May 15 2014

17e session Wallimage/Bruxellimage : atypique et éclectique

Published by at 01:34 under Samsa

SOURCE: http://www.wallimage.be

C’est une copieuse session de la ligne Wallimage/Bruxellimage qui vient de s’achever avec pas moins de six nouveaux longs métrages qui seront coproduits par les deux régions, des films aux profils parfois étonnants et surtout extrêmement variés. La diversité est non seulement culturelle, elle est aussi et surtout géographique. Ainsi, la liste comprend des films aux thématiques bruxello-bruxelloise, flamando-flamande, franco-française, luxembourgo-luxembourgeoise, maroco-marocaine et même un dessin animé qui se passe au pays de Saint-Nicolas. Avec naturellement, à chaque fois, de grosses implications bruxelloise et wallonne. A part égale. C’est le but du jeu et chez ces six-là, en tous cas, il a été parfaitement respecté.
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Sauvez Wendy est un projet qui devrait surprendre plus d’un spectateur. Premier long métrage de Patrick Glotz, produit par Alligator, cette comédie tendre, mais assez déjantée a été tournée à l’automne avec un fort joli casting : Jean-Luc Couchard, Sam Louwyck, Michel Schillaci, Erika Sainte, Stéphane Bissot, Lio, la jeune Camille Schotte, mais aussi Arsène Mosca et Iljir Selimovski. