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	<title>Comments on: Interview: Réfractaire director Nicolas Steil</title>
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		<title>By: &#187; Réfractaire am LAND</title>
		<link>http://www.filmreakter.lu/industry/interview-refractaire-director-nicolas-steil/comment-page-1/#comment-6751</link>
		<dc:creator>&#187; Réfractaire am LAND</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 May 2009 01:06:39 +0000</pubDate>
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		<description>[...] Réfractaire de Nicolas Steil ne fonctionne pas. Probablement parce que les figures ne sont pas des personnages, mais des manifestes   Les meilleures intentions ne font pas un bon film. Réfractaire, le premier long-métrage de Nicolas Steil (réalisateur, metteur en scène de théâtre, producteur, fondateur et directeur d’Iris Production, ancien journaliste), qui sera présenté en avant-première la semaine prochaine, avant de sortir en salles le 5 juin, a derrière lui une longue genèse. Plus de cinq ans de développement ont précédé la présentation du film, avec de multiples réécritures du scénario (Nicolas Steil et Jean-Louis Schlesser, qui travaille régulièrement avec Andy Bausch), suivies d’un tournage rocambolesque in situ, dans les mines de Rumelange, là où, pour de bon, des réfractaires avaient été cachés durant la Deuxième guerre mondiale.  [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] Réfractaire de Nicolas Steil ne fonctionne pas. Probablement parce que les figures ne sont pas des personnages, mais des manifestes   Les meilleures intentions ne font pas un bon film. Réfractaire, le premier long-métrage de Nicolas Steil (réalisateur, metteur en scène de théâtre, producteur, fondateur et directeur d’Iris Production, ancien journaliste), qui sera présenté en avant-première la semaine prochaine, avant de sortir en salles le 5 juin, a derrière lui une longue genèse. Plus de cinq ans de développement ont précédé la présentation du film, avec de multiples réécritures du scénario (Nicolas Steil et Jean-Louis Schlesser, qui travaille régulièrement avec Andy Bausch), suivies d’un tournage rocambolesque in situ, dans les mines de Rumelange, là où, pour de bon, des réfractaires avaient été cachés durant la Deuxième guerre mondiale.  [...]</p>
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		<title>By: admin</title>
		<link>http://www.filmreakter.lu/industry/interview-refractaire-director-nicolas-steil/comment-page-1/#comment-6511</link>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2009 07:33:28 +0000</pubDate>
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		<description>Le Film - Note d&#039;intention
Nous sommes tous le fruit d’une équation basique qui conjugue des paramètres tels l’hérédité et le contexte familial, le milieu socio-économique dans lequel nous grandissons et enfin notre individualité qui se révèle au fur et à mesure de ce que la vie nous apporte comme défis.
Identifier ces paramètres et s’en faire des amis, c’est un chemin vers l’évolution.
Car somme toute, si nous sommes là pour ce court voyage sur terre, autant mettre toutes les chances de notre côté de manière à évoluer vers l’harmonie et le bonheur.
Cela semble simple et c’est pourtant si complexe.
Remonter vers ses propres sources et affronter les nombreux démons qui parsèment ce voyage.
Il en faut du courage et de la volonté pour se dire que le cours des choses peut être changé.
Et que pour changer le monde, il faut changer en premier lieu notre monde intérieur.
Pour certains, l’équation est plus rude et la vie qui les entoure d’une incroyable difficulté. Pour d’autres, tout semble couler comme un long fleuve tranquille. Le mot « semble » doit avoir toute son importance dans cette phrase...
Je me suis souvent demandé quels choix j’aurais fait en temps de guerre.
Il est plus confortable de se voir en héros qu’en collaborateur ou encore en tortionnaire. Je pense qu’il faut envisager la réponse à cette question avec beaucoup d’humilité et qu’une bonne partie de cette réponse dépend de l’équation précitée.
Il se fait que je viens d’un petit pays récent, même pas encore deux siècles d’existence, et que la deuxième guerre mondiale y a engendré des choix cornéliens.
