Nov 08 2011

«De Force», un film policier par un ancien criminel

Published by at 01:51 under Iris Production

SOURCE: http://www.journal.lu/2011/10/29/«de-force»-un-film-policier-par-un-ancien-criminel/

Le réalisateur et auteur Frank Henry a passé 21 ans en prison. Il était surnommé «Frankus» et fut un malfrat du milieu criminel parisien. Durant sa dernière incarcération, il découvre son talent d’écrivain. Son premier roman «Mauvaises nouvelles du milieu» est publié en 2004. Avant ce succès littéraire, il avait même été engagé comme conseiller pour le film «Ni pour, ni contre (bien au contraire)» qui a été réalisé par Cédric Klapisch en 2003. En 2005, il signe le scénario d’un épisode de la série télévisée «Commissaire Moulin».

Carte blanche pour arrêter une bande de braqueurs

Lors du tournage de la série TV «Braquo», il fait la connaissance des producteurs Franck Chorot et Jean-Philippe Blime et c’est le début d’une aventure qui va se terminer par la réalisation de son premier film «De Force», une coproduction belgo-franco-luxembourgeoise, avec les firmes Iris Films (Belgique) et Iris Productions (Luxembourg), avec dans les deux rôles principaux Isabelle Adjani et Eric Cantona. Une bande de braqueurs de fourgons blindés surnommée «All blacks» donne du fil à retordre à la police. Les coupables sont connus, mais ils ont tous des alibis en béton, ce qui rend la police impuissante. Après que le fils d’un ministre ait été tué dans un braquage, la commissaire Clara Damico (Adjani) reçoit carte blanche de la part de la procureur Canetti (Anne Consigny). Son plan consiste à persuader le détenu Manuel Makarov (Cantona) d’aider la police. En contre-partie, celui-ci serait libéré sous une nouvelle identité. Mais Makarov refuse. Damico doit utiliser les grands moyens pour convaincre le détenu. Finalement, il réussit à se faire accepter par le chef de la bande Jimi (Simon Abkarian).

Une histoire faible et des acteurs peu convaincants

Au début, le réalisateur montre un certain instinct pour l’image, avec une caméra en mouvement, capable de monter un certain suspens, surtout lors du braquage d’ouverture. Mais ce goût pour le visuel ne peut pas sauver le film. L’histoire est trop faible et les acteurs principaux sont d’une léthargie incroyable. Croire que la police va aller aussi loin pour capturer des gangsters et finalement laisser échapper le principal coupable semble aussi incroyable que le fait que deux brigades de police se font la guerre autour de Makarov, sans qu’un supérieur n’intervienne et leur indique les frontières à respecter.

La deuxième histoire traitée dans ce film, celle de Cyril (Antoine Giudicelli), le fils délinquant de Clara et d’un colonel (Serge Riaboukine), dérange au plus haut degré la trame principale. D’une logique précaire, elle n’apporte absolument rien qui puisse la justifier. Quant à Isabelle Adjani, elle ressemble à une poupée de cire de laquelle va tomber une tonne de maquillage dès qu’elle essaie de laisser apparaître une émotion sur son visage. Ainsi, elle joue avec toujours le même regard, qu’elle soit déprimée ou éprise de joie. Cantona lui aussi a toujours la même expression faciale, un jeu obscur qu’on peut encore à la limite accepter, vu ses tendances criminelles.

Le film a été tourné en Belgique, en France et au Grand-Duché, notamment à Dudelange et à Luxembourg-ville. Du côté luxembourgeois, notons que Carlo Thoss a enregistré le son, Gast Waltzing a composé la musique, Uli Simon a créé les costumes et Katja Reinert a maquillé et coiffé les acteurs. Nicolas Steil et Jesus Gonzales sont les producteurs pour le groupe Iris. Parmi les acteurs, notons e. a. Thierry Frémont, Hervé Sogne, Norbert Rutili et Patrick Hastert.

Première en présence du réalisateur

Jeudi soir a eu lieu la première luxembourgeoise, un jour après la sortie en France, et ceci en présence du réalisateur Frank Henry, du producteur français Jean-Philippe Blime, des producteurs Nicolas Steil et Jesus Gonzales. Une partie de l’équipe luxembourgeoise était également présente. Le réalisateur se définit lui-même comme raconteur et a laissé son passé derrière lui. Dans son film, il n’y a pas de personnage qui lui ressemble. Ce sont tous des caractères inventés. Tourner avec Isabelle Adjani a été une expérience bien intéressante, bien que la performance de la star a laissé à désirer. «De Force» sortira sur nos écrans le 4 novembre prochain.

