Sep 27 2008

“La régate” um Ziel

Published by at 01:00 under Industry

Den Tournage vum Film “La régate” geet dëser Deeg op en Enn. Nodeem den Tournage zu Lëtzebuerg ugefaangen huet, goung et an der Belsch weider…

C’est dans un écrin de nature que l’équipe du film La Régate s’est installée pour quelques jours de tournage. Une histoire tragique qui gravite autour du monde de l’aviron.

De notre journaliste Audrey Somnard SOURCE: http://news.lequotidien.lu

Après la venue des frères Dardenne lundi dernier à Luxembourg, c’est encore leur trace que l’on suit au bout d’un chemin au bord du lac de la Haute-Sûre. Le scénario a été développé par les deux frères, d’accord sur le fond, mais qui ont préféré laisser Bernard Bellefroid faire le film, qui signe là son premier long métrage de fiction, lui qui est plus habitué aux documentaires.
C’est l’histoire d’Alexandre (Joffrey Verbruggen), quinze ans, qui vit seul avec son père violent qui lui laisse peu de répit. Pour ne rien arranger, ils travaillent ensemble dans un supermarché et, même si le jeune homme tente d’être discret, le destin le rattrape toujours et donne des munitions à son père pour le blesser, encore et encore.
L’adolescent a une grande passion: l’aviron. C’est grâce à ce sport qu’il arrive à se détacher de son quotidien sordide. Les blessures que son père lui inflige l’obligent à rater des entraînements, qu’il doit même interrompre plusieurs mois quand son père le blesse à la jambe. Incapable de donner des explications, il reprend l’entraînement mais la concurrence est rude. Le jeune Pablo (David Murgia) devient l’ennemi juré d’Alexandre qui doit se cacher pour pouvoir participer aux entraînements de plus en plus fréquents, condition sine qua non de son entraîneur (Sergi Lopez) qui ignore tout de sa situation familiale.
Le Luxembourg est un partenaire financier majoritaire, le tournage est à 75% luxembourgeois, de même que toute la postproduction. De quoi rendre heureux le coproducteur de Samsa Film, Claude Warengo : «Pour que le film se fasse, il fallait une coproduction. On s’est lancés dans l’aventure quand on a lu l’histoire et qu’on a découvert combien Bernard était impliqué dans ce projet

Un tournage en zone protégée

Le tournage dure quarante jours. Dès la fin de la semaine, l’équipe rejoindra Bruxelles pour tourner les dernières séquences. En attendant, il a fallu trouver un endroit parfait pour tourner les scènes d’entraînement à l’aviron : «J’ai emmené Bernard dans cette zone naturelle qui se prête parfaitement au tournage de ce film, en pleine nature. Il a été séduit et il ne fallait plus que les autorisations des différents ministères. Comme les bateaux à moteur sont interdits sur le lac, nous utilisons ceux autorisés par l’administration qui sont déjà sur place», explique Claude Waringo. Pour filmer les régates, «les scènes les plus dures à tourner», l’équipe s’est rendue à Namur, sur un bras de la Meuse : l’endroit idéal pour concilier eau calme et public.
Des jeunes figurants ont été embauchés pour les scènes d’aviron. Ils font partie d’un club d’aviron en Belgique et accompagnent les personnages de Pablo et Alexandre sur les scènes d’entraînement. L’atmosphère est jeune et au moment du repas, c’est un peu l’ambiance colonie de vacances. Les cuistots sont à l’œuvre et une musique d’ambiance retentit sous la tente de ce restaurant itinérant. L’équipe est transportée du campement de base au bord du lac en fourgonnette, via un chemin de terre plutôt pentu, une véritable aventure collective. Pendant que les jeunes se restaurent, les régisseurs s’interpellent au talkie-walkie pour tenter d’organiser la pause-déjeuner.
En bas, les dernières scènes sont tournées sur le lac. La patrouille de la protection civile suit en permanence l’équipe sur l’eau qui évolue sur une barge mobile (voir photo). Joffrey Verbruggen revient avec David Murgia et ramène leur aviron sur la berge. Les assistants s’agitent, c’est l’heure de la pause-déjeuner. Le tournage ne reprendra qu’une bonne heure plus tard, le temps que toute l’équipe recharge les batteries.

