Jul 30 2013

«Il faut avoir de l’ambition»

Published by at 01:20 under Industry

SOURCE: http://www.lequotidien.lu

Le secteur du cinéma connaît un essor fulgurant au Luxembourg depuis une vingtaine d’années. Chaque jeudi, Le Quotidien vous propose de découvrir un métier du cinéma. Rencontre aujourd’hui avec un réalisateur.

Le Luxembourg a beau être un petit pays, il regorge néanmoins de nombreux talents, et le secteur du cinéma en est là preuve. Plusieurs réalisateurs luxembourgeois commencent à se faire un nom dans le paysage cinématographique mondial. On compte aujourd’hui plusieurs dizaines de réalisateurs dans le pays. Christophe Wagner est l’un d’entre eux. Il nous parle de son parcours mais aussi de sa vision du cinéma, et des métiers de la réalisation au Grand-Duché.

De notre collaborateur Mathieu Rosan

À partir de quel moment avez-vous eu envie de faire ce métier? Comment devient-on réalisateur quand on est Luxembourgeois?

Christophe Wagner : C’est arrivé à mon plus jeune âge. Je faisais beaucoup de dessins au début, et vers 14 ou 15 ans j’ai commencé à m’intéresser au cinéma. Avec mon père, on s’est acheté une caméra et j’ai commencé à faire des petits films dans mon coin. J’ai compris, à ce moment-là, ce que je voulais faire, même si durant cette période, le cinéma luxembourgeois n’existait pratiquement pas, et les perspectives d’avenir étaient encore un peu floues.

J’ai alors rencontré Claude Waringo et Jani Thiltges avec qui j’avais fait un stage alors que j’étais encore au lycée, et ils m’ont dirigé sur une école de cinéma à Bruxelles. Je voulais tout faire pour travailler dans ce métier et ne pas vivre avec le regret de n’avoir jamais essayé. J’avais 21 ans quand je suis allé à l’Insas, j’ai suivi un cursus de 4 ans et je suis sorti de l’école en 2000. Deux mois plus tard, je faisais mon premier documentaire pour Samsa, film sur des SDF à Luxembourg.

Pendant votre scolarité, vous saviez que vous vouliez faire de la réalisation?

C’est ce que j’avais appris et c’est vraiment ce que j’ai toujours voulu faire. Il m’arrive de faire parfois des repérages pour d’autres films mais je fais principalement de la réalisation depuis 12 ans maintenant.

Durant cette formation et votre jeunesse, quels étaient vos modèles?

Ça change énormément dans la vie d’un réalisateur, et notamment entre le cinéma que je pouvais aimer quand je suis rentré à l’école et maintenant. C’est surtout au niveau des thématiques que ça évolue. J’étais dans une école très orientée sur les documentaires et le rôle politique du cinéma. Quand je suis rentré dans l’école, j’étais très attiré par le cinéma américain, et quand je suis sorti j’avais une approche plus politique des films. On peut dire que j’ai eu une vision plus approfondie après ma formation.

Vous pensez que vous auriez pu devenir réalisateur sans cette école?

Non, pas moi en tout cas. Justement, cet aspect un peu plus intellectuel du métier, je l’ai vraiment découvert à l’école. Réfléchir sur son métier, réfléchir sur pourquoi on fait un film, ce qu’on veut raconter, ce sont des choses que j’ai apprises à l’école. J’avais déjà un bagage technique en arrivant mais j’ai surtout appris au niveau du fond.

Vous avez fait des documentaires, un polar sorti l’année dernière, de quel genre vous sentez-vous le plus proche? Qu’est-ce que vous avez envie de faire?

J’ai fait pas mal de documentaires, mais j’ai surtout envie de continuer à faire de la fiction. Ce qui ne veut pas dire non plus que je ne vais pas refaire de documentaires dans le futur. En ce moment, j’ai un projet de long métrage, et un deuxième en attente. Donc si ces projets aboutissent, je vais encore, pendant quelque temps, travailler sur la fiction.

