Sep 05 2011

Gary Lebel achève le tournage de son court métrage «Dessine-moi un bouton»

Published by at 01:41 under Articles,No-Low Budget

SOURCE:http://www.wort.lu/wort/web/fr/culture/articles/2011/08/159888/index.php Laetitia Collin

Avec Dessine-moi un bouton, Gary Lebel signe un projet ambitieux. Ce court métrage de fiction de huit minutes réunit pour la première fois Yolande Moreau et son fils Nils autour du très jeune Miljan Chatelain (découvert à l’âge de sept ans par Le ruban blanc, palme d’or à Cannes en 2009). Avec ce casting de choix, le réalisateur revisite le mythique personnage du marchand de sable, le monde du rêve et de l’enfance.

A seulement 27 ans, Gary Lebel peut se targuer d’avoir créé un univers et une esthétique cinématographiques personnels et complexes. Le réalisateur messin est révélé en 2009 avec son court-métrage Dans la lune, plusieurs fois récompensé en Suisse et en France.

Une reconnaissance bien méritée

Cette reconnaissance, bien méritée, il l’a obtenue à la sueur de son front. En effet, il apprend toutes les facettes du métier, passant par les tâches les plus humbles: assistant vidéo, assistant décorateur, assistant casting, coordinateur de production, responsable casting figuration, assistant réalisateur, avant de tenir enfin sa propre caméra. Il ne prend (presque) pas le temps de savourer son premier succès et enchaîne avec le tournage de Dessine-moi un bouton.

A travers des personnages à la fois modernes et intemporels, Gary Lebel explore le monde de l’enfance, plus cruel et pas si naïf que l’on croit.
Eliot (Miljan Chatelain) a six ans et n’arrive pas à dormir. Son doudou en main, il déambule dans un village suspendu dans les airs. De bien étranges grandes personnes vont lui offrir de quoi faire de beaux rêves. Mais ce marchand de sable (Nils Moreau) n’est pas celui de Nicolas et Pimprenelle. Tout se paie aujourd’hui, même son sable fin.
Heureusement, la marchande de bonbons (Yolande Moreau) est douce et rassurante.

Un onirisme à la Tim Burton

Avec un onirisme qui n’est pas sans rappeler les films de Tim Burton ou, dans un tout autre style, Le petit Prince de Saint-Exupéry, le réalisateur explore les éternelles craintes de l’enfance, l’inéluctable passage initiatique vers le monde adulte.
Le tournage, partagé entre Metz et Epinal, aura duré plus de deux ans et devrait être terminé en décembre. Dessine-moi un bouton sera diffusé dans une vingtaine de salles de cinéma en Lorraine. Il devrait être ensuite programmé sur une dizaine de chaines de télévision locales françaises et proposé aux chaines de télévision nationales. Le film fera également le tour des festivals de courts métrages, et une édition en DVD est d’ores et déjà prévue.

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SOURCE:http://www.wort.lu/wort/web/fr/culture/articles/2011/08/159888/index.php Laetitia Collin

Avec Dessine-moi un bouton, Gary Lebel signe un projet ambitieux. Ce court métrage de fiction de huit minutes réunit pour la première fois Yolande Moreau et son fils Nils autour du très jeune Miljan Chatelain (découvert à l’âge de sept ans par Le ruban blanc, palme d’or à Cannes en 2009). Avec ce casting de choix, le réalisateur revisite le mythique personnage du marchand de sable, le monde du rêve et de l’enfance.

A seulement 27 ans, Gary Lebel peut se targuer d’avoir créé un univers et une esthétique cinématographiques personnels et complexes. Le réalisateur messin est révélé en 2009 avec son court-métrage Dans la lune, plusieurs fois récompensé en Suisse et en France.

Une reconnaissance bien méritée

Cette reconnaissance, bien méritée, il l’a obtenue à la sueur de son front. En effet, il apprend toutes les facettes du métier, passant par les tâches les plus humbles: assistant vidéo, assistant décorateur, assistant casting, coordinateur de production, responsable casting figuration, assistant réalisateur, avant de tenir enfin sa propre caméra. Il ne prend (presque) pas le temps de savourer son premier succès et enchaîne avec le tournage de Dessine-moi un bouton.

A travers des personnages à la fois modernes et intemporels, Gary Lebel explore le monde de l’enfance, plus cruel et pas si naïf que l’on croit.
Eliot (Miljan Chatelain) a six ans et n’arrive pas à dormir. Son doudou en main, il déambule dans un village suspendu dans les airs. De bien étranges grandes personnes vont lui offrir de quoi faire de beaux rêves. Mais ce marchand de sable (Nils Moreau) n’est pas celui de Nicolas et Pimprenelle. Tout se paie aujourd’hui, même son sable fin.
Heureusement, la marchande de bonbons (Yolande Moreau) est douce et rassurante.

Un onirisme à la Tim Burton

Avec un onirisme qui n’est pas sans rappeler les films de Tim Burton ou, dans un tout autre style, Le petit Prince de Saint-Exupéry, le réalisateur explore les éternelles craintes de l’enfance, l’inéluctable passage initiatique vers le monde adulte.
Le tournage, partagé entre Metz et Epinal, aura duré plus de deux ans et devrait être terminé en décembre. Dessine-moi un bouton sera diffusé dans une vingtaine de salles de cinéma en Lorraine. Il devrait être ensuite programmé sur une dizaine de chaines de télévision locales françaises et proposé aux chaines de télévision nationales. Le film fera également le tour des festivals de courts métrages, et une édition en DVD est d’ores et déjà prévue.

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