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SOURCE: http://www.journal.lu/2011/10/29/«de-force»-un-film-policier-par-un-ancien-criminel/

Le réalisateur et auteur Frank Henry a passé 21 ans en prison. Il était surnommé «Frankus» et fut un malfrat du milieu criminel parisien. Durant sa dernière incarcération, il découvre son talent d’écrivain. Son premier roman «Mauvaises nouvelles du milieu» est publié en 2004. Avant ce succès littéraire, il avait même été engagé comme conseiller pour le film «Ni pour, ni contre (bien au contraire)» qui a été réalisé par Cédric Klapisch en 2003. En 2005, il signe le scénario d’un épisode de la série télévisée «Commissaire Moulin».

Carte blanche pour arrêter une bande de braqueurs

Lors du tournage de la série TV «Braquo», il fait la connaissance des producteurs Franck Chorot et Jean-Philippe Blime et c’est le début d’une aventure qui va se terminer par la réalisation de son premier film «De Force», une coproduction belgo-franco-luxembourgeoise, avec les firmes Iris Films (Belgique) et Iris Productions (Luxembourg), avec dans les deux rôles principaux Isabelle Adjani et Eric Cantona. Une bande de braqueurs de fourgons blindés surnommée «All blacks» donne du fil à retordre à la police. Les coupables sont connus, mais ils ont tous des alibis en béton, ce qui rend la police impuissante. Après que le fils d’un ministre ait été tué dans un braquage, la commissaire Clara Damico (Adjani) reçoit carte blanche de la part de la procureur Canetti (Anne Consigny). Son plan consiste à persuader le détenu Manuel Makarov (Cantona) d’aider la police. En contre-partie, celui-ci serait libéré sous une nouvelle identité. Mais Makarov refuse. Damico doit utiliser les grands moyens pour convaincre le détenu. Finalement, il réussit à se faire accepter par le chef de la bande Jimi (Simon Abkarian).

Une histoire faible et des acteurs peu convaincants

Au début, le réalisateur montre un certain instinct pour l’image, avec une caméra en mouvement, capable de monter un certain suspens, surtout lors du braquage d’ouverture. Mais ce goût pour le visuel ne peut pas sauver le film. L’histoire est trop faible et les acteurs principaux sont d’une léthargie incroyable. Croire que la police va aller aussi loin pour capturer des gangsters et finalement laisser échapper le principal coupable semble aussi incroyable que le fait que deux brigades de police se font la guerre autour de Makarov, sans qu’un supérieur n’intervienne et leur indique les frontières à respecter.

La deuxième histoire traitée dans ce film, celle de Cyril (Antoine Giudicelli), le fils délinquant de Clara et d’un colonel (Serge Riaboukine), dérange au plus haut degré la trame principale. D’une logique précaire, elle n’apporte absolument rien qui puisse la justifier. Quant à Isabelle Adjani, elle ressemble à une poupée de cire de laquelle va tomber une tonne de maquillage dès qu’elle essaie de laisser apparaître une émotion sur son visage. Ainsi, elle joue avec toujours le même regard, qu’elle soit déprimée ou éprise de joie. Cantona lui aussi a toujours la même expression faciale, un jeu obscur qu’on peut encore à la limite accepter, vu ses tendances criminelles.

Le film a été tourné en Belgique, en France et au Grand-Duché, notamment à Dudelange et à Luxembourg-ville. Du côté luxembourgeois, notons que Carlo Thoss a enregistré le son, Gast Waltzing a composé la musique, Uli Simon a créé les costumes et Katja Reinert a maquillé et coiffé les acteurs. Nicolas Steil et Jesus Gonzales sont les producteurs pour le groupe Iris. Parmi les acteurs, notons e. a. Thierry Frémont, Hervé Sogne, Norbert Rutili et Patrick Hastert.

Première en présence du réalisateur

Jeudi soir a eu lieu la première luxembourgeoise, un jour après la sortie en France, et ceci en présence du réalisateur Frank Henry, du producteur français Jean-Philippe Blime, des producteurs Nicolas Steil et Jesus Gonzales. Une partie de l’équipe luxembourgeoise était également présente. Le réalisateur se définit lui-même comme raconteur et a laissé son passé derrière lui. Dans son film, il n’y a pas de personnage qui lui ressemble. Ce sont tous des caractères inventés. Tourner avec Isabelle Adjani a été une expérience bien intéressante, bien que la performance de la star a laissé à désirer. «De Force» sortira sur nos écrans le 4 novembre prochain.

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