Nov 27 2011

«Nuit blanche» a été coproduit par PTD-Distributions

Published by at 01:01 under PTD

SOURCE: http://www.journal.lu

Après «De Force», réalisé par Frank Henry et coproduit par Nicolas Steil (Iris Productions), c’est au tour de Paul Thiltges Distributions de présenter un polar au public luxembourgeois. «Nuit blanche» est une coproduction franco-belgo-luxembourgeoise mise en scène par Frédéric Jardin. Lors de sa première, jeudi soir à l’Utopolis, Tomer Sisley, connu pour son interprétation du rôle-titre dans «Largo Winch», était le chouchou du public féminin. Avant la première, le réalisateur et l’acteur principal, entourés des producteurs Paul Thiltges, David Grumbach (PTD) et Marco Cherqui (Chic Film), se sont présentés à la presse.

D’une simple histoire père et fils au polar

Au départ du scénario de Frédéric Jardin, coécrit avec Nicolas Saada, il y avait une histoire d’un père, flic, et de son fils, ayant des problèmes pas si faciles à résoudre. Lors de la rencontre avec le producteur Marco Cherqui, qui a produit «Un prophète» de Jacques Audiard, l’idée naquit de transformer ce bout d’histoire en polar. Avec Tom Stern, on avait pu recruter un directeur de photo de renommée internationale qui avait photographié e. a. «Hereafter», «Invictus», «Gran Torino» et «Changeling» de Clint Eastwood. Stern a utilisé ici des photos-caméras Canon numériques qui donnent une image particulière, aux couleurs souvent irréelles, presque délavées.

Tomer Sisley n’a jamais tourné au Grand-Duché, mais en était ravi, tout comme le réalisateur, qui avait entendu des rumeurs qui n’étaient pas très en faveur du Luxembourg comme plateau de tournage. «Je suis content que j’ai accepté de venir faire mon film ici», expliquait Jardin. «Ici, on a barré tout simplement toute une avenue pour tourner, chose impensable en France ou en Belgique». Le film débute sur une poursuite dans l’avenue de la Liberté déserte. David Grumbach avait lu le scénario et en était convaincu. «Je ma suis battu pour pouvoir produire le film», disait-il, «et, heureusement, j’y suis arrivé après beaucoup de coups de téléphone!»

Marco Cherqui recevait tout le temps des appels lui communiquant les chiffres des entrées en France, comme le film venait de sortir mercredi. Il s’est montré extrêmement content que le film a pu se vendre un peu partout en Europe, au Japon, en Corée du Sud. En Amérique, c’est la compagnie Warner Bros., qui a acheté les droits pour faire un remake américain.

Des policiers pas très honnêtes

Vincent (Sisley) est flic. Avec son collègue Manu (Laurent Stocker), il braque un convoi de drogues du gangster Marciano (Serge Riaboukine). Le coup tourne mal. Un des bandits est tué et Vincent blessé. Cependant, les deux flics réussissent à récupérer un sac avec de la poudre précieuse. Quelques heures plus tard, le portable de Vincent sonne et, tout en croyant que c’est son fils Thomas (Samy Seghir) qui l’appelle, décroche. Mais au bout de la ligne, Marciano lui annonce que s’il veut revoir son fils vivant, il n’a qu’à lui remettre son bien volé. Avant de négocier, Vincent cache son butin dans les toilettes hommes du club «Le Tarmac», appartenant à Marciano. Mais il ne sait pas qu’il a été filé par sa collègue Vignali (Lizzie Brocheré) qui, à son tour, transfère le sac dans le WC femmes.

Un polar bien ficelé

Le policier Lacombe (Julien Boisselier) est aussi à la recherche de Vincent dans le même club, mais pour d’autres raisons. Au moment de remettre le butin à Marciano et de revoir son fils, le sac a disparu. Les affaires se compliquent pour le papa soucieux, mais aussi pour Marciano, car Feydek (Joey Starr), un dealer scrupuleux, attend la livraison de sa drogue. L’intrigue principale est racontée d’une façon compacte, sans un moment de répit et sans trop d’histoires accessoires, à part des séquences qui se jouent dans la cuisine du club. Des séquences qu’on pourrait qualifier de running-gags, sans pourtant être vraiment drôles. La caméra est tout le temps en mouvement, proche des protagonistes, souvent filmés en grands plans, sans sauts d’image énervants et sans effets irréalistes à provoquer le vertige. Tomer Sisley n’est pas Largo Winch, l’homme aux talents combatifs multiples, mais convainc comme père vulnérable qui n’a en tête que le bien-être de son fils. Quelques scènes de combats exagérées entre Vincent et Lacombe restent dans les limites du tolérable. «Nuit blanche» est un polar captivant qu’on peut aller voir au cinéma Utopolis.