Annexé par l’Allemagne, devenue partie intégrante du Reich, le Luxembourg a failli être dépersonnalisé par cette période sombre de l’histoire.
La Résistance y est réellement devenue effective et efficace à partir du moment où les Nazis ont commis l’erreur de s’attaquer à la jeunesse et donc à l’espoir.
Bon nombre de jeunes Luxembourgeois ont été « enrôlés de force » et envoyés sur le front russe. Ils avaient donc le choix entre le fait de tirer sur nos Alliés ou alors de déserter à leurs risques et périls et de se cacher jusqu’à la fin de la guerre. Ceux qui avaient fait ce dernier choix devenaient des Réfractaires à l’ordre établi, avec les risques que cela suppose. La Résistance organisait les caches qui variaient entre des faux-plafonds, les clochers d&#039;églises et surtout les parties qui n’étaient plus exploitées des mines de fer. Ombre supplémentaire au tableau : la proche famille des Réfractaires était systématiquement déportée… Un vrai dilemme ou comment se retrouver entre le marteau et l’enclume sans espoir d’en sortir.
Voilà donc l’interrogation posée au spectateur : qu’auriez-vous fait à la place de ce jeune homme dont l’équation de base est certes complexe, mais réunit en son sein des éléments négatifs mais aussi positifs.
Fruit d’un lourd passé familial, le héros de l’histoire est en quête de lui-même, car tout comme le pays, il risque de rester dépersonnalisé. Les choix qu’il va être amené à faire, vont lui permettre de se transformer et d’avoir ce que l’on pourrait appeler un comportement héroïque avec toutes les précautions d’usage qui doivent entourer ce mot tellement galvaudé.
J’aimerais que le spectateur fasse ce voyage initiatique avec le jeune François et vive au plus près ses émotions et son évolution.
C’est dans ce contexte que la mise en scène s’attachera à privilégier un mélange de vues subjectives (c.-à-d. la caméra voit à travers les yeux de François) et de vues en perspective qui nous permettront de prendre la « hauteur » nécessaire afin d’analyser le cours des choses.
La symbolique de l’enfermement synonyme de cette époque troublée et de l’obligation pour les protagonistes de choisir entre deux maux, est ici incarnée par:
la mine qui sera organique, les galeries qui la traversent, étant autant de vaisseaux sanguins qui charrient ou abritent des êtres vivants qui luttent pour leur devenir,
la cave de l’alambic, lieu magique de plaisir, mais aussi enfer où l’angoisse a pris le pouvoir,
la nuit qui par le côté expressionniste qu’elle donne aux êtres et aux choses montre les forces manichéennes à l’œuvre.
L’enfermement est celui du corps mais aussi de l’esprit. Malheureusement, dans le cas de François, il ne pourra libérer que son esprit, son corps sera sacrifié à la guerre et à sa folie.
Certaines scènes de mine seront tournées « in situ » dans le Musée National des Mines de Fer Luxembourgeoises à Rumelange. Le décor fabuleux qui s’étend sur des kilomètres, nous permettra d’approcher la vérité de cette époque. D’autres seront reconstituées en studio afin de pouvoir utiliser à plein les mouvements de caméra.
L’oppression enfin, sera accentuée par l’utilisation d’une caméra-témoin souvent en mouvement qui symbolisera la volonté de s’échapper des « enfermés-volontaires ».