Quelles relations entretenez-vous avec les différents réalisateurs luxembourgeois? Êtes-vous proches entre vous?

Oui on se connaît plutôt bien. Je suis vice-président du LARS (NDRL : l’association luxembourgeoise des réalisateurs et scénaristes) qui nous offre la possibilité de nous voir régulièrement. On est assez proches en général, on ne se tire pas trop dans les pattes, les relations sont bonnes entre producteurs et réalisateurs. Pour un petit pays, ce n’est pas toujours évident mais au Luxembourg en tout cas, l’ambiance est bonne.

Comment se passent les relations entre réalisateurs luxembourgeois?

Oui exactement, il y a forcément une concurrence mais elle est plutôt positive. Il n’y a pas de rivalités qui dégénèrent ou de choses comme cela. Après, entre les différents réalisateurs, il y a plus d’affinité entre certains qu’avec d’autres, mais c’est pareil que dans la vie.

Être réalisateur au Luxembourg, c’est plus facile ou plus compliqué que dans les autres pays?

En début de carrière je pense que c’est plus facile, en tout cas quand moi j’ai commencé, c’était plus facile de débuter au Luxembourg qu’en Belgique par exemple. À l’époque, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, il y avait beaucoup moins de projets et de personnes qui faisaient de la réalisation. Les choses ont beaucoup changé aujourd’hui, chaque année, une demi-douzaine de longs métrages en luxembourgeois sont lancés. Je pense que c’est en revanche plus difficile si on veut évoluer à l’international. Le fait d’être Luxembourgeois ne facilite pas les choses dans le sens où les autres pays ne s’intéressent absolument pas aux films luxembourgeois. C’est très difficile de monter un film sous notre nom. Aller en France et trouver de l’argent pour un film, c’est compliqué à moins d’avoir gagné un festival ou de s’être déjà fait un nom. Comme on est petits, on doit être encore meilleur que les autres pour se faire remarquer.

Quelle vision avez-vous du cinéma luxembourgeois?

Je pense qu’on a énormément de choses à apprendre. Il faut que le cinéma luxembourgeois ait de l’ambition. Après, le plus compliqué c’est de concrétiser cette ambition en film, et cela passe par beaucoup de travail. Ce qui manque au Luxembourg pour être un point important sur la carte du cinéma européen, c’est d’obtenir un grand succès qui permettrait de faire sortir le Luxembourg de son anonymat.

Vous avez tourné Doudege Wénkel qui était un polar luxembourgeois portant sur le Luxembourg. Cela vous tient-il à cœur de faire des films en luxembourgeois?

Je pense que pour ce film là, c’était évident. Le film se déroulait au Luxembourg, ç’aurait été étrange de le tourner en français. Même pour le public, aller voir un film en français sur un sujet luxembourgeois aurait été curieux. Je pense que c’était inévitable pour ce film. Mais ça a aussi malgré tout des limites puisque tourner en luxembourgeois nous empêche d’avoir des budgets mirobolants puisque les coproductions étrangères ne soutiendront pas le film. L’autre problème est que le vivier de comédiens du pays, de par sa petite taille, est plutôt réduit.

Quels sont vos projets pour le futur?

Là, j’ai un projet de film en luxembourgeois, et j’ai un autre projet que je voudrais monter avec la France. Je suis en train d’écrire un long métrage avec Viviane Thill, qui se déroule tout de suite après la guerre au Luxembourg. Une période de l’histoire luxembourgeoise que beaucoup de gens ignorent. J’ai un autre projet, un thriller politique en Lorraine, mais qui est encore à l’état embryonnaire.

Selon vous, le cinéma luxembourgeois a-t-il de l’avenir?

Oui, on a des jeunes réalisateurs qui pourraient faire des films capables de fonctionner à l’étranger. Je pense qu’il faut vraiment un grand film qui déclenche tout cela. On a des réalisateurs qui, techniquement, peuvent faire des films de renommée mondiale. Quand on voit l’évolution de ces dix dernières années, on remarque que l’on n’est pas plus mauvais que les autres (rires).

