Feb 05 2012

Les Géants et Rundskop dominent les Magritte du cinéma 2012

Published by at 11:18 under Industry,Samsa

SOURCE: http://www.lesmagritteducinema.be

magritte

Neige sur la Belgique. Neige sur Bruxelles. Mais heureusement, on est loin ce samedi du chaos d’hier. La circulation fluide n’a pas retardé les invités de cette 2e édition des Magritte du cinéma. La température est certes glaciale, mais la nuit est sèche et accueillante.

Cela dit, tout le monde est ravi de descendre le tapis bleu pour profiter de la douce chaleur de Square où se presse le gratin du 7e Art belge. Car oui, chacun voulait y être, en être. Mis à part quelques personnalités retenues ailleurs, au théâtre surtout, les acteurs belges de premier plan était réunis donc tous réuni au Mont des Arts. Les réalisateurs aussi. Ne parlons même pas des producteurs, sans doute les plus anxieux avant le début de la cérémonie.
20h tapantes, la fête démarre, la liste des lauréats commence à s’égrener.

Tout commence par les meilleurs espoirs. Comme dans la vie, quoi. Thomas Doret, le Gamin au vélo et la formidable Erika Sainte pour Elle ne pleure pas elle chante remportent logiquement leur premier Magritte. Et pas le dernier, cela va sans dire. Ces deux nouveaux venus sur grand écran tiennent leur film respectif à bout de bras. Victoire logique? Of course!

Pas question aux Magritte de négliger les récompenses techniques. C’est donc avec deux d’entre elles qu’on enchaîne.

Le Magritte de la meilleure image file chez les Géants. Celui du meilleur montage à Alain Dessauvage pour son travail extrêmement inventif sur Rundskop. L’occasion de constater que le blockbuster flamand jouit d’une énorme cote de qsympathie. Chacune de ses évocations soulevant des applaudissements bruyants. Réjouissant.
A ce stade précisons que nos quatre premiers pronostics publiés vendredi sont exacts.

Après un Magritte d’Honneur remis à la délicieuse Nathalie Baye, place au Magritte du meilleur scénario qui revient à Michael Roskam pour Rundskop. Décidément, oui, il suffisait de lire nos pronos. Deux récompenses déjà pour notre représentant aux Oscars (sur quatre). Joli, non?

Retour à la technique pour le meilleur son et un premier Magritte pour La Fée. Décidément, cette année, contrairement à l’an dernier, les votes ont balayé le panel des films proposés avec beaucoup d’intelligence. Pour la meilleure musique originale, les Géants double également la mise pour la sublime partition de Bram Van Parijs (The Bony king of nowhere).

Meilleur acteur dans un second rôle? Jérémie Renier qui commence sans doute une carrière sur la scène du Square. Il est bien possible qu’on l’y revoit dès l’an prochain pour un certain… Cloclo. Qu’il préfigure déjà un peu dans Potiche.
Après Rundskop et Les Géants, c’est La Fée qui décroche son deuxième Magritte de la soirée avec le prix du meilleur costume. Pour le meilleur décor, bien vu aussi, c’est Quartier Lointain qui empoche son premier trophée. Claire Dubien est l’heureuse lauréate.

Avec le Magritte du meilleur second rôle, Les Géants prennent l’avantage avec la victoire de Gwen Berrou, absolument glaçante face aux trois gamins.
Entrée en scène de Yolande Moreau. Non pour recevoir une récompense mais pour récompenser le meilleur réalisateur de l’année. Et là, coup de tonnerre, c’est Bouli Lanners qui rafle la mise au nez et à la barbe des frères Dardenne. On a assez dit ici combien nous adorions Les Géants. Finalement, nous ne sommes pas mécontents que l’histoire (et les membres de l’Académie Delvaux) confirme notre sentiment. Et de quatre donc.