Le réalisateur
Nicolas Steil</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le Film &#8211; Note d&#8217;intention<br />
Nous sommes tous le fruit d’une équation basique qui conjugue des paramètres tels l’hérédité et le contexte familial, le milieu socio-économique dans lequel nous grandissons et enfin notre individualité qui se révèle au fur et à mesure de ce que la vie nous apporte comme défis.<br />
Identifier ces paramètres et s’en faire des amis, c’est un chemin vers l’évolution.<br />
Car somme toute, si nous sommes là pour ce court voyage sur terre, autant mettre toutes les chances de notre côté de manière à évoluer vers l’harmonie et le bonheur.<br />
Cela semble simple et c’est pourtant si complexe.<br />
Remonter vers ses propres sources et affronter les nombreux démons qui parsèment ce voyage.<br />
Il en faut du courage et de la volonté pour se dire que le cours des choses peut être changé.<br />
Et que pour changer le monde, il faut changer en premier lieu notre monde intérieur.<br />
Pour certains, l’équation est plus rude et la vie qui les entoure d’une incroyable difficulté. Pour d’autres, tout semble couler comme un long fleuve tranquille. Le mot « semble » doit avoir toute son importance dans cette phrase&#8230;<br />
Je me suis souvent demandé quels choix j’aurais fait en temps de guerre.<br />
Il est plus confortable de se voir en héros qu’en collaborateur ou encore en tortionnaire. Je pense qu’il faut envisager la réponse à cette question avec beaucoup d’humilité et qu’une bonne partie de cette réponse dépend de l’équation précitée.<br />
Il se fait que je viens d’un petit pays récent, même pas encore deux siècles d’existence, et que la deuxième guerre mondiale y a engendré des choix cornéliens.<br />
Annexé par l’Allemagne, devenue partie intégrante du Reich, le Luxembourg a failli être dépersonnalisé par cette période sombre de l’histoire.<br />
La Résistance y est réellement devenue effective et efficace à partir du moment où les Nazis ont commis l’erreur de s’attaquer à la jeunesse et donc à l’espoir.<br />
Bon nombre de jeunes Luxembourgeois ont été « enrôlés de force » et envoyés sur le front russe. Ils avaient donc le choix entre le fait de tirer sur nos Alliés ou alors de déserter à leurs risques et périls et de se cacher jusqu’à la fin de la guerre. Ceux qui avaient fait ce dernier choix devenaient des Réfractaires à l’ordre établi, avec les risques que cela suppose. La Résistance organisait les caches qui variaient entre des faux-plafonds, les clochers d&#8217;églises et surtout les parties qui n’étaient plus exploitées des mines de fer. Ombre supplémentaire au tableau : la proche famille des Réfractaires était systématiquement déportée… Un vrai dilemme ou comment se retrouver entre le marteau et l’enclume sans espoir d’en sortir.<br />
Voilà donc l’interrogation posée au spectateur : qu’auriez-vous fait à la place de ce jeune homme dont l’équation de base est certes complexe, mais réunit en son sein des éléments négatifs mais aussi positifs.<br />
Fruit d’un lourd passé familial, le héros de l’histoire est en quête de lui-même, car tout comme le pays, il risque de rester dépersonnalisé. Les choix qu’il va être amené à faire, vont lui permettre de se transformer et d’avoir ce que l’on pourrait appeler un comportement héroïque avec toutes les précautions d’usage qui doivent entourer ce mot tellement galvaudé.<br />
J’aimerais que le spectateur fasse ce voyage initiatique avec le jeune François et vive au plus près ses émotions et son évolution.<br />
C’est dans ce contexte que la mise en scène s’attachera à privilégier un mélange de vues subjectives (c.-à-d. la caméra voit à travers les yeux de François) et de vues en perspective qui nous permettront de prendre la « hauteur » nécessaire afin d’analyser le cours des choses.<br />
La symbolique de l’enfermement synonyme de cette époque troublée et de l’obligation pour les protagonistes de choisir entre deux maux, est ici incarnée par:<br />
la mine qui sera organique, les galeries qui la traversent, étant autant de vaisseaux sanguins qui charrient ou abritent des êtres vivants qui luttent pour leur devenir,<br />
la cave de l’alambic, lieu magique de plaisir, mais aussi enfer où l’angoisse a pris le pouvoir,<br />
la nuit qui par le côté expressionniste qu’elle donne aux êtres et aux choses montre les forces manichéennes à l’œuvre.<br />
L’enfermement est celui du corps mais aussi de l’esprit. Malheureusement, dans le cas de François, il ne pourra libérer que son esprit, son corps sera sacrifié à la guerre et à sa folie.<br />
Certaines scènes de mine seront tournées « in situ » dans le Musée National des Mines de Fer Luxembourgeoises à Rumelange. Le décor fabuleux qui s’étend sur des kilomètres, nous permettra d’approcher la vérité de cette époque. D’autres seront reconstituées en studio afin de pouvoir utiliser à plein les mouvements de caméra.<br />
L’oppression enfin, sera accentuée par l’utilisation d’une caméra-témoin souvent en mouvement qui symbolisera la volonté de s’échapper des « enfermés-volontaires ».<br />
Le réalisateur<br />
Nicolas Steil</p>
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		<title>By: admin</title>
		<link>http://www.filmreakter.lu/industry/interview-refractaire-director-nicolas-steil/comment-page-1/#comment-6510</link>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2009 07:33:13 +0000</pubDate>
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		<description>Le Film - Synopsis
Notre passé nous colle à la peau.