Quelles sont les fonctions du réalisateur?

Le réalisateur est la principale force créatrice derrière toute production. Il touche à tous les secteurs du film.

Qu’il s’agisse d’un film commercial, d’un documentaire ou d’un film éducatif, le réalisateur est responsable de la plupart des choix artistiques. Il est à la tête de l’unité de production et constitue un lien crucial entre les différentes équipes de la production (producteurs, équipes technique et artistique).

Il a le mandat de transposer en images cinématographiques les mots contenus dans le scénario. Le réalisateur doit visualiser et définir le style et la structure du film, puis transposer cette vision à l’écran. Les principales tâches du réalisateur sont de choisir la distribution, d’éditer le scénario, de diriger le tournage et faire le montage et l’édition des prises. Il doit également garder en tête les contraintes liées au budget et au temps de tournage. C’est lui qui est responsable du succès critique et commercial, ou de l’échec d’un film.

En plus de sa vision créatrice, le réalisateur doit bien connaître l’ensemble du processus de production cinématographique, ce qui veut aussi dire avoir des connaissances techniques. Il est malgré tout important, pour le réalisateur, d’être capable de déléguer une partie de ses tâches. C’est souvent l’assistant réalisateur qui entre alors en scène.

Le premier polar luxembourgeois

Il n’aura fallu qu’un budget de 2,5 millions d’euros et 35 jours de tournage à Christophe Wagner pour réaliser Doudege Wénkel. Le film raconte l’histoire d’un policier exemplaire qui vient d’être assassiné dans d’étranges circonstances. L’inspecteur Hastert est alors chargé de l’enquête et fait appel au frère du défunt, Olivier, un policier désabusé, au comportement violent et indiscipliné. Motivé par la vengeance, Olivier se lance corps et âme dans l’enquête. Il va mettre au jour une sombre affaire de faux-semblants et de corruption dans les décors nocturnes et pluvieux de Luxembourg, dont il ne sortira pas indemne. Un film qui montre un visage bien plus sombre du Luxembourg, loin de son image habituelle.

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SOURCE: http://www.lequotidien.lu

Le secteur du cinéma connaît un essor fulgurant au Luxembourg depuis une vingtaine d’années. Chaque jeudi, Le Quotidien vous propose de découvrir un métier du cinéma. Rencontre aujourd’hui avec un réalisateur.

Le Luxembourg a beau être un petit pays, il regorge néanmoins de nombreux talents, et le secteur du cinéma en est là preuve. Plusieurs réalisateurs luxembourgeois commencent à se faire un nom dans le paysage cinématographique mondial. On compte aujourd’hui plusieurs dizaines de réalisateurs dans le pays. Christophe Wagner est l’un d’entre eux. Il nous parle de son parcours mais aussi de sa vision du cinéma, et des métiers de la réalisation au Grand-Duché.

De notre collaborateur Mathieu Rosan

À partir de quel moment avez-vous eu envie de faire ce métier? Comment devient-on réalisateur quand on est Luxembourgeois?

Christophe Wagner : C’est arrivé à mon plus jeune âge. Je faisais beaucoup de dessins au début, et vers 14 ou 15 ans j’ai commencé à m’intéresser au cinéma. Avec mon père, on s’est acheté une caméra et j’ai commencé à faire des petits films dans mon coin. J’ai compris, à ce moment-là, ce que je voulais faire, même si durant cette période, le cinéma luxembourgeois n’existait pratiquement pas, et les perspectives d’avenir étaient encore un peu floues.

J’ai alors rencontré Claude Waringo et Jani Thiltges avec qui j’avais fait un stage alors que j’étais encore au lycée, et ils m’ont dirigé sur une école de cinéma à Bruxelles. Je voulais tout faire pour travailler dans ce métier et ne pas vivre avec le regret de n’avoir jamais essayé. J’avais 21 ans quand je suis allé à l’Insas, j’ai suivi un cursus de 4 ans et je suis sorti de l’école en 2000. Deux mois plus tard, je faisais mon premier documentaire pour Samsa, film sur des SDF à Luxembourg.

