Jul 04 2009

New Media Lux perd Bob Hochmuth

Published by at 19:54 under Industry

LE GROUPE MULTIMÉDIA NEW MEDIA LUX, RÉCEMMENT CRÉÉ MAIS AU PARCOURS DÉJÀ TUMULTUEUX, PERD SON ADMINISTRATEUR DÉLÉGUÉ (ÉGALEMENT ACTIONNAIRE) QUI A CHOISI DE SE LANCER, AVEC SON FILS MAX, DANS UNE NOUVELLE SOCIÉTÉ DE PRODUCTION DE CONTENU AUDIOVISUEL ET ÉLECTRONIQUE.

L’aventure de Bob Hochmuth au sein de New Media Lux n’aura finalement pas duré longtemps. Fin 2007, quelques mois après avoir quitté l’agence de communication Advantage dont il était administrateur directeur (avant d’y revenir plus tard, en tant qu’administrateur délégué), il avait pris les rênes de ce nouveau groupe d’édition multimédia qui nourrissait de grosses ambitions sur le marché luxembourgeois.
Dix-huit mois plus tard, il tourne la page et choisit une nouvelle voie: celle d’une société créée avec son fils Max: Empowebo.com. Le capital initial de 45.000 euros est, pour l’heure, détenu à 97,8% par la société Ad’Net (détenue par Bob Hochmuth), qui figurait également dans l’actionnariat de New Media Lux. Empowebo.com se présente comme une société ayant pour objet la production dans le domaine audiovisuel et électronique, dit «rich média», prévoyant d’éditer et d’exploiter des sites internet et de web TV.

Le premier «actif» d’Empoweb.com est le site eveant.com, un programme de web TV initialement créé dans le giron de New Media Lux, à la tête duquel on retrouve Max Hochmuth et Fred Neuen. «Les recettes d’Eveant suffisent pour financer l’émission, elle est déjà au breakeven (seuil de rentabilité, ndlr.)», confie Bob Hochmuth.

Synergies ratées

A sa création, New Media Lux (NML) voulait se positionner en tant que société éditrice de médias, agence de presse, de rédaction et de contenu. Elle a commencé en réalisant et produisant une partie du programme de Luxe.TV, puis a commencé à investir de manière plutôt spectaculaire.

Dans un premier temps, elle a racheté, fin 2007, à l’agence Farvest, le magazine Made In Luxe (et son site Internet www.luxe.lu associé), pour un montant, dit-on, avoisinant les 250.000 euros. Quelques semaines plus tard, NML prenait une participation majoritaire de 52% (destinée à être portée à 80% d’ici à fin 2009) dans la société Neonline, éditrice du site www.lesfrontaliers.lu. Montant du premier volet de la transaction: 495.000 euros, répartis en 395.000 euros en cash et 100.000 euros en échange d’actions, Neonline entrant dans le capital de NML. Mais selon nos informations, ce sont près de 800.000 euros, au total, qui ont été injectés dans ce dossier. En parallèle avait été créée la régie commerciale Neosphere, détenue à 70% par New Media Lux, portant alors à une vingtaine de personnes les effectifs du groupe.

Mais toutes les synergies envisagées au départ n’ont pas été réalisées, en dépit d’une importante levée de capitaux réalisée en avril 2008 : 850.000 euros injectés, dont 570.000 apportés par Charles Ruppert, l’ancien administrateur délégué et directeur général du Groupe Saint-Paul (entre 2003 et 2006), qui n’y a pas laissé que des bons souvenirs. Il a été à l’origine, notamment, du changement de format du Luxemburger Wort.

Premiers licenciements

NML avait également tenté, l’année dernière, un rapprochement avec New Media Group, le groupe de presse de Pol Wirtz (qui éditait le mensuel Business Review et l’hebdomadaire 352), connaissant lui-même une existence pour le moins tourmentée (lire ICI). Les deux sociétés s’étaient même rejointes, en juin 2008, dans les mêmes locaux à Howald, avant que New Media Group (NMG) ne reprenne son indépendance, trois mois plus tard, faute d’avoir pu trouver un terrain d’entente dans les ambitions et objectifs… (lire ICI). Un sursaut d’indépendance de bien courte durée, puisque fin décembre, NMG avait mis la clé sous la porte, victime d’une nouvelle faillite (lire ICI ).

Le départ de Bob Hochmuth ne se limite pas à la seule structure New Media Lux. Il se retire également de Neosphère (dirigée par Thierry Bollekens) et d’Advantage (avec Alain Iérace à sa tête). Il devrait néanmoins, au cours de l’été, continuer à intervenir en tant que consultant pour le groupe, avant de pouvoir «enfin vraiment se consacrer aux nouveaux médias, explique-t-il. Nous ne sommes pas dans une crise des médias, mais simplement en fin d’un cycle.»

Il intervient, par ailleurs, à un moment critique de l’existence du groupe, car même si le terme de «crise des médias» est réfuté par Bob Hochmuth, New Media Lux vient de procéder à ses premiers licenciements économiques. De son côté, l’agence Advantage Communication a procédé, en mai dernier, à une réduction du capital social «dans le but d’adapter le montant du capital social à la situation financière de la Société». De 500.000 euros, ce capital social avait été ramené à 150.000 euros.

