May 18 2012

Do androids dream of electric sheep ?

Published by at 01:54 under Music

SOURCE: http://www.land.lu

La notion du morceau « single » peut impliquer aussi bien l’autonomie, l’isolation (du contexte d’un album) mais peut-être aussi le formatage d’une chanson. Déjà avec Trash is the new glam, premier single de Inborn, l’identité visuelle du groupe se diffusait entre narration artificielle et vraie recherche dans l’éclairage et étalonnage des couleurs du clip. Pour leur nouveau clip Vogue, mis en scène par Thierry Besseling et Loïc Tanson (nominés avec leur court-métrage Laf pour le Filmpräis 2012), le groupe se réapproprie plusieurs fils narratifs, dans une chronologie chamboulée qui saute d’une imagerie future punk à une utilisation d’images d’archives (anciens films amateurs CNA) de ce qui pourrait ressembler aux années quarante.

Le groupe s’est inventé sa Factory, une partie de l’ancienne Laduno, qu’ils ont rebaptisé The Fiction, un contexte qui semble générateur d’images et d’idées, mais aussi de performances, tous fondateurs de la narration parfois étrangement désuète de Inborn. Cédric Kayser, chanteur du groupe, revendique cette imagerie d’un autre âge, et la recontextualise avec des éléments biographiques, comme par exemple

la triste histoire de Dorothy Hale, ex-Ziegfeld Girl qui réalisa, trop tard, que l’image de soi n’est pas tout. Broyée par le simple fait d’essayer à tout prix d’intégrer le système du show-business, cette femme est devenue une victime de l’image que les autres se faisaient d’elle. Cette nostalgie tragique est peut-être une des clés pour déchiffrer les histoires visuelles et musicales d’Inborn

Mais le jeu de scène est probablement ce qui identifie encore le mieux ce qu’est Inborn. Les déguisements et les décors peuvent contribuer à une narration post-punk utile mais pas forcément essentielle à la force dynamique du groupe.

La collaboration entre les musiciens de Inborn et les cinéastes Thierry Besseling et Loïc Tanson est plus symbiotique que documentaire, les deux auteurs/acteurs de ces images semblent se compléter dans la construction progressive d’un univers propre au groupe. Il y a toujours des ressemblances, ou plutôt des références intentionnelles, mais le chemin vers une œuvre totale originale et détonante semble se tracer.

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La notion du morceau « single » peut impliquer aussi bien l’autonomie, l’isolation (du contexte d’un album) mais peut-être aussi le formatage d’une chanson. Déjà avec Trash is the new glam, premier single de Inborn, l’identité visuelle du groupe se diffusait entre narration artificielle et vraie recherche dans l’éclairage et étalonnage des couleurs du clip. Pour leur nouveau clip Vogue, mis en scène par Thierry Besseling et Loïc Tanson (nominés avec leur court-métrage Laf pour le Filmpräis 2012), le groupe se réapproprie plusieurs fils narratifs, dans une chronologie chamboulée qui saute d’une imagerie future punk à une utilisation d’images d’archives (anciens films amateurs CNA) de ce qui pourrait ressembler aux années quarante.

Le groupe s’est inventé sa Factory, une partie de l’ancienne Laduno, qu’ils ont rebaptisé The Fiction, un contexte qui semble générateur d’images et d’idées, mais aussi de performances, tous fondateurs de la narration parfois étrangement désuète de Inborn. Cédric Kayser, chanteur du groupe, revendique cette imagerie d’un autre âge, et la recontextualise avec des éléments biographiques, comme par exemple

la triste histoire de Dorothy Hale, ex-Ziegfeld Girl qui réalisa, trop tard, que l’image de soi n’est pas tout. Broyée par le simple fait d’essayer à tout prix d’intégrer le système du show-business, cette femme est devenue une victime de l’image que les autres se faisaient d’elle. Cette nostalgie tragique est peut-être une des clés pour déchiffrer les histoires visuelles et musicales d’Inborn

Mais le jeu de scène est probablement ce qui identifie encore le mieux ce qu’est Inborn. Les déguisements et les décors peuvent contribuer à une narration post-punk utile mais pas forcément essentielle à la force dynamique du groupe.

La collaboration entre les musiciens de Inborn et les cinéastes Thierry Besseling et Loïc Tanson est plus symbiotique que documentaire, les deux auteurs/acteurs de ces images semblent se compléter dans la construction progressive d’un univers propre au groupe. Il y a toujours des ressemblances, ou plutôt des références intentionnelles, mais le chemin vers une œuvre totale originale et détonante semble se tracer.

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