Pendant votre scolarité, vous saviez que vous vouliez faire de la réalisation?

C’est ce que j’avais appris et c’est vraiment ce que j’ai toujours voulu faire. Il m’arrive de faire parfois des repérages pour d’autres films mais je fais principalement de la réalisation depuis 12 ans maintenant.

Durant cette formation et votre jeunesse, quels étaient vos modèles?

Ça change énormément dans la vie d’un réalisateur, et notamment entre le cinéma que je pouvais aimer quand je suis rentré à l’école et maintenant. C’est surtout au niveau des thématiques que ça évolue. J’étais dans une école très orientée sur les documentaires et le rôle politique du cinéma. Quand je suis rentré dans l’école, j’étais très attiré par le cinéma américain, et quand je suis sorti j’avais une approche plus politique des films. On peut dire que j’ai eu une vision plus approfondie après ma formation.

Vous pensez que vous auriez pu devenir réalisateur sans cette école?

Non, pas moi en tout cas. Justement, cet aspect un peu plus intellectuel du métier, je l’ai vraiment découvert à l’école. Réfléchir sur son métier, réfléchir sur pourquoi on fait un film, ce qu’on veut raconter, ce sont des choses que j’ai apprises à l’école. J’avais déjà un bagage technique en arrivant mais j’ai surtout appris au niveau du fond.

Vous avez fait des documentaires, un polar sorti l’année dernière, de quel genre vous sentez-vous le plus proche? Qu’est-ce que vous avez envie de faire?

J’ai fait pas mal de documentaires, mais j’ai surtout envie de continuer à faire de la fiction. Ce qui ne veut pas dire non plus que je ne vais pas refaire de documentaires dans le futur. En ce moment, j’ai un projet de long métrage, et un deuxième en attente. Donc si ces projets aboutissent, je vais encore, pendant quelque temps, travailler sur la fiction.

Quelles relations entretenez-vous avec les différents réalisateurs luxembourgeois? Êtes-vous proches entre vous?

Oui on se connaît plutôt bien. Je suis vice-président du LARS (NDRL : l’association luxembourgeoise des réalisateurs et scénaristes) qui nous offre la possibilité de nous voir régulièrement. On est assez proches en général, on ne se tire pas trop dans les pattes, les relations sont bonnes entre producteurs et réalisateurs. Pour un petit pays, ce n’est pas toujours évident mais au Luxembourg en tout cas, l’ambiance est bonne.

Comment se passent les relations entre réalisateurs luxembourgeois?

Oui exactement, il y a forcément une concurrence mais elle est plutôt positive. Il n’y a pas de rivalités qui dégénèrent ou de choses comme cela. Après, entre les différents réalisateurs, il y a plus d’affinité entre certains qu’avec d’autres, mais c’est pareil que dans la vie.

Être réalisateur au Luxembourg, c’est plus facile ou plus compliqué que dans les autres pays?

En début de carrière je pense que c’est plus facile, en tout cas quand moi j’ai commencé, c’était plus facile de débuter au Luxembourg qu’en Belgique par exemple. À l’époque, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, il y avait beaucoup moins de projets et de personnes qui faisaient de la réalisation. Les choses ont beaucoup changé aujourd’hui, chaque année, une demi-douzaine de longs métrages en luxembourgeois sont lancés. Je pense que c’est en revanche plus difficile si on veut évoluer à l’international. Le fait d’être Luxembourgeois ne facilite pas les choses dans le sens où les autres pays ne s’intéressent absolument pas aux films luxembourgeois. C’est très difficile de monter un film sous notre nom. Aller en France et trouver de l’argent pour un film, c’est compliqué à moins d’avoir gagné un festival ou de s’être déjà fait un nom. Comme on est petits, on doit être encore meilleur que les autres pour se faire remarquer.

Quelle vision avez-vous du cinéma luxembourgeois?

