Jan 29 2012

Pour les boîtes de prod Megaupload “c’est du vol”

Published by at 01:43 under Français,Industry

SOURCE: http://www.lessentiel.lu



LUXEMBOURG – Le monde du cinéma est directement touché par la fermeture de Megaupload. Des boîtes de production luxembourgeoises donnent leur avis sur la question et des idées pour la suite.

Il y a une semaine, la justice américaine a fait fermer Megaupload, plus grand portail de partage de fichiers du monde. Une fermeture qui a relancé la question du téléchargement et du droit d’auteur. Alors que tous les ans, une vingtaine de films se tournent au Grand-Duché, L’essentiel Online est allé à la rencontre de deux boîtes de production luxembourgeoises pour recueillir leur point de vue sur le téléchargement.

Jimmy de Barbant, directeur de Delux Productions («Belle du Seigneur», «Oh mon dieu»…), n’y va pas par quatre chemins. Ce genre de site «c’est du vol» et la fermeture de Megaupload est donc une «bonne chose». «Nos films sont disponibles gratuitement sur Internet et c’est un manque à gagner. Peut-être pas au niveau des entrées cinéma car c’est un marché qui se porte bien mais ça a un impact sur les ventes de DVD par exemple. Si on ne touche pas la totalité de nos bénéfices sur les films on investira aussi moins dans d’autres projets. Donc il y a aussi des pertes indirectes».

Il faut développer d’autres modèles économiques

Le téléchargement, n’est-ce pas aussi une façon de rendre la culture abordable à tous? Le directeur de Delux Productions veut «rester ouvert». «Je me rends bien compte qu’une famille avec quatre enfants préfère rester à la maison pour regarder un film car aller au cinéma c’est un budget. Mais à ce moment-là il faut qu’on mette le paquet sur la VOD (vidéo à la demande). Au Luxembourg ça arrive petit à petit».

Un point de vue partagé par Samsa Film, boîte qui produit le prochain Colin Farrell et qui a produit «Hot Hot Hot». «D’un côté nous avons les consommateurs qui pensent que tout devrait être gratuit, et de l’autre le problème de la rémunération juste d’une œuvre. Il faudrait trouver un “business model” entre les deux, ce qui n’est pas le cas pour le moment», explique Marie-Laure Steichen, responsable de la distribution et de la communication à Samsa Film. Ces sites sont du «vol» mais «dans la mesure où ces sites proposent surtout des blockbusters, je ne pense pas qu’ils représentent une menace directe pour nos œuvres, plutôt orientées “film d’auteur”», affirme-t-elle.

(FR/L’essentiel Online)

Comments

comments

SOURCE: http://www.lessentiel.lu



LUXEMBOURG – Le monde du cinéma est directement touché par la fermeture de Megaupload. Des boîtes de production luxembourgeoises donnent leur avis sur la question et des idées pour la suite.

Il y a une semaine, la justice américaine a fait fermer Megaupload, plus grand portail de partage de fichiers du monde. Une fermeture qui a relancé la question du téléchargement et du droit d’auteur. Alors que tous les ans, une vingtaine de films se tournent au Grand-Duché, L’essentiel Online est allé à la rencontre de deux boîtes de production luxembourgeoises pour recueillir leur point de vue sur le téléchargement.

Jimmy de Barbant, directeur de Delux Productions («Belle du Seigneur», «Oh mon dieu»…), n’y va pas par quatre chemins. Ce genre de site «c’est du vol» et la fermeture de Megaupload est donc une «bonne chose». «Nos films sont disponibles gratuitement sur Internet et c’est un manque à gagner. Peut-être pas au niveau des entrées cinéma car c’est un marché qui se porte bien mais ça a un impact sur les ventes de DVD par exemple. Si on ne touche pas la totalité de nos bénéfices sur les films on investira aussi moins dans d’autres projets. Donc il y a aussi des pertes indirectes».

Il faut développer d’autres modèles économiques

Le téléchargement, n’est-ce pas aussi une façon de rendre la culture abordable à tous? Le directeur de Delux Productions veut «rester ouvert». «Je me rends bien compte qu’une famille avec quatre enfants préfère rester à la maison pour regarder un film car aller au cinéma c’est un budget. Mais à ce moment-là il faut qu’on mette le paquet sur la VOD (vidéo à la demande). Au Luxembourg ça arrive petit à petit».

Un point de vue partagé par Samsa Film, boîte qui produit le prochain Colin Farrell et qui a produit «Hot Hot Hot». «D’un côté nous avons les consommateurs qui pensent que tout devrait être gratuit, et de l’autre le problème de la rémunération juste d’une œuvre. Il faudrait trouver un “business model” entre les deux, ce qui n’est pas le cas pour le moment», explique Marie-Laure Steichen, responsable de la distribution et de la communication à Samsa Film. Ces sites sont du «vol» mais «dans la mesure où ces sites proposent surtout des blockbusters, je ne pense pas qu’ils représentent une menace directe pour nos œuvres, plutôt orientées “film d’auteur”», affirme-t-elle.

(FR/L’essentiel Online)

Comments

comments

No responses yet

Trackback URI | Comments RSS

Leave a Reply