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SOURCE: http://www.journal.lu

Après «De Force», réalisé par Frank Henry et coproduit par Nicolas Steil (Iris Productions), c’est au tour de Paul Thiltges Distributions de présenter un polar au public luxembourgeois. «Nuit blanche» est une coproduction franco-belgo-luxembourgeoise mise en scène par Frédéric Jardin. Lors de sa première, jeudi soir à l’Utopolis, Tomer Sisley, connu pour son interprétation du rôle-titre dans «Largo Winch», était le chouchou du public féminin. Avant la première, le réalisateur et l’acteur principal, entourés des producteurs Paul Thiltges, David Grumbach (PTD) et Marco Cherqui (Chic Film), se sont présentés à la presse.

D’une simple histoire père et fils au polar

Au départ du scénario de Frédéric Jardin, coécrit avec Nicolas Saada, il y avait une histoire d’un père, flic, et de son fils, ayant des problèmes pas si faciles à résoudre. Lors de la rencontre avec le producteur Marco Cherqui, qui a produit «Un prophète» de Jacques Audiard, l’idée naquit de transformer ce bout d’histoire en polar. Avec Tom Stern, on avait pu recruter un directeur de photo de renommée internationale qui avait photographié e. a. «Hereafter», «Invictus», «Gran Torino» et «Changeling» de Clint Eastwood. Stern a utilisé ici des photos-caméras Canon numériques qui donnent une image particulière, aux couleurs souvent irréelles, presque délavées.

Tomer Sisley n’a jamais tourné au Grand-Duché, mais en était ravi, tout comme le réalisateur, qui avait entendu des rumeurs qui n’étaient pas très en faveur du Luxembourg comme plateau de tournage. «Je suis content que j’ai accepté de venir faire mon film ici», expliquait Jardin. «Ici, on a barré tout simplement toute une avenue pour tourner, chose impensable en France ou en Belgique». Le film débute sur une poursuite dans l’avenue de la Liberté déserte. David Grumbach avait lu le scénario et en était convaincu. «Je ma suis battu pour pouvoir produire le film», disait-il, «et, heureusement, j’y suis arrivé après beaucoup de coups de téléphone!»

Marco Cherqui recevait tout le temps des appels lui communiquant les chiffres des entrées en France, comme le film venait de sortir mercredi. Il s’est montré extrêmement content que le film a pu se vendre un peu partout en Europe, au Japon, en Corée du Sud. En Amérique, c’est la compagnie Warner Bros., qui a acheté les droits pour faire un remake américain.

Des policiers pas très honnêtes

Vincent (Sisley) est flic. Avec son collègue Manu (Laurent Stocker), il braque un convoi de drogues du gangster Marciano (Serge Riaboukine). Le coup tourne mal. Un des bandits est tué et Vincent blessé. Cependant, les deux flics réussissent à récupérer un sac avec de la poudre précieuse. Quelques heures plus tard, le portable de Vincent sonne et, tout en croyant que c’est son fils Thomas (Samy Seghir) qui l’appelle, décroche. Mais au bout de la ligne, Marciano lui annonce que s’il veut revoir son fils vivant, il n’a qu’à lui remettre son bien volé. Avant de négocier, Vincent cache son butin dans les toilettes hommes du club «Le Tarmac», appartenant à Marciano. Mais il ne sait pas qu’il a été filé par sa collègue Vignali (Lizzie Brocheré) qui, à son tour, transfère le sac dans le WC femmes.

Un polar bien ficelé

Le policier Lacombe (Julien Boisselier) est aussi à la recherche de Vincent dans le même club, mais pour d’autres raisons. Au moment de remettre le butin à Marciano et de revoir son fils, le sac a disparu. Les affaires se compliquent pour le papa soucieux, mais aussi pour Marciano, car Feydek (Joey Starr), un dealer scrupuleux, attend la livraison de sa drogue. L’intrigue principale est racontée d’une façon compacte, sans un moment de répit et sans trop d’histoires accessoires, à part des séquences qui se jouent dans la cuisine du club. Des séquences qu’on pourrait qualifier de running-gags, sans pourtant être vraiment drôles. La caméra est tout le temps en mouvement, proche des protagonistes, souvent filmés en grands plans, sans sauts d’image énervants et sans effets irréalistes à provoquer le vertige. Tomer Sisley n’est pas Largo Winch, l’homme aux talents combatifs multiples, mais convainc comme père vulnérable qui n’a en tête que le bien-être de son fils. Quelques scènes de combats exagérées entre Vincent et Lacombe restent dans les limites du tolérable. «Nuit blanche» est un polar captivant qu’on peut aller voir au cinéma Utopolis.

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