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LE GROUPE MULTIMÉDIA NEW MEDIA LUX, RÉCEMMENT CRÉÉ MAIS AU PARCOURS DÉJÀ TUMULTUEUX, PERD SON ADMINISTRATEUR DÉLÉGUÉ (ÉGALEMENT ACTIONNAIRE) QUI A CHOISI DE SE LANCER, AVEC SON FILS MAX, DANS UNE NOUVELLE SOCIÉTÉ DE PRODUCTION DE CONTENU AUDIOVISUEL ET ÉLECTRONIQUE.

L’aventure de Bob Hochmuth au sein de New Media Lux n’aura finalement pas duré longtemps. Fin 2007, quelques mois après avoir quitté l’agence de communication Advantage dont il était administrateur directeur (avant d’y revenir plus tard, en tant qu’administrateur délégué), il avait pris les rênes de ce nouveau groupe d’édition multimédia qui nourrissait de grosses ambitions sur le marché luxembourgeois.
Dix-huit mois plus tard, il tourne la page et choisit une nouvelle voie: celle d’une société créée avec son fils Max: Empowebo.com. Le capital initial de 45.000 euros est, pour l’heure, détenu à 97,8% par la société Ad’Net (détenue par Bob Hochmuth), qui figurait également dans l’actionnariat de New Media Lux. Empowebo.com se présente comme une société ayant pour objet la production dans le domaine audiovisuel et électronique, dit «rich média», prévoyant d’éditer et d’exploiter des sites internet et de web TV.

Le premier «actif» d’Empoweb.com est le site eveant.com, un programme de web TV initialement créé dans le giron de New Media Lux, à la tête duquel on retrouve Max Hochmuth et Fred Neuen. «Les recettes d’Eveant suffisent pour financer l’émission, elle est déjà au breakeven (seuil de rentabilité, ndlr.)», confie Bob Hochmuth.

Synergies ratées

A sa création, New Media Lux (NML) voulait se positionner en tant que société éditrice de médias, agence de presse, de rédaction et de contenu. Elle a commencé en réalisant et produisant une partie du programme de Luxe.TV, puis a commencé à investir de manière plutôt spectaculaire.

Dans un premier temps, elle a racheté, fin 2007, à l’agence Farvest, le magazine Made In Luxe (et son site Internet www.luxe.lu associé), pour un montant, dit-on, avoisinant les 250.000 euros. Quelques semaines plus tard, NML prenait une participation majoritaire de 52% (destinée à être portée à 80% d’ici à fin 2009) dans la société Neonline, éditrice du site www.lesfrontaliers.lu. Montant du premier volet de la transaction: 495.000 euros, répartis en 395.000 euros en cash et 100.000 euros en échange d’actions, Neonline entrant dans le capital de NML. Mais selon nos informations, ce sont près de 800.000 euros, au total, qui ont été injectés dans ce dossier. En parallèle avait été créée la régie commerciale Neosphere, détenue à 70% par New Media Lux, portant alors à une vingtaine de personnes les effectifs du groupe.

Mais toutes les synergies envisagées au départ n’ont pas été réalisées, en dépit d’une importante levée de capitaux réalisée en avril 2008 : 850.000 euros injectés, dont 570.000 apportés par Charles Ruppert, l’ancien administrateur délégué et directeur général du Groupe Saint-Paul (entre 2003 et 2006), qui n’y a pas laissé que des bons souvenirs. Il a été à l’origine, notamment, du changement de format du Luxemburger Wort.

Premiers licenciements

NML avait également tenté, l’année dernière, un rapprochement avec New Media Group, le groupe de presse de Pol Wirtz (qui éditait le mensuel Business Review et l’hebdomadaire 352), connaissant lui-même une existence pour le moins tourmentée (lire ICI). Les deux sociétés s’étaient même rejointes, en juin 2008, dans les mêmes locaux à Howald, avant que New Media Group (NMG) ne reprenne son indépendance, trois mois plus tard, faute d’avoir pu trouver un terrain d’entente dans les ambitions et objectifs… (lire ICI). Un sursaut d’indépendance de bien courte durée, puisque fin décembre, NMG avait mis la clé sous la porte, victime d’une nouvelle faillite (lire ICI ).

Le départ de Bob Hochmuth ne se limite pas à la seule structure New Media Lux. Il se retire également de Neosphère (dirigée par Thierry Bollekens) et d’Advantage (avec Alain Iérace à sa tête). Il devrait néanmoins, au cours de l’été, continuer à intervenir en tant que consultant pour le groupe, avant de pouvoir «enfin vraiment se consacrer aux nouveaux médias, explique-t-il. Nous ne sommes pas dans une crise des médias, mais simplement en fin d’un cycle.»

Il intervient, par ailleurs, à un moment critique de l’existence du groupe, car même si le terme de «crise des médias» est réfuté par Bob Hochmuth, New Media Lux vient de procéder à ses premiers licenciements économiques. De son côté, l’agence Advantage Communication a procédé, en mai dernier, à une réduction du capital social «dans le but d’adapter le montant du capital social à la situation financière de la Société». De 500.000 euros, ce capital social avait été ramené à 150.000 euros.

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