cherche son défi essentiellement sur un niveau auditif. Une question était primordiale dès le début de la conception du film: Comment vais-je mettre en scène un événement acoustique d’une beauté et d’une insistance telles qu’il met en question la valeur actuelle de la musique, et avec quels moyens cinématographiques vais-je montrer qu’un jeune homme va trouver la «musique parfaite» au bout de ses explorations ?

Les réactions de l’entourage de Heinrich à la «musique parfaite» sont d’une intensité énorme. Il est évident que l’effet décrit dans le film ne saurait être obtenu à travers une composition réelle.Voilà pourquoi j’ai pris la décision, en tant que compositeur, qu’on n’entendra en fait jamais la «musique parfaite» (qui, finalement, n’existe que dans la fiction.) J’ai pour but de stimuler la fantaisie du spectateur tout au long du film, aux niveaux visuel et auditif, de telle façon que l’apogée du film se révèle en fin de compte, mais dans l’imagination du spectateur.

J’ai conçu le personnage de Heinrich en m’inspirant du livre Le Pianiste Manchot de Oliver Sacks. Un homme est frappé par la foudre et il s’occupe par la suite exclusivement de musique. Avant l’accident, la musique n’était d’aucune importance pour lui. Deux jours après l’accident, il achète un piano et assiste, depuis lors, tous les soirs à des concerts. Sa personnalité a radicalement changé, ce qui va l’amener à divorcer de sa femme.

Avec «Le Soliste» j’essaie essentiellement de transporter l’idée de base de la «musique parfaite», le protagoniste étant le porteur de cette idée, et à moindre mesure seulement de faire une étude de caractère. Tout comme une photographie ou un tableau peuvent raconter une histoire, j’essaie de montrer la mutation de Heinrich avec peu d’images seulement, mais des images intenses.

Comme je raconte une histoire vaste en peu de temps, les événements se suivent à une cadence rapide. Je rentre tard dans les scènes et j’en sors tôt. Souvent il appartient au spectateur de compléter lui-même des événements entre deux scènes. Il n’y a que peu de scènes servant exclusivement de lien. C’est ce genre de mise en scène particulière qui détermine en fin de compte le rythme du film.

Il m’importe de divertir. Nonobstant le principe que chaque scène d’un film a essentiellement pour but de faire avancer l’histoire et de condenser l’évolution de l’action, mon concept vise également de créer des scènes qui développent, chacune, un effet particulier indépendant sans que pour autant ces scènes soient arrachées du contexte. J’exprime cette démarche en utilisant des coupures abruptes ainsi que des angles de prise de vue et des compositions inhabituelles de l’image; d’emblée, ceci ne flatte pas nécessairement l’œil du spectateur.

Pour la résolution de certaines scènes, mon choix s’est porté instinctivement sur des prises de vue statiques. Je me sens ainsi en mesure de transporter un état de faits vers le spectateur sans détour et avec détermination. J’apprécie, par exemple, la tension créée par des événements hors cadrage avec la conséquence que le spectateur n’observe qu’une réaction seulement. Les mouvements de la caméra que je n’en mets pas moins en œuvre confèrent aux scènes en question une grande vivacité, contrastant ainsi fortement avec les prises de vue statiques prémentionnées. A côté de l’effet purement visuel, c’est néanmoins, en fin de compte, la valeur dramatique d’une scène ou d’une prise de vue qui constitue le critère principal pour le choix de la méthode de leur résolution. A ce sujet, j’ai été inspiré par des films tels que «Caché» de Michael Haneke, « Schultze Gets The Blues» de Michael Schorr, «Control» de Anton Corbijn, «The Band’s Visit» de Eran Kolirins ou encore «Seul Contre Tous» de Gaspar Noé.

«Le Soliste» décrit comment Heinrich Lob capte des bruits, des sons et de la musique de sa vie de tous les jours et les transforme en de nouveaux sons, de nouvelles harmonies et, finalement, en de la musique encore jamais entendue préalablement. La musique du film est ainsi en permanente interaction avec le son proprement-dit et les stimuli visuels du film. De cette façon, les processus de travail dans la post-production (montage du film et du son, musique) s’engrènent de manière très dynamique. Cette particularité représente pour moi un grand défi tant en ce qui concerne la composition de la musique qu’au niveau technique.