SOURCE: http://www.actu24.be: Le premier long métrage de fiction de Bernard Bellefroid se tournera partiellement à Salzinnes, en septembre. Avec son parrain.

LA RÉGATE. Tel est le titre choisi par Bernard Bellefroid pour son premier long de fiction, qui accouche enfin après de très longs mois d’écriture et de préparation.

Bernard Bellefroid  est né à Liège, mais a passé plusieurs années de son enfance et de son adolescence à Salzinnes. C’était avant de quitter Namur, où il lui semblait qu’il n’avait pas sa place, pour s’installer à Bruxelles. À Salzinnes, le jeune réalisateur de 30 ans y reviendra bientôt, cette fois la caméra à la main. La Régate se tournera dans plusieurs endroits du faubourg namurois, dans le quartier des Balances, mais aussi dans l’intimité d’un établissement Horeca de l’avenue Cardinal Mercier, La Taverne Normande.

L’histoire de l’ado qui ramait

L’histoire, sombre, est celle d’Alexandre, quinze ans, qui vit seul avec son père dans un climat d’ultraviolence quotidienne à laquelle il essaye d’échapper en pratiquant l’aviron sur la Meuse. Avec cet objectif : gagner seul et à tout prix les championnats de Belgique.

Sujet grave, écrit et tourné par un jeune créateur qui a puisé dans son propre vécu : «Je connais bien Alexandre. J’ai longtemps regardé le monde avec ses yeux. Comme lui, j’ai longtemps vécu dans une violence que l’on dit «domestique», «privée» mais toujours cachée. Comme lui, je scrutais les portes pour m’enfuir. Je sursautais à chaque fois que l’on s’approchait de mon visage. À l’époque, je ne me rendais pas compte que c’était grave. J’avais fini par croire que la violence était un langage comme les autres. (…) Il n’y a pas de sortie paisible d’une telle «relation». La rupture ne saurait être que déchirure. Moi, je suis parti pour mieux me reconstruire ailleurs. J’ai toujours su que ça deviendrait un film».

Thierry Hancisse, Sergi Lopez

«La Régate» sera ce film-là. Dans cette aventure si personnelle qu’il concrétisera finalement sans les frères Dardenne (qui l’ont beaucoup soutenu dans ses débuts) mais avec Artémis Productions, Liaison Cinématographique et Samsa Film, Bernard Bellefroid a su s’entourer d’une très jolie brochette de comédiens. Parmi eux, citons en premier l’ami Thierry Hancisse, formidable comédien de théâtre il est sociétaire à la Comédie française qui tâte régulièrement du cinéma : il était un flic inquiétant dans le Couperet de Costa Gavras, il a aussi été remarqué dans Le candidat de Niels Arestrup. Thierry Hancisse, lui aussi Salzinnois d’origine, est en outre le parrain du réalisateur. Face à sa caméra, dans une relation de connivence et de tendresse dont on attend énormément à l’écran, il sera Thierry, le père d’Alexandre, celui qui parle par la violence.

Sergi Lopez, star internationale et dont on sait combien il aime les aventures cinématographiques singulières (d’Une liaison pornographique de notre compatriote Frédéric Fonteyne au Labyrinthe de Pan de Guillermo del Toro), a également dit oui au projet. Il incarnera Sergi, l’entraîneur d’aviron.

Et au centre de cette bouillonnante cosmologie humaine, il y aura évidemment Alexandre, celui qui rame contre son ombre et soulève des tonnes d’eau pour dire qui il est. Le personnage prendra les traits de Joffrey Verbruggen, un nouveau venu.

