Jan 25 2014

Plus nombreux, les pros du cinéma dans la galère

Published by at 01:08 under Industry

SOURCE: http://www.lessentiel.lu

LUXEMBOURG – 2013 a été une année difficile pour ceux qui vivent des tournages dans le pays.

«Il n’y a pas eu assez de productions sur le territoire luxembourgeois l’an dernier pour engager tout le monde, déplore Guy Daleiden, directeur du Film Fund. Nous estimons que 750 personnes vivent d’un des métiers de l’audiovisuel au Luxembourg. En 2005/2006, elles étaient 400».
Résultat: il est difficile, pour beaucoup de techniciens, de trouver des tournages sur lesquels travailler. «Il y a en moyenne une douzaine de longs métrages par an au Luxembourg», dit Guy Daleiden.

«Nous sommes conscients de la situation. Ce qui ne change pas le fait que les gens n’ont pas beaucoup bossé en 2013». L’année a en effet été particulièrement difficile. Le nombre de productions majoritairement luxembourgeoises a été faible et les films de réalisateurs luxembourgeois ont été moins nombreux (trois en deux ans). Or, ces tournages emploient plus de locaux que les productions majoritairement étrangères. «Quand les Luxembourgeois sont minoritaires, ils ne peuvent imposer 50% de techniciens d’ici». En outre, il y a eu plus de documentaires, qui nécessitent moins de travailleurs.

Le système de points qui permet de prétendre aux aides du Film Fund (25 à 27 millions d’euros distribués chaque année) pourrait d’ailleurs être ajusté prochainement. «Il y a du travail pour les bons techniciens et acteurs, mais cela deviendra de plus en plus difficile, parce qu’il y a plus de monde sur le territoire. Le but n’est pas de gonfler le secteur artificiellement». En attendant, «2013 a été une année où on a accordé autant d’aides qu’avant, mais plusieurs projets ne se sont pas encore faits. On attend des années 2014 et 2015 plus riches en productions réelles».

Jérôme Wiss

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LUXEMBOURG – 2013 a été une année difficile pour ceux qui vivent des tournages dans le pays.

«Il n’y a pas eu assez de productions sur le territoire luxembourgeois l’an dernier pour engager tout le monde, déplore Guy Daleiden, directeur du Film Fund. Nous estimons que 750 personnes vivent d’un des métiers de l’audiovisuel au Luxembourg. En 2005/2006, elles étaient 400».
Résultat: il est difficile, pour beaucoup de techniciens, de trouver des tournages sur lesquels travailler. «Il y a en moyenne une douzaine de longs métrages par an au Luxembourg», dit Guy Daleiden.

«Nous sommes conscients de la situation. Ce qui ne change pas le fait que les gens n’ont pas beaucoup bossé en 2013». L’année a en effet été particulièrement difficile. Le nombre de productions majoritairement luxembourgeoises a été faible et les films de réalisateurs luxembourgeois ont été moins nombreux (trois en deux ans). Or, ces tournages emploient plus de locaux que les productions majoritairement étrangères. «Quand les Luxembourgeois sont minoritaires, ils ne peuvent imposer 50% de techniciens d’ici». En outre, il y a eu plus de documentaires, qui nécessitent moins de travailleurs.

Le système de points qui permet de prétendre aux aides du Film Fund (25 à 27 millions d’euros distribués chaque année) pourrait d’ailleurs être ajusté prochainement. «Il y a du travail pour les bons techniciens et acteurs, mais cela deviendra de plus en plus difficile, parce qu’il y a plus de monde sur le territoire. Le but n’est pas de gonfler le secteur artificiellement». En attendant, «2013 a été une année où on a accordé autant d’aides qu’avant, mais plusieurs projets ne se sont pas encore faits. On attend des années 2014 et 2015 plus riches en productions réelles».

Jérôme Wiss

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