Apr 04 2015

Fausti «a dû jouer au clown pour survivre»

Published by at 01:49 under PTD

SOURCE: http://www.lessentiel.lu

LUXEMBOURG – Avec «Faustino», Andy Bausch rend un superbe hommage à l’une des icônes du pays.

L’essentiel: Comment vous est venue l’idée de faire un film sur Fausti?

À la base, je ne suis pas fan de la musique de Fausti. J’avais fait un documentaire qui s’appelait «Entrée d’Artistes», à propos de la musique swing et des cabarets, pour lequel je l’avais interviewé. J’ai alors découvert un vieux monsieur avec une énergie folle. Et il m’a raconté des anecdotes sur une période que la plupart des gens ne connaissaient pas. J’ai eu envie de faire un documentaire sur lui dès 2008. Mais avec la maladie de Thierry Van Werveke, j’ai donné la priorité à «Inthierryview». J’avais pas mal de rushes datant de 2007, desquels je suis parti plus tard pour le film.

Il est connu de tous au Luxembourg par les bals et les kermesses. Vous aviez à cœur de montrer Fausti, le musicien chevronné?

Oui, c’est une des raisons pour lesquelles j’ai fait ce film. Il a vécu tellement de choses, et c’est courageux d’avoir choisi de faire ce métier d’«entertainer» dans un petit pays comme le Luxembourg. Je voulais que les gens découvrent ce qu’il y avait derrière le clown. Il a dû jouer le clown pour survivre.

Pour vous aussi, Fausti est une icône du Luxembourg?

Oui, même s’il y en a d’autres. J’ai essayé d’obtenir le bon mix entre les témoignages des copains et ceux moins positifs. Pendant le tournage, j’ai d’ailleurs senti qu’il avait un peu peur de ça. Mais j’avais besoin des deux côtés, sans pour autant le blesser. Au final, il a adoré le film.

Le montage est très rythmé. Aviez-vous la volonté de donner cette touche musicale au film?

Oui, d’autant que je monte de plus en plus moi-même. La musique est très importante pour moi, elle influence tous mes films. Pour ce film, il y avait du choix en ce qui concerne le matériel visuel, puisque les archives de RTL commencent en 1955. Même si nous n’avons pas d’archives du début de la carrière de Fausti, la période jazz, ce qui était frustrant.

Le documentaire est devenu votre terrain de prédilection ces dernières années…

Disons qu’il est devenu compliqué de faire et de financer des films de cinéma. Mais mon prochain projet sera un film de fiction. J’ai également d’autres projets, une comédie et un film qui se passe dans les années 40 à Luxembourg-Ville, ce qui pose des problèmes de budget.

Vous faites en quelque sorte un travail d’historien?

J’essaye de raconter quelque chose sur le Luxembourg. Des gens trouvent justement que je ne suis pas assez historien. Mais ce qui m’intéresse, ce sont les histoires, les anecdotes populaires, l’humain.

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SOURCE: http://www.lessentiel.lu

LUXEMBOURG – Avec «Faustino», Andy Bausch rend un superbe hommage à l’une des icônes du pays.

L’essentiel: Comment vous est venue l’idée de faire un film sur Fausti?

À la base, je ne suis pas fan de la musique de Fausti. J’avais fait un documentaire qui s’appelait «Entrée d’Artistes», à propos de la musique swing et des cabarets, pour lequel je l’avais interviewé. J’ai alors découvert un vieux monsieur avec une énergie folle. Et il m’a raconté des anecdotes sur une période que la plupart des gens ne connaissaient pas. J’ai eu envie de faire un documentaire sur lui dès 2008. Mais avec la maladie de Thierry Van Werveke, j’ai donné la priorité à «Inthierryview». J’avais pas mal de rushes datant de 2007, desquels je suis parti plus tard pour le film.

Il est connu de tous au Luxembourg par les bals et les kermesses. Vous aviez à cœur de montrer Fausti, le musicien chevronné?

Oui, c’est une des raisons pour lesquelles j’ai fait ce film. Il a vécu tellement de choses, et c’est courageux d’avoir choisi de faire ce métier d’«entertainer» dans un petit pays comme le Luxembourg. Je voulais que les gens découvrent ce qu’il y avait derrière le clown. Il a dû jouer le clown pour survivre.

Pour vous aussi, Fausti est une icône du Luxembourg?

Oui, même s’il y en a d’autres. J’ai essayé d’obtenir le bon mix entre les témoignages des copains et ceux moins positifs. Pendant le tournage, j’ai d’ailleurs senti qu’il avait un peu peur de ça. Mais j’avais besoin des deux côtés, sans pour autant le blesser. Au final, il a adoré le film.

Le montage est très rythmé. Aviez-vous la volonté de donner cette touche musicale au film?

Oui, d’autant que je monte de plus en plus moi-même. La musique est très importante pour moi, elle influence tous mes films. Pour ce film, il y avait du choix en ce qui concerne le matériel visuel, puisque les archives de RTL commencent en 1955. Même si nous n’avons pas d’archives du début de la carrière de Fausti, la période jazz, ce qui était frustrant.

Le documentaire est devenu votre terrain de prédilection ces dernières années…

Disons qu’il est devenu compliqué de faire et de financer des films de cinéma. Mais mon prochain projet sera un film de fiction. J’ai également d’autres projets, une comédie et un film qui se passe dans les années 40 à Luxembourg-Ville, ce qui pose des problèmes de budget.

Vous faites en quelque sorte un travail d’historien?

J’essaye de raconter quelque chose sur le Luxembourg. Des gens trouvent justement que je ne suis pas assez historien. Mais ce qui m’intéresse, ce sont les histoires, les anecdotes populaires, l’humain.

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