Le Magritte du meilleur court métrage est naturellement attribué à Dimanches de Valery Rosier. Logiquement, car ce prix ne fait que confirmer tous ceux qu’il a amassés durant l’année. Notre prono pour le meilleur documentaire de l’année est lui aussi exact. LoveMeatender, improbable écho à Rundskop est distingué.
Jonathan Zaccaï lauréat de l’an dernier remet le prix de la meilleure actrice. Celle qui vient le rejoindre? Une actrice… Incendiaire, la lumineuse Lubna Azabal épatante dans un rôle fascinant au coeur d’un drame d’une incroyable dureté.
Si Rundskop n’avait pas de représentant dans le prix précédent, il est l’incontournable favori du nouveau prix, celui de la meilleure coproduction flamande. No surprises comme le chante Radiohead. C’est le troisième Magritte de la soirée pour le blockbuster.
“Ce prix est très important. C’est la preuve que pour faire un film belge, il faut… Des Belges”. Sacrée déclaration de Michael Roskam en vérité.

La Belgique on l’a déjà dit est la championne du monde des coprods. Le Magritte de la meilleure coproduction étrangère n’est donc pas un petit prix sans importance… C’est le film du scénariste belge Philippe Blasband qui est couronné: Les émotifs anonymes. Un prix pour Benoit Poelvoorde, donc. Le seul? On va vite le savoir puisque Anne Coesens lauréate l’an dernier va remette le prix du meilleur acteur. Mais il suffit d’entendre frémir la salle à l’annonce des nominés. Matthias Schoenaerts fait décidément un effet boeuf partout où il passe. Et de quatre pour Rundskop.

Mais Benoit Poelvoorde a une autre chance puisqu’il a déjà remporté l’an dernier le prix du public de Ciné Télé Revue qui file cette année chez Virginie Efira qui la joue super modeste. Elle est vraiment sympa. Le public l’aime. C’est bon signe pour sa carrière.

Et après à peine 1h45 vient déjà l’ultime prix de cette cérémonie, enlevée et diablement sympathique. Vue de l’intérieur en tous cas (vous nous direz ce que vous en avez pensé devant la télè). Sur scène Bertrand Tavernier et son actrice de l’Appât, Marie Gillain. Qui remettent le Magritte du meilleur film de l’année. Les Géants remportent leur cinquième récompense. Et c’est un coup de tonnerre sur le cinéma belge.

Bouli et Rundskop sont donc les incontestables vainqueurs de la cérémonie. Qu’en pensez-vous?

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Neige sur la Belgique. Neige sur Bruxelles. Mais heureusement, on est loin ce samedi du chaos d’hier. La circulation fluide n’a pas retardé les invités de cette 2e édition des Magritte du cinéma. La température est certes glaciale, mais la nuit est sèche et accueillante.

Cela dit, tout le monde est ravi de descendre le tapis bleu pour profiter de la douce chaleur de Square où se presse le gratin du 7e Art belge. Car oui, chacun voulait y être, en être. Mis à part quelques personnalités retenues ailleurs, au théâtre surtout, les acteurs belges de premier plan était réunis donc tous réuni au Mont des Arts. Les réalisateurs aussi. Ne parlons même pas des producteurs, sans doute les plus anxieux avant le début de la cérémonie.
20h tapantes, la fête démarre, la liste des lauréats commence à s’égrener.

Tout commence par les meilleurs espoirs. Comme dans la vie, quoi. Thomas Doret, le Gamin au vélo et la formidable Erika Sainte pour Elle ne pleure pas elle chante remportent logiquement leur premier Magritte. Et pas le dernier, cela va sans dire. Ces deux nouveaux venus sur grand écran tiennent leur film respectif à bout de bras. Victoire logique? Of course!

Pas question aux Magritte de négliger les récompenses techniques. C’est donc avec deux d’entre elles qu’on enchaîne.

Le Magritte de la meilleure image file chez les Géants. Celui du meilleur montage à Alain Dessauvage pour son travail extrêmement inventif sur Rundskop. L’occasion de constater que le blockbuster flamand jouit d’une énorme cote de qsympathie. Chacune de ses évocations soulevant des applaudissements bruyants. Réjouissant.
A ce stade précisons que nos quatre premiers pronostics publiés vendredi sont exacts.

Après un Magritte d’Honneur remis à la délicieuse Nathalie Baye, place au Magritte du meilleur scénario qui revient à Michael Roskam pour Rundskop. Décidément, oui, il suffisait de lire nos pronos. Deux récompenses déjà pour notre représentant aux Oscars (sur quatre). Joli, non?

