Sep 01 2009

Voir Venise… et mûrir

Published by at 07:07 under Newsdesk

SOURCE: http://lequotidien.editpress.lu

Vous allez faire partie du jury de la section «Orizzonti» de la Mostra de Venise. Comment vous êtes-vous retrouvée là et qu’est-ce que ça représente pour vous?

Bady Minck : En fait, les organisateurs de la Mostra m’avaient appelée, il y a quelques mois, pour me demander si MappaMundi était achevé et s’ils pouvaient le voir en comité de sélection. Mais comme il est prévu pour 2010…. Ils m’ont alors rappelé un peu plus tard pour me dire que, puisque je n’aurai pas de film sélectionné au festival, ils me proposaient de faire partie du jury. J’ai, bien sûr, accepté. C’est vraiment super de faire partie d’un jury de la Mostra. J’étais déjà souvent dans le jury mais jamais dans un des grands festivals de catégorie A.
Expliquez-nous ce qu’est cette section «Orizzonti».
Le jury «Orizzonti» doit primer le film le plus artistique. Celui qui mélange au mieux tous les types de cinéma sans avoir peur de passer les frontières, par exemple entre la fiction, le documentaire ou l’expérimental. Un peu comme la section «Un certain regard» à Cannes, mais avec la différence qu’à Venise, le prix est décerné aux films de la sélection officielle.

Qu’attendez-vous de cette expérience vénitienne?

C’est la première fois que je vais avoir l’occasion de voir 28 films inédits en une dizaine de jours. C’est une expérience très intense de voir tous ces films et de discuter avec les autres réalisateurs sur les films et le cinéma. C’est toujours bien de voir les points de vue d’autres réalisateurs pour ouvrir des portes qui peuvent rester fermées chez soi, dépasser ses propres blocages. En plus, ça permet de créer des contacts.

Vous parliez de MappaMundi. Où en est ce projet?

On est à peu près à la moitié du film et on débute désormais la préparation pour le «shooting» des prises de vue réelles, qui aura lieu cet hiver au Luxembourg. On fait ça cet hiver car on a remarqué qu’on doit encore faire pas mal de recherches. En plus, comme toujours avec mes films, la technique est très compliquée. Après la pâte à modeler, on est passés depuis quatre mois aux images de synthèse pour recréer l’espace. Il faut encore un an pour finaliser tout ça.

Vous travaillez également à l’écriture du scénario de votre prochain long-métrage, Du bist die Welt. Pouvez-vous nous le présenter?

Une nouvelle fois, mon acteur principal est la Terre. Je vais mettre en scène quatre artistes imaginaires, des quatre coins de la planète et qui travaillent sur différentes disciplines artistiques, qui examinent la Terre pour des travaux de recherche. Chaque artiste revient avec sa propre théorie sur la Terre. Mais là, ils comprennent qu’aucune n’est bonne. Ils reprennent donc les recherches ensemble. Pour ça, ils entrent dans la terre par les casemates de Luxembourg et descendent sur plusieurs centaines de mètres. Là, ils découvrent une deuxième planète à l’intérieur de notre Terre, elle aussi habitée par des être humains… Le reste est écrit, mais je n’en dirai pas plus si ce n’est que c’est une nouvelle déclaration d’amour à la Terre et à l’art.
P. C.

27/08/2009 09:31:00

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SOURCE: http://lequotidien.editpress.lu

Vous allez faire partie du jury de la section «Orizzonti» de la Mostra de Venise. Comment vous êtes-vous retrouvée là et qu’est-ce que ça représente pour vous?

Bady Minck : En fait, les organisateurs de la Mostra m’avaient appelée, il y a quelques mois, pour me demander si MappaMundi était achevé et s’ils pouvaient le voir en comité de sélection. Mais comme il est prévu pour 2010…. Ils m’ont alors rappelé un peu plus tard pour me dire que, puisque je n’aurai pas de film sélectionné au festival, ils me proposaient de faire partie du jury. J’ai, bien sûr, accepté. C’est vraiment super de faire partie d’un jury de la Mostra. J’étais déjà souvent dans le jury mais jamais dans un des grands festivals de catégorie A.
Expliquez-nous ce qu’est cette section «Orizzonti».
Le jury «Orizzonti» doit primer le film le plus artistique. Celui qui mélange au mieux tous les types de cinéma sans avoir peur de passer les frontières, par exemple entre la fiction, le documentaire ou l’expérimental. Un peu comme la section «Un certain regard» à Cannes, mais avec la différence qu’à Venise, le prix est décerné aux films de la sélection officielle.

Qu’attendez-vous de cette expérience vénitienne?

C’est la première fois que je vais avoir l’occasion de voir 28 films inédits en une dizaine de jours. C’est une expérience très intense de voir tous ces films et de discuter avec les autres réalisateurs sur les films et le cinéma. C’est toujours bien de voir les points de vue d’autres réalisateurs pour ouvrir des portes qui peuvent rester fermées chez soi, dépasser ses propres blocages. En plus, ça permet de créer des contacts.

Vous parliez de MappaMundi. Où en est ce projet?

On est à peu près à la moitié du film et on débute désormais la préparation pour le «shooting» des prises de vue réelles, qui aura lieu cet hiver au Luxembourg. On fait ça cet hiver car on a remarqué qu’on doit encore faire pas mal de recherches. En plus, comme toujours avec mes films, la technique est très compliquée. Après la pâte à modeler, on est passés depuis quatre mois aux images de synthèse pour recréer l’espace. Il faut encore un an pour finaliser tout ça.

Vous travaillez également à l’écriture du scénario de votre prochain long-métrage, Du bist die Welt. Pouvez-vous nous le présenter?

Une nouvelle fois, mon acteur principal est la Terre. Je vais mettre en scène quatre artistes imaginaires, des quatre coins de la planète et qui travaillent sur différentes disciplines artistiques, qui examinent la Terre pour des travaux de recherche. Chaque artiste revient avec sa propre théorie sur la Terre. Mais là, ils comprennent qu’aucune n’est bonne. Ils reprennent donc les recherches ensemble. Pour ça, ils entrent dans la terre par les casemates de Luxembourg et descendent sur plusieurs centaines de mètres. Là, ils découvrent une deuxième planète à l’intérieur de notre Terre, elle aussi habitée par des être humains… Le reste est écrit, mais je n’en dirai pas plus si ce n’est que c’est une nouvelle déclaration d’amour à la Terre et à l’art.
P. C.

27/08/2009 09:31:00

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