Jan 10 2009

Enfants am Land

Published by at 03:47 under Industry,Screening Room

 An der Rhei Films made in Luxembourg am Lëtzebuerger Land ënnersicht den Fränk Grotz den Lëtzebuerger Film “Les enfants de Timpelbach” (Luxanimation) :

L’évasion des parents Les enfants de Timbelbach, le premier long-métrage de Nicolas Bary, conserve une grande part d’originalité et réussit à garder son univers intéressant à tout moment. À Timpelbach les enfants ne sont pas sages. Surtout Oscar (Babtiste Betoulaud) et sa bande sèment la terreur. Les parents désemparés devant tant d’insolence prennent alors une mesure radicale : Afin de les effrayer et de leur apprendre les sens de la responsabilité, ils décident d’abandonner leurs petits pendant une journée. Mais une fois laissé le village derrière eux, les choses ne se passent pas comme prévu. Les parents se font capturer par les soldats d’un mystérieux général (Gérard Depardieu) et sont emprisonnés pour une durée indéterminée. Pendant ce temps, le méchant Oscar se réjouit de leur départ et tente de contrôler les autres enfants par la peur. Seuls Marianne (Adèle Exarchopoulos), Thomas (Léo Legrand) et Manfred (Raphaël Katz) ne se laissent pas intimider. Faisant preuve d’un courage exceptionnel, ils organisent la vie dans le village et essaient de protéger les enfants de l’influence maléfique d’Oscar. Mais pourront-ils résister à l’attaque sans merci que ce dernier prépare ? Lorsque le scénariste et dramaturge américain d’origine allemande Henry Winterfeld invente des histoires pour son fils Thomas alité en raison d’une scarlatine dans les années 1930, il en naît son premier roman Les enfants de Timpelbach (1937), qui devient par la suite un classique de la littérature enfantine. De nombreuses années plus tard, Nicolas Bary, âgé alors de neuf ans s’éprend, comme beaucoup d’autres jeunes avant lui, de l’histoire du village sans adultes et rêve de la porter au grand écran un jour. Quelques années d’études de cinéma et trois courts-métrages plus tard, son rêve devient réalité. Situé dans un pays et à une époque indéfinis, Les enfants de Timpelbach propose dans ses décors et ses costumes un look proche des années 1930. Les couleurs saturées, la stylisation et l’aspect sombre rappellent les films de Jean-Pierre Jeunet et de Tim Burton. Malgré ces inspirations, le premier long-métrage de Nicolas Bary conserve une grande part d’originalité et réussit à garder son univers intéressant à tout moment. Les jeunes acteurs, qui ne sont d’ailleurs pas des amateurs, fournissent des performances crédibles en évitant une imitation stéréotype du comportement adulte. Les grands tels que Carole Bouquet ou Gérard Depardieu restent gentiment à l’arrière-plan et n’écrasent pas le jeu des petits par leur charisme. L’intrigue du livre dans laquelle un enfant essaie d’imposer son règne par la violence, comporte de nombreuses allusions, que le film n’essaie pas de renforcer. Ni trop didactique, ni trop moralisateur, Les enfants de Timpelbach laisse la part d‘interprétation à ses jeunes et moins jeunes spectateurs et constitue un divertissement intelligent et réussi qui nous entraîne dans un monde original où décors réels et images de synthèse se mélangent parfaitement. Les spectateurs attentifs reconnaîtront d’ailleurs dans quelques scènes le Müllerthal, la vieille ville de Luxembourg et d’autres lieux connus du pays. En effet, le film a été co-produit par la société locale Luxanimation et une partie a donc été tournée au grand-duché. Les enfants de Timbelbach est sans doute une des meilleures co-produtions que le Luxembourg ait vu naître, tant au niveau de l’exécution technique que du contenu.

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 An der Rhei Films made in Luxembourg am Lëtzebuerger Land ënnersicht den Fränk Grotz den Lëtzebuerger Film “Les enfants de Timpelbach” (Luxanimation) :

L’évasion des parents Les enfants de Timbelbach, le premier long-métrage de Nicolas Bary, conserve une grande part d’originalité et réussit à garder son univers intéressant à tout moment. À Timpelbach les enfants ne sont pas sages. Surtout Oscar (Babtiste Betoulaud) et sa bande sèment la terreur. Les parents désemparés devant tant d’insolence prennent alors une mesure radicale : Afin de les effrayer et de leur apprendre les sens de la responsabilité, ils décident d’abandonner leurs petits pendant une journée. Mais une fois laissé le village derrière eux, les choses ne se passent pas comme prévu. Les parents se font capturer par les soldats d’un mystérieux général (Gérard Depardieu) et sont emprisonnés pour une durée indéterminée. Pendant ce temps, le méchant Oscar se réjouit de leur départ et tente de contrôler les autres enfants par la peur. Seuls Marianne (Adèle Exarchopoulos), Thomas (Léo Legrand) et Manfred (Raphaël Katz) ne se laissent pas intimider. Faisant preuve d’un courage exceptionnel, ils organisent la vie dans le village et essaient de protéger les enfants de l’influence maléfique d’Oscar. Mais pourront-ils résister à l’attaque sans merci que ce dernier prépare ? Lorsque le scénariste et dramaturge américain d’origine allemande Henry Winterfeld invente des histoires pour son fils Thomas alité en raison d’une scarlatine dans les années 1930, il en naît son premier roman Les enfants de Timpelbach (1937), qui devient par la suite un classique de la littérature enfantine. De nombreuses années plus tard, Nicolas Bary, âgé alors de neuf ans s’éprend, comme beaucoup d’autres jeunes avant lui, de l’histoire du village sans adultes et rêve de la porter au grand écran un jour. Quelques années d’études de cinéma et trois courts-métrages plus tard, son rêve devient réalité. Situé dans un pays et à une époque indéfinis, Les enfants de Timpelbach propose dans ses décors et ses costumes un look proche des années 1930. Les couleurs saturées, la stylisation et l’aspect sombre rappellent les films de Jean-Pierre Jeunet et de Tim Burton. Malgré ces inspirations, le premier long-métrage de Nicolas Bary conserve une grande part d’originalité et réussit à garder son univers intéressant à tout moment. Les jeunes acteurs, qui ne sont d’ailleurs pas des amateurs, fournissent des performances crédibles en évitant une imitation stéréotype du comportement adulte. Les grands tels que Carole Bouquet ou Gérard Depardieu restent gentiment à l’arrière-plan et n’écrasent pas le jeu des petits par leur charisme. L’intrigue du livre dans laquelle un enfant essaie d’imposer son règne par la violence, comporte de nombreuses allusions, que le film n’essaie pas de renforcer. Ni trop didactique, ni trop moralisateur, Les enfants de Timpelbach laisse la part d‘interprétation à ses jeunes et moins jeunes spectateurs et constitue un divertissement intelligent et réussi qui nous entraîne dans un monde original où décors réels et images de synthèse se mélangent parfaitement. Les spectateurs attentifs reconnaîtront d’ailleurs dans quelques scènes le Müllerthal, la vieille ville de Luxembourg et d’autres lieux connus du pays. En effet, le film a été co-produit par la société locale Luxanimation et une partie a donc été tournée au grand-duché. Les enfants de Timbelbach est sans doute une des meilleures co-produtions que le Luxembourg ait vu naître, tant au niveau de l’exécution technique que du contenu.

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