De nos jours les ordinateurs constituent des outils flexibles et performants pour l’écriture de la musique aussi bien que pour son montage. Je dispose de nombreux programmes qui me donnent des possibilités très variées pour imiter le son d’ instruments de toutes époques et de tout genre, de les combiner et de les aliéner à volonté. Il y a de nombreuses possibilités d’intervention, et celles-ci sont indispensables pour ce projet. Mes connaissances polyvalentes dans l’utilisation de programmes d’ordinateur afférents me mettent en mesure de conférer au film l’assise musicale désirée.

Avec «Le Soliste» je combine mes deux plus grandes passions, le cinéma et la musique. Dans le but de donner une idée aussi précise que possible de mes vues, j’ai élaboré des esquisses musicales. J’espère que celles-ci, ensemble avec le scénario et les autres documents, dresseront une image claire de mon projet de film «Le Soliste».

Pierre HANSEN
Avril, 2009
http://www.irisproductions.lu/movies/der%2Dsolist/

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Today begins the shooting of “DER SOLIST” by Pierre Hansen, an Iris Productions.

Synopsis
L’histoire du « Soliste» commence un dimanche sur une place d’église. Heinrich Lob, maître-nageur de profession, assiste à un concert de la fanfare locale et se rend ensuite à son travail.
Le travail terminé, l’équipe de la piscine joue encore un peu au tennis de table. Heinrich n’a aucune chance contre sa collègue Sophie. Après quelques services rapides, elle lui lance, par accident, sa raquette sur la tête.
Ce choc réordonne son cerveau de fond en comble, et sa vie s’en trouve radicalement changée. Suite à cet accident il baigne dans un univers mental purement sonore. Même les bruits les plus insignifiants imprègnent son cerveau d’un flux de stimuli auditifs. Heinrich se découvre soudain en mesure de percevoir les sons, de les modeler et d’en créer de nouveaux, ceci de façon tout à fait particulière.
Après un traitement médical inefficace, le médecin donne un dernier conseil à Heinrich, dépassé par les événements. Heinrich doit se faire à la situation et considérer les particularités de son cerveau comme un nouveau défi : «Il n’est jamais trop tard pour apprendre un instrument de musique».
Heinrich s’immerge profondément dans l’univers des sons, des mélodies, des harmonies et du rythme. Il trouve sa matière de travail auditive dans les bruits de la vie quotidienne, dans les sons des instruments de musique ainsi que dans les partitions de compositeurs célèbres.
Au mépris du refus et de l’incompréhension que portent à son égard les gens de la scène musicale, Heinrich poursuit sa nouvelle destinée avec obstination et fait, à la fin, une découverte qui va remettre en question la raison d’être de la musique dans sa forme actuelle.
Les médias affirmeront que Heinrich aurait déchiffré le «code de la musique». Il sera question du «son absolu», de la «perfection des sons», quand Heinrich se met à jouer.
http://www.irisproductions.lu/movies/der%2Dsolist/

Le commentaire du réalisateur

« Le Soliste» se base sur l’idée que la «musique parfaite» pourrait exister; en tant qu’une symbiose des sons de ce monde. Je raconte donc une histoire fantasque qui cherche son défi essentiellement sur un niveau auditif. Une question était primordiale dès le début de la conception du film: Comment vais-je mettre en scène un événement acoustique d’une beauté et d’une insistance telles qu’il met en question la valeur actuelle de la musique, et avec quels moyens cinématographiques vais-je montrer qu’un jeune homme va trouver la «musique parfaite» au bout de ses explorations ?

Les réactions de l’entourage de Heinrich à la «musique parfaite» sont d’une intensité énorme. Il est évident que l’effet décrit dans le film ne saurait être obtenu à travers une composition réelle.Voilà pourquoi j’ai pris la décision, en tant que compositeur, qu’on n’entendra en fait jamais la «musique parfaite» (qui, finalement, n’existe que dans la fiction.) J’ai pour but de stimuler la fantaisie du spectateur tout au long du film, aux niveaux visuel et auditif, de telle façon que l’apogée du film se révèle en fin de compte, mais dans l’imagination du spectateur.

