Oct 25 2013

«Dans les 50’s, la religion était omniprésente ici»

Published by at 01:48 under PTD

SOURCE: http://www.lessentiel.lu

Avec «D’Fifties», Andy Bausch dresse un portrait rythmé, acide mais plein de tendresse du Luxembourg de l’époque.

L’essentiel: Après «D’Belle Époque» l’an dernier, vous revenez avec «D’Fifties». L’histoire vous passionne…

Andy Bausch (réalisateur): Cela me passionne lorsque je travaille sur le sujet. C’est aussi passionnant que de faire un film de fiction. J’ai d’ailleurs très envie de revenir maintenant à la fiction. Le choix de faire ce film sur les 50’s est quelque chose de totalement différent par rapport à «D’Belle Époque»? Ce projet était un vrai défi, car personne ne pouvait raconter cette époque, tout le monde était mort. Donc, on y a mis beaucoup de fiction. Pour «D’Fifties», on retrouve pas mal de gens qui peuvent raconter, c’est plus facile à suivre et c’est plus crédible.

Les années 50 inspirent les cinéastes. Quelle a été votre motivation?

Je suis né en 1959, donc je n’ai pas vécu ces années. Mais ça m’a toujours intéressé, surtout du point de vue du rock’n’roll. À cette époque, la jeunesse revendiquait sa culture. Dans les années 60 et 70, Luxembourg était mort, cela n’avait rien à voir avec aujourd’hui. C’était très triste et très gris. Le cliché des 50’s, ce sont les films américains, avec les «High School Girls», le rock’n’roll, les couleurs roses, etc. Au Luxembourg, ce n’était pas du tout ça. C’était très conservateur, la religion était omniprésente. Il y avait un peu de rock, avec notamment un concours de danse en 1956. Les journaux d’alors ridiculisaient cette mode.

Le documentaire est-il le format qui vous convient le mieux?

Même si je repars sur un film, je ne vais pas arrêter de faire des documentaires. Je travaille chaque jour, j’adore préparer deux films en même temps, passer du tournage à la postproduction. L’idéal serait de faire en même temps un film et un documentaire.

Quels sont vos projets?

Nous travaillons sur un scénario avec trois jeunes scénaristes, un film qui s’appelle «Kiss Them Boys Goodbye». C’est une histoire d’amour entre un GI noir américain et une jeune Luxembourgeoise. Nous allons finir l’écriture cet hiver. Et j’ai eu envie d’écrire autre chose, donc j’ai commencé à écrire une comédie.

Recueilli par Cédric Botzung

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SOURCE: http://www.lessentiel.lu

Avec «D’Fifties», Andy Bausch dresse un portrait rythmé, acide mais plein de tendresse du Luxembourg de l’époque.

L’essentiel: Après «D’Belle Époque» l’an dernier, vous revenez avec «D’Fifties». L’histoire vous passionne…

Andy Bausch (réalisateur): Cela me passionne lorsque je travaille sur le sujet. C’est aussi passionnant que de faire un film de fiction. J’ai d’ailleurs très envie de revenir maintenant à la fiction. Le choix de faire ce film sur les 50’s est quelque chose de totalement différent par rapport à «D’Belle Époque»? Ce projet était un vrai défi, car personne ne pouvait raconter cette époque, tout le monde était mort. Donc, on y a mis beaucoup de fiction. Pour «D’Fifties», on retrouve pas mal de gens qui peuvent raconter, c’est plus facile à suivre et c’est plus crédible.

Les années 50 inspirent les cinéastes. Quelle a été votre motivation?

Je suis né en 1959, donc je n’ai pas vécu ces années. Mais ça m’a toujours intéressé, surtout du point de vue du rock’n’roll. À cette époque, la jeunesse revendiquait sa culture. Dans les années 60 et 70, Luxembourg était mort, cela n’avait rien à voir avec aujourd’hui. C’était très triste et très gris. Le cliché des 50’s, ce sont les films américains, avec les «High School Girls», le rock’n’roll, les couleurs roses, etc. Au Luxembourg, ce n’était pas du tout ça. C’était très conservateur, la religion était omniprésente. Il y avait un peu de rock, avec notamment un concours de danse en 1956. Les journaux d’alors ridiculisaient cette mode.

Le documentaire est-il le format qui vous convient le mieux?

Même si je repars sur un film, je ne vais pas arrêter de faire des documentaires. Je travaille chaque jour, j’adore préparer deux films en même temps, passer du tournage à la postproduction. L’idéal serait de faire en même temps un film et un documentaire.

Quels sont vos projets?

Nous travaillons sur un scénario avec trois jeunes scénaristes, un film qui s’appelle «Kiss Them Boys Goodbye». C’est une histoire d’amour entre un GI noir américain et une jeune Luxembourgeoise. Nous allons finir l’écriture cet hiver. Et j’ai eu envie d’écrire autre chose, donc j’ai commencé à écrire une comédie.

Recueilli par Cédric Botzung

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