Je pense qu’on a énormément de choses à apprendre. Il faut que le cinéma luxembourgeois ait de l’ambition. Après, le plus compliqué c’est de concrétiser cette ambition en film, et cela passe par beaucoup de travail. Ce qui manque au Luxembourg pour être un point important sur la carte du cinéma européen, c’est d’obtenir un grand succès qui permettrait de faire sortir le Luxembourg de son anonymat.

Vous avez tourné Doudege Wénkel qui était un polar luxembourgeois portant sur le Luxembourg. Cela vous tient-il à cœur de faire des films en luxembourgeois?

Je pense que pour ce film là, c’était évident. Le film se déroulait au Luxembourg, ç’aurait été étrange de le tourner en français. Même pour le public, aller voir un film en français sur un sujet luxembourgeois aurait été curieux. Je pense que c’était inévitable pour ce film. Mais ça a aussi malgré tout des limites puisque tourner en luxembourgeois nous empêche d’avoir des budgets mirobolants puisque les coproductions étrangères ne soutiendront pas le film. L’autre problème est que le vivier de comédiens du pays, de par sa petite taille, est plutôt réduit.

Quels sont vos projets pour le futur?

Là, j’ai un projet de film en luxembourgeois, et j’ai un autre projet que je voudrais monter avec la France. Je suis en train d’écrire un long métrage avec Viviane Thill, qui se déroule tout de suite après la guerre au Luxembourg. Une période de l’histoire luxembourgeoise que beaucoup de gens ignorent. J’ai un autre projet, un thriller politique en Lorraine, mais qui est encore à l’état embryonnaire.

Selon vous, le cinéma luxembourgeois a-t-il de l’avenir?

Oui, on a des jeunes réalisateurs qui pourraient faire des films capables de fonctionner à l’étranger. Je pense qu’il faut vraiment un grand film qui déclenche tout cela. On a des réalisateurs qui, techniquement, peuvent faire des films de renommée mondiale. Quand on voit l’évolution de ces dix dernières années, on remarque que l’on n’est pas plus mauvais que les autres (rires).

Quelles sont les fonctions du réalisateur?

Le réalisateur est la principale force créatrice derrière toute production. Il touche à tous les secteurs du film.

Qu’il s’agisse d’un film commercial, d’un documentaire ou d’un film éducatif, le réalisateur est responsable de la plupart des choix artistiques. Il est à la tête de l’unité de production et constitue un lien crucial entre les différentes équipes de la production (producteurs, équipes technique et artistique).

Il a le mandat de transposer en images cinématographiques les mots contenus dans le scénario. Le réalisateur doit visualiser et définir le style et la structure du film, puis transposer cette vision à l’écran. Les principales tâches du réalisateur sont de choisir la distribution, d’éditer le scénario, de diriger le tournage et faire le montage et l’édition des prises. Il doit également garder en tête les contraintes liées au budget et au temps de tournage. C’est lui qui est responsable du succès critique et commercial, ou de l’échec d’un film.

En plus de sa vision créatrice, le réalisateur doit bien connaître l’ensemble du processus de production cinématographique, ce qui veut aussi dire avoir des connaissances techniques. Il est malgré tout important, pour le réalisateur, d’être capable de déléguer une partie de ses tâches. C’est souvent l’assistant réalisateur qui entre alors en scène.

Le premier polar luxembourgeois

Il n’aura fallu qu’un budget de 2,5 millions d’euros et 35 jours de tournage à Christophe Wagner pour réaliser Doudege Wénkel. Le film raconte l’histoire d’un policier exemplaire qui vient d’être assassiné dans d’étranges circonstances. L’inspecteur Hastert est alors chargé de l’enquête et fait appel au frère du défunt, Olivier, un policier désabusé, au comportement violent et indiscipliné. Motivé par la vengeance, Olivier se lance corps et âme dans l’enquête. Il va mettre au jour une sombre affaire de faux-semblants et de corruption dans les décors nocturnes et pluvieux de Luxembourg, dont il ne sortira pas indemne. Un film qui montre un visage bien plus sombre du Luxembourg, loin de son image habituelle.

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