J’ai conçu le personnage de Heinrich en m’inspirant du livre Le Pianiste Manchot de Oliver Sacks. Un homme est frappé par la foudre et il s’occupe par la suite exclusivement de musique. Avant l’accident, la musique n’était d’aucune importance pour lui. Deux jours après l’accident, il achète un piano et assiste, depuis lors, tous les soirs à des concerts. Sa personnalité a radicalement changé, ce qui va l’amener à divorcer de sa femme.

Avec «Le Soliste» j’essaie essentiellement de transporter l’idée de base de la «musique parfaite», le protagoniste étant le porteur de cette idée, et à moindre mesure seulement de faire une étude de caractère. Tout comme une photographie ou un tableau peuvent raconter une histoire, j’essaie de montrer la mutation de Heinrich avec peu d’images seulement, mais des images intenses.

Comme je raconte une histoire vaste en peu de temps, les événements se suivent à une cadence rapide. Je rentre tard dans les scènes et j’en sors tôt. Souvent il appartient au spectateur de compléter lui-même des événements entre deux scènes. Il n’y a que peu de scènes servant exclusivement de lien. C’est ce genre de mise en scène particulière qui détermine en fin de compte le rythme du film.

Il m’importe de divertir. Nonobstant le principe que chaque scène d’un film a essentiellement pour but de faire avancer l’histoire et de condenser l’évolution de l’action, mon concept vise également de créer des scènes qui développent, chacune, un effet particulier indépendant sans que pour autant ces scènes soient arrachées du contexte. J’exprime cette démarche en utilisant des coupures abruptes ainsi que des angles de prise de vue et des compositions inhabituelles de l’image; d’emblée, ceci ne flatte pas nécessairement l’œil du spectateur.

Pour la résolution de certaines scènes, mon choix s’est porté instinctivement sur des prises de vue statiques. Je me sens ainsi en mesure de transporter un état de faits vers le spectateur sans détour et avec détermination. J’apprécie, par exemple, la tension créée par des événements hors cadrage avec la conséquence que le spectateur n’observe qu’une réaction seulement. Les mouvements de la caméra que je n’en mets pas moins en œuvre confèrent aux scènes en question une grande vivacité, contrastant ainsi fortement avec les prises de vue statiques prémentionnées. A côté de l’effet purement visuel, c’est néanmoins, en fin de compte, la valeur dramatique d’une scène ou d’une prise de vue qui constitue le critère principal pour le choix de la méthode de leur résolution. A ce sujet, j’ai été inspiré par des films tels que «Caché» de Michael Haneke, « Schultze Gets The Blues» de Michael Schorr, «Control» de Anton Corbijn, «The Band’s Visit» de Eran Kolirins ou encore «Seul Contre Tous» de Gaspar Noé.

«Le Soliste» décrit comment Heinrich Lob capte des bruits, des sons et de la musique de sa vie de tous les jours et les transforme en de nouveaux sons, de nouvelles harmonies et, finalement, en de la musique encore jamais entendue préalablement. La musique du film est ainsi en permanente interaction avec le son proprement-dit et les stimuli visuels du film. De cette façon, les processus de travail dans la post-production (montage du film et du son, musique) s’engrènent de manière très dynamique. Cette particularité représente pour moi un grand défi tant en ce qui concerne la composition de la musique qu’au niveau technique.

De nos jours les ordinateurs constituent des outils flexibles et performants pour l’écriture de la musique aussi bien que pour son montage. Je dispose de nombreux programmes qui me donnent des possibilités très variées pour imiter le son d’ instruments de toutes époques et de tout genre, de les combiner et de les aliéner à volonté. Il y a de nombreuses possibilités d’intervention, et celles-ci sont indispensables pour ce projet. Mes connaissances polyvalentes dans l’utilisation de programmes d’ordinateur afférents me mettent en mesure de conférer au film l’assise musicale désirée.

Avec «Le Soliste» je combine mes deux plus grandes passions, le cinéma et la musique. Dans le but de donner une idée aussi précise que possible de mes vues, j’ai élaboré des esquisses musicales. J’espère que celles-ci, ensemble avec le scénario et les autres documents, dresseront une image claire de mon projet de film «Le Soliste».

Pierre HANSEN
Avril, 2009
http://www.irisproductions.lu/movies/der%2Dsolist/

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