Le tournage est programmé en septembre.

SOURCE: WWW.LAND.LU

Films made in Luxembourg5 septembre 2008
Régate à Esch-sur-Sûre

Entre Insenborn et Esch-sur-Sûre, le Belge Bernard Bellefroid a trouvé le lieu idéal pour tourner quelques séquences de son long-métrage intitulé La Régate

Fränk Grotz

Ambiance détendue dans la cantine provisoire, installée à quelques centaines de mètres du lac. Des airs de reggae retentissent des haut-par leurs. Pendant que les premiers figurants ont déjà commencé leur pause-déjeuner, le reste de l’équipe tourne encore quelques plans sur l’eau. Entre Insenborn et Esch-sur-Sûre, le Belge Bernard Bellefroid a trouvé le lieu idéal pour quelques séquences de son long-métrage intitulé La Régate.

Celui-ci raconte l’histoire d’Alexandre (Joffrey Verbruggen), un garçon de quinze ans qui rame, dans le sens propre comme dans le sens figuré. Car le jeune sportif âgé de quinze ans est élevé par un père (Thierry Hancisse) qui s’exprime surtout par la violence. Partageant également le même lieu de travail avec lui, l’aviron offre à Alexandre la seule possibilité d’échapper à l’emprise paternelle. C’est ici qu’il fait ses premières expériences de compétition, d’amitié et d’amour qu’une vie sans violence peut contenir.

Entretemps arrivé à la tente-restaurant Sergi Lopez (Pan’s Labyrinth, Guillermo del Toro, 2006), qui interprète le rôle de l’entraîneur, confirme que son personnage remplace en quelque sorte le père, mais précise que c’est une fonction qui lui est attribué malgré lui : « L’entraîneur ne sait pas ce qui se passe entre Alexandre et son père. (…) Ce qui me semble intéressant dans ce rôle est l’ignorance qu’on peut avoir vis-à-vis d’une situation qui se passe sous nos yeux. La compréhension d’un tel problème arrive souvent trop tard. »
Mais les caractéristiques et l’importance de ses personnages dans l’intrigue ne sont pas l’élément essentiel pour Sergi Lopez dans le choix de ces rôles. « Que je joue le personnage principal ou un rôle secondaire comme dans ce film, ce qui compte est la qualité du scénario dans son ensemble et le fait de sentir que le réalisateur soit véritablement passionné par son histoire. « S’il marque sa présence, son équipe est contaminée par son esprit et cela se ressent. (…) C’est dans cette optique que le scénario et la première rencontre avec Bernard m’ont motivé à accepter ce rôle. »

Comme pour souligner sa détermination ainsi décrite par un de ses acteurs, le réalisateur a déjà quitté la table en direction du plateau pendant que son équipe finit encore son repas.

Le tournage de cette co-production entre la Belgique, la France et le Luxembourg qui s’est déroulé successivement à Bereldange, Luxem­bourg-Ville et Walferdange marquera une dernière étape à Hesperange avant de quitter le grand-duché pour la Belgique. Le bilan intermédiaire dressé par le producteur Claude Wa ringo de la société Samsa Film est très positif. Une conclusion qui confirme la bonne impression que La Régate a laissée dès le départ : « Après avoir repris ce projet des mains des frères Dardenne, qui n’ont finalement pas souhaité le produire eux-mêmes, nous nous sommes heurtés à tellement peu de difficultés pour trouver les financements nécessaires que cela nous faisaient presque peur. »

Les rameurs d’Esch-sur-Sûre semblent donc en route vers un film d’auteur intimiste. Car même si La Régate constitue pour Bernard Bellefroid sa première expérience en dehors du documentaire, les intentions affichées et les témoignages recueillis laissent pressentir des émotions d’un réalisme dignes de ce genre.