Le nôtre, celui de notre famille, celui du pays.
Sans remonter aux sources, sans descendre à la cave où sont enfouies nos douleurs passées, il n&#039;y a pas d&#039;évolution possible.
En temps de guerre, l&#039;histoire régresse.
Mais pour les hommes tout s&#039;accélère: Collaborer avec le plus fort ou résister?
Et avant ça, se pose un choix plus fondemental encore: Accepter d&#039;être du côté des victimes ou tenter de faire partie des survivants... mais à quel prix...?
François a vingt et un ans et il vit dans un petit pays qui vient d&#039;être annexé par l&#039;Allemagne nazie.
Son père, collaborateur du régime fasciste, l&#039;a obligé à aller à l&#039;université allemande.
Mais François a commis un premier acte de désobéissance : il est parti de cet endroit qui professait la haine raciale.
 
Maintenant se pose à lui ce choix cornélien : devenir un « enrôlé de force » et partir sur le front russe tirer sur les Alliés ou bien se transformer en « réfractaire » et se terrer au fond d&#039;une mine pendant de long mois sans voir la lumière du soleil, dans le froid et dans l&#039;humidité, avec comme seul espoir celui de la Libération.
« Réfractaire » est un drame psychologique haletant qui nous fait vivre le chemin suivi par un jeune homme dépersonnalisé par un lourd passé familial, mais qui réussira à se retrouver au prix du sacrifice de sa propre vie.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le Film &#8211; Synopsis<br />
Notre passé nous colle à la peau.<br />
Le nôtre, celui de notre famille, celui du pays.<br />
Sans remonter aux sources, sans descendre à la cave où sont enfouies nos douleurs passées, il n&#8217;y a pas d&#8217;évolution possible.<br />
En temps de guerre, l&#8217;histoire régresse.<br />
Mais pour les hommes tout s&#8217;accélère: Collaborer avec le plus fort ou résister?<br />
Et avant ça, se pose un choix plus fondemental encore: Accepter d&#8217;être du côté des victimes ou tenter de faire partie des survivants&#8230; mais à quel prix&#8230;?<br />
François a vingt et un ans et il vit dans un petit pays qui vient d&#8217;être annexé par l&#8217;Allemagne nazie.<br />
Son père, collaborateur du régime fasciste, l&#8217;a obligé à aller à l&#8217;université allemande.<br />
Mais François a commis un premier acte de désobéissance : il est parti de cet endroit qui professait la haine raciale.</p>
<p>Maintenant se pose à lui ce choix cornélien : devenir un « enrôlé de force » et partir sur le front russe tirer sur les Alliés ou bien se transformer en « réfractaire » et se terrer au fond d&#8217;une mine pendant de long mois sans voir la lumière du soleil, dans le froid et dans l&#8217;humidité, avec comme seul espoir celui de la Libération.<br />
« Réfractaire » est un drame psychologique haletant qui nous fait vivre le chemin suivi par un jeune homme dépersonnalisé par un lourd passé familial, mais qui réussira à se retrouver au prix du sacrifice de sa propre vie.</p>
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