Retour à la technique pour le meilleur son et un premier Magritte pour La Fée. Décidément, cette année, contrairement à l’an dernier, les votes ont balayé le panel des films proposés avec beaucoup d’intelligence. Pour la meilleure musique originale, les Géants double également la mise pour la sublime partition de Bram Van Parijs (The Bony king of nowhere).

Meilleur acteur dans un second rôle? Jérémie Renier qui commence sans doute une carrière sur la scène du Square. Il est bien possible qu’on l’y revoit dès l’an prochain pour un certain… Cloclo. Qu’il préfigure déjà un peu dans Potiche.
Après Rundskop et Les Géants, c’est La Fée qui décroche son deuxième Magritte de la soirée avec le prix du meilleur costume. Pour le meilleur décor, bien vu aussi, c’est Quartier Lointain qui empoche son premier trophée. Claire Dubien est l’heureuse lauréate.

Avec le Magritte du meilleur second rôle, Les Géants prennent l’avantage avec la victoire de Gwen Berrou, absolument glaçante face aux trois gamins.
Entrée en scène de Yolande Moreau. Non pour recevoir une récompense mais pour récompenser le meilleur réalisateur de l’année. Et là, coup de tonnerre, c’est Bouli Lanners qui rafle la mise au nez et à la barbe des frères Dardenne. On a assez dit ici combien nous adorions Les Géants. Finalement, nous ne sommes pas mécontents que l’histoire (et les membres de l’Académie Delvaux) confirme notre sentiment. Et de quatre donc.

Le Magritte du meilleur court métrage est naturellement attribué à Dimanches de Valery Rosier. Logiquement, car ce prix ne fait que confirmer tous ceux qu’il a amassés durant l’année. Notre prono pour le meilleur documentaire de l’année est lui aussi exact. LoveMeatender, improbable écho à Rundskop est distingué.
Jonathan Zaccaï lauréat de l’an dernier remet le prix de la meilleure actrice. Celle qui vient le rejoindre? Une actrice… Incendiaire, la lumineuse Lubna Azabal épatante dans un rôle fascinant au coeur d’un drame d’une incroyable dureté.
Si Rundskop n’avait pas de représentant dans le prix précédent, il est l’incontournable favori du nouveau prix, celui de la meilleure coproduction flamande. No surprises comme le chante Radiohead. C’est le troisième Magritte de la soirée pour le blockbuster.
“Ce prix est très important. C’est la preuve que pour faire un film belge, il faut… Des Belges”. Sacrée déclaration de Michael Roskam en vérité.

La Belgique on l’a déjà dit est la championne du monde des coprods. Le Magritte de la meilleure coproduction étrangère n’est donc pas un petit prix sans importance… C’est le film du scénariste belge Philippe Blasband qui est couronné: Les émotifs anonymes. Un prix pour Benoit Poelvoorde, donc. Le seul? On va vite le savoir puisque Anne Coesens lauréate l’an dernier va remette le prix du meilleur acteur. Mais il suffit d’entendre frémir la salle à l’annonce des nominés. Matthias Schoenaerts fait décidément un effet boeuf partout où il passe. Et de quatre pour Rundskop.

Mais Benoit Poelvoorde a une autre chance puisqu’il a déjà remporté l’an dernier le prix du public de Ciné Télé Revue qui file cette année chez Virginie Efira qui la joue super modeste. Elle est vraiment sympa. Le public l’aime. C’est bon signe pour sa carrière.

Et après à peine 1h45 vient déjà l’ultime prix de cette cérémonie, enlevée et diablement sympathique. Vue de l’intérieur en tous cas (vous nous direz ce que vous en avez pensé devant la télè). Sur scène Bertrand Tavernier et son actrice de l’Appât, Marie Gillain. Qui remettent le Magritte du meilleur film de l’année. Les Géants remportent leur cinquième récompense. Et c’est un coup de tonnerre sur le cinéma belge.

Bouli et Rundskop sont donc les incontestables vainqueurs de la cérémonie. Qu’en pensez-vous?

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