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Den Tournage vum Film “La régate” geet dëser Deeg op en Enn. Nodeem den Tournage zu Lëtzebuerg ugefaangen huet, goung et an der Belsch weider…

C’est dans un écrin de nature que l’équipe du film La Régate s’est installée pour quelques jours de tournage. Une histoire tragique qui gravite autour du monde de l’aviron.

De notre journaliste Audrey Somnard SOURCE: http://news.lequotidien.lu

Après la venue des frères Dardenne lundi dernier à Luxembourg, c’est encore leur trace que l’on suit au bout d’un chemin au bord du lac de la Haute-Sûre. Le scénario a été développé par les deux frères, d’accord sur le fond, mais qui ont préféré laisser Bernard Bellefroid faire le film, qui signe là son premier long métrage de fiction, lui qui est plus habitué aux documentaires.
C’est l’histoire d’Alexandre (Joffrey Verbruggen), quinze ans, qui vit seul avec son père violent qui lui laisse peu de répit. Pour ne rien arranger, ils travaillent ensemble dans un supermarché et, même si le jeune homme tente d’être discret, le destin le rattrape toujours et donne des munitions à son père pour le blesser, encore et encore.
L’adolescent a une grande passion: l’aviron. C’est grâce à ce sport qu’il arrive à se détacher de son quotidien sordide. Les blessures que son père lui inflige l’obligent à rater des entraînements, qu’il doit même interrompre plusieurs mois quand son père le blesse à la jambe. Incapable de donner des explications, il reprend l’entraînement mais la concurrence est rude. Le jeune Pablo (David Murgia) devient l’ennemi juré d’Alexandre qui doit se cacher pour pouvoir participer aux entraînements de plus en plus fréquents, condition sine qua non de son entraîneur (Sergi Lopez) qui ignore tout de sa situation familiale.
Le Luxembourg est un partenaire financier majoritaire, le tournage est à 75% luxembourgeois, de même que toute la postproduction. De quoi rendre heureux le coproducteur de Samsa Film, Claude Warengo : «Pour que le film se fasse, il fallait une coproduction. On s’est lancés dans l’aventure quand on a lu l’histoire et qu’on a découvert combien Bernard était impliqué dans ce projet

Un tournage en zone protégée

Le tournage dure quarante jours. Dès la fin de la semaine, l’équipe rejoindra Bruxelles pour tourner les dernières séquences. En attendant, il a fallu trouver un endroit parfait pour tourner les scènes d’entraînement à l’aviron : «J’ai emmené Bernard dans cette zone naturelle qui se prête parfaitement au tournage de ce film, en pleine nature. Il a été séduit et il ne fallait plus que les autorisations des différents ministères. Comme les bateaux à moteur sont interdits sur le lac, nous utilisons ceux autorisés par l’administration qui sont déjà sur place», explique Claude Waringo. Pour filmer les régates, «les scènes les plus dures à tourner», l’équipe s’est rendue à Namur, sur un bras de la Meuse : l’endroit idéal pour concilier eau calme et public.
Des jeunes figurants ont été embauchés pour les scènes d’aviron. Ils font partie d’un club d’aviron en Belgique et accompagnent les personnages de Pablo et Alexandre sur les scènes d’entraînement. L’atmosphère est jeune et au moment du repas, c’est un peu l’ambiance colonie de vacances. Les cuistots sont à l’œuvre et une musique d’ambiance retentit sous la tente de ce restaurant itinérant. L’équipe est transportée du campement de base au bord du lac en fourgonnette, via un chemin de terre plutôt pentu, une véritable aventure collective. Pendant que les jeunes se restaurent, les régisseurs s’interpellent au talkie-walkie pour tenter d’organiser la pause-déjeuner.
En bas, les dernières scènes sont tournées sur le lac. La patrouille de la protection civile suit en permanence l’équipe sur l’eau qui évolue sur une barge mobile (voir photo). Joffrey Verbruggen revient avec David Murgia et ramène leur aviron sur la berge. Les assistants s’agitent, c’est l’heure de la pause-déjeuner. Le tournage ne reprendra qu’une bonne heure plus tard, le temps que toute l’équipe recharge les batteries.

