Aug 04 2013

Des studios et plus si affinités

Published by at 01:36 under Industry

SOURCE: http://www.paperjam.lu

Situé à Contern, Studio Luxembourg réoriente son offre pour mieux coller aux besoins des producteurs et des créatifs en tout genre.

Les plus anciens studios du Luxembourg souffrent d’un déficit d’image et de notoriété. Souvent maladroitement nommés «anciens studios Delux» dans la bouche des professionnels, ils avaient besoin de rénover leur image de marque. Il fallait «donner un visage à l’endroit».

Ce visage, c’est Brigitte Engel, manager du Studio Luxembourg, le nom officiel, plus explicite que Contern Exploitation SA, la société qui gère ce bâtiment. Et qui réoriente son offre pour les professionnels.

Des tournages et des stars

Depuis une douzaine d’années, les studios de Contern ont ainsi vu passer des dizaines de stars internationales (Al Pacino, Scarlett Johansson, Maggie Gyllenhaal ou Rupert Everett, mais aussi Bérénice Bejo, Franck Dubosc ou Juliette Binoche). C’est en effet au Studio Luxembourg qu’on été tournés «The Merchant of Venice», «The Girl with a Pearl Earring» ou, plus près de chez nous, «Boule et Bill» ou «Aux Bonheurs des ogres», qui sortira cet automne.

Avec un studio de 1250 m2, équipé d’un fond vert et un autre de 470 m2, un atelier de construction de décors et des bureaux de production, l’endroit est bien aménagé pour les tournages. «Nous avons récemment refait les bureaux pour les doter de plus de confort: de vrais postes de maquillage, des loges confortables et même une cour privée», détaille Brigitte Engel.

Solutions pour starters

Mais surtout, la nouveauté est de proposer un étage de bureaux à diverses équipes créatives, des start-up ou des free-lances. «C’est intéressant pour des indépendants ou des petites entreprises qui se lancent, parce que nous offrons des solutions très flexibles.» Ainsi, les premiers trois mois passés, le locataire peut louer de mois en mois et «ne pas s’enfermer dans un contrat à long terme». Les charges et internet sont compris dans le loyer pour éviter toute surprise.

Outre le Studio 352, spécialiste de l’animation qui occupe tout un étage depuis longtemps, on trouve ici Radar, société de production en films musicaux, publicitaires et corporate, Lady Ice, spécialiste de la postproduction ou Mixed Reality Productions qui travaille l’animation virtuelle… Un ensemble qui pourrait connaître des synergies.

Comme une ombre

La donne est donc en train de changer, avec l’implantation du Filmland à Kehlen, qui fait forcément de l’ombre au Studio Luxembourg.

Cependant, les intéressés, de part et d’autre, affirment qu’il y a des besoins croissants en studios. Mais surtout, les nouvelles règles d’attribution des aides font craindre que certains projets ne voient jamais le jour. «Le Luxembourg a pourtant besoin de ces gros tournages, de ces grosses productions internationales parce qu’ils apportent plus de monde et plus d’argent», déplore Brigitte Engel, qui avoue ne pas savoir comment l’industrie du cinéma va évoluer.

Comments

comments

SOURCE: http://www.paperjam.lu

Situé à Contern, Studio Luxembourg réoriente son offre pour mieux coller aux besoins des producteurs et des créatifs en tout genre.

Les plus anciens studios du Luxembourg souffrent d’un déficit d’image et de notoriété. Souvent maladroitement nommés «anciens studios Delux» dans la bouche des professionnels, ils avaient besoin de rénover leur image de marque. Il fallait «donner un visage à l’endroit».

Ce visage, c’est Brigitte Engel, manager du Studio Luxembourg, le nom officiel, plus explicite que Contern Exploitation SA, la société qui gère ce bâtiment. Et qui réoriente son offre pour les professionnels.

Des tournages et des stars

Depuis une douzaine d’années, les studios de Contern ont ainsi vu passer des dizaines de stars internationales (Al Pacino, Scarlett Johansson, Maggie Gyllenhaal ou Rupert Everett, mais aussi Bérénice Bejo, Franck Dubosc ou Juliette Binoche). C’est en effet au Studio Luxembourg qu’on été tournés «The Merchant of Venice», «The Girl with a Pearl Earring» ou, plus près de chez nous, «Boule et Bill» ou «Aux Bonheurs des ogres», qui sortira cet automne.

Avec un studio de 1250 m2, équipé d’un fond vert et un autre de 470 m2, un atelier de construction de décors et des bureaux de production, l’endroit est bien aménagé pour les tournages. «Nous avons récemment refait les bureaux pour les doter de plus de confort: de vrais postes de maquillage, des loges confortables et même une cour privée», détaille Brigitte Engel.

Solutions pour starters

Mais surtout, la nouveauté est de proposer un étage de bureaux à diverses équipes créatives, des start-up ou des free-lances. «C’est intéressant pour des indépendants ou des petites entreprises qui se lancent, parce que nous offrons des solutions très flexibles.» Ainsi, les premiers trois mois passés, le locataire peut louer de mois en mois et «ne pas s’enfermer dans un contrat à long terme». Les charges et internet sont compris dans le loyer pour éviter toute surprise.

Outre le Studio 352, spécialiste de l’animation qui occupe tout un étage depuis longtemps, on trouve ici Radar, société de production en films musicaux, publicitaires et corporate, Lady Ice, spécialiste de la postproduction ou Mixed Reality Productions qui travaille l’animation virtuelle… Un ensemble qui pourrait connaître des synergies.

Comme une ombre

La donne est donc en train de changer, avec l’implantation du Filmland à Kehlen, qui fait forcément de l’ombre au Studio Luxembourg.

Cependant, les intéressés, de part et d’autre, affirment qu’il y a des besoins croissants en studios. Mais surtout, les nouvelles règles d’attribution des aides font craindre que certains projets ne voient jamais le jour. «Le Luxembourg a pourtant besoin de ces gros tournages, de ces grosses productions internationales parce qu’ils apportent plus de monde et plus d’argent», déplore Brigitte Engel, qui avoue ne pas savoir comment l’industrie du cinéma va évoluer.

Comments

comments

No responses yet

Comments are closed at this time.

Trackback URI |