SOURCE: http://www.actu24.be: Le premier long métrage de fiction de Bernard Bellefroid se tournera partiellement à Salzinnes, en septembre. Avec son parrain.

LA RÉGATE. Tel est le titre choisi par Bernard Bellefroid pour son premier long de fiction, qui accouche enfin après de très longs mois d’écriture et de préparation.

Bernard Bellefroid  est né à Liège, mais a passé plusieurs années de son enfance et de son adolescence à Salzinnes. C’était avant de quitter Namur, où il lui semblait qu’il n’avait pas sa place, pour s’installer à Bruxelles. À Salzinnes, le jeune réalisateur de 30 ans y reviendra bientôt, cette fois la caméra à la main. La Régate se tournera dans plusieurs endroits du faubourg namurois, dans le quartier des Balances, mais aussi dans l’intimité d’un établissement Horeca de l’avenue Cardinal Mercier, La Taverne Normande.

L’histoire de l’ado qui ramait

L’histoire, sombre, est celle d’Alexandre, quinze ans, qui vit seul avec son père dans un climat d’ultraviolence quotidienne à laquelle il essaye d’échapper en pratiquant l’aviron sur la Meuse. Avec cet objectif : gagner seul et à tout prix les championnats de Belgique.

Sujet grave, écrit et tourné par un jeune créateur qui a puisé dans son propre vécu : «Je connais bien Alexandre. J’ai longtemps regardé le monde avec ses yeux. Comme lui, j’ai longtemps vécu dans une violence que l’on dit «domestique», «privée» mais toujours cachée. Comme lui, je scrutais les portes pour m’enfuir. Je sursautais à chaque fois que l’on s’approchait de mon visage. À l’époque, je ne me rendais pas compte que c’était grave. J’avais fini par croire que la violence était un langage comme les autres. (…) Il n’y a pas de sortie paisible d’une telle «relation». La rupture ne saurait être que déchirure. Moi, je suis parti pour mieux me reconstruire ailleurs. J’ai toujours su que ça deviendrait un film».

Thierry Hancisse, Sergi Lopez

«La Régate» sera ce film-là. Dans cette aventure si personnelle qu’il concrétisera finalement sans les frères Dardenne (qui l’ont beaucoup soutenu dans ses débuts) mais avec Artémis Productions, Liaison Cinématographique et Samsa Film, Bernard Bellefroid a su s’entourer d’une très jolie brochette de comédiens. Parmi eux, citons en premier l’ami Thierry Hancisse, formidable comédien de théâtre il est sociétaire à la Comédie française qui tâte régulièrement du cinéma : il était un flic inquiétant dans le Couperet de Costa Gavras, il a aussi été remarqué dans Le candidat de Niels Arestrup. Thierry Hancisse, lui aussi Salzinnois d’origine, est en outre le parrain du réalisateur. Face à sa caméra, dans une relation de connivence et de tendresse dont on attend énormément à l’écran, il sera Thierry, le père d’Alexandre, celui qui parle par la violence.

Sergi Lopez, star internationale et dont on sait combien il aime les aventures cinématographiques singulières (d’Une liaison pornographique de notre compatriote Frédéric Fonteyne au Labyrinthe de Pan de Guillermo del Toro), a également dit oui au projet. Il incarnera Sergi, l’entraîneur d’aviron.

Et au centre de cette bouillonnante cosmologie humaine, il y aura évidemment Alexandre, celui qui rame contre son ombre et soulève des tonnes d’eau pour dire qui il est. Le personnage prendra les traits de Joffrey Verbruggen, un nouveau venu.

Le tournage est programmé en septembre.

SOURCE: WWW.LAND.LU

Films made in Luxembourg5 septembre 2008
Régate à Esch-sur-Sûre

Entre Insenborn et Esch-sur-Sûre, le Belge Bernard Bellefroid a trouvé le lieu idéal pour tourner quelques séquences de son long-métrage intitulé La Régate

Fränk Grotz

Ambiance détendue dans la cantine provisoire, installée à quelques centaines de mètres du lac. Des airs de reggae retentissent des haut-par leurs. Pendant que les premiers figurants ont déjà commencé leur pause-déjeuner, le reste de l’équipe tourne encore quelques plans sur l’eau. Entre Insenborn et Esch-sur-Sûre, le Belge Bernard Bellefroid a trouvé le lieu idéal pour quelques séquences de son long-métrage intitulé La Régate.

Celui-ci raconte l’histoire d’Alexandre (Joffrey Verbruggen), un garçon de quinze ans qui rame, dans le sens propre comme dans le sens figuré. Car le jeune sportif âgé de quinze ans est élevé par un père (Thierry Hancisse) qui s’exprime surtout par la violence. Partageant également le même lieu de travail avec lui, l’aviron offre à Alexandre la seule possibilité d’échapper à l’emprise paternelle. C’est ici qu’il fait ses premières expériences de compétition, d’amitié et d’amour qu’une vie sans violence peut contenir.

Entretemps arrivé à la tente-restaurant Sergi Lopez (Pan’s Labyrinth, Guillermo del Toro, 2006), qui interprète le rôle de l’entraîneur, confirme que son personnage remplace en quelque sorte le père, mais précise que c’est une fonction qui lui est attribué malgré lui : « L’entraîneur ne sait pas ce qui se passe entre Alexandre et son père. (…) Ce qui me semble intéressant dans ce rôle est l’ignorance qu’on peut avoir vis-à-vis d’une situation qui se passe sous nos yeux. La compréhension d’un tel problème arrive souvent trop tard. »
Mais les caractéristiques et l’importance de ses personnages dans l’intrigue ne sont pas l’élément essentiel pour Sergi Lopez dans le choix de ces rôles. « Que je joue le personnage principal ou un rôle secondaire comme dans ce film, ce qui compte est la qualité du scénario dans son ensemble et le fait de sentir que le réalisateur soit véritablement passionné par son histoire. « S’il marque sa présence, son équipe est contaminée par son esprit et cela se ressent. (…) C’est dans cette optique que le scénario et la première rencontre avec Bernard m’ont motivé à accepter ce rôle. »

Comme pour souligner sa détermination ainsi décrite par un de ses acteurs, le réalisateur a déjà quitté la table en direction du plateau pendant que son équipe finit encore son repas.

Le tournage de cette co-production entre la Belgique, la France et le Luxembourg qui s’est déroulé successivement à Bereldange, Luxem­bourg-Ville et Walferdange marquera une dernière étape à Hesperange avant de quitter le grand-duché pour la Belgique. Le bilan intermédiaire dressé par le producteur Claude Wa ringo de la société Samsa Film est très positif. Une conclusion qui confirme la bonne impression que La Régate a laissée dès le départ : « Après avoir repris ce projet des mains des frères Dardenne, qui n’ont finalement pas souhaité le produire eux-mêmes, nous nous sommes heurtés à tellement peu de difficultés pour trouver les financements nécessaires que cela nous faisaient presque peur. »

Les rameurs d’Esch-sur-Sûre semblent donc en route vers un film d’auteur intimiste. Car même si La Régate constitue pour Bernard Bellefroid sa première expérience en dehors du documentaire, les intentions affichées et les témoignages recueillis laissent pressentir des émotions d’un réalisme dignes de ce genre.

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One Response to ““La régate” um Ziel”

  1. tatianaon 28 Feb 2009 at 20:50

    Je pensais lire quelques lignes sur nous , les figurants venus pourtant nombreux du club d’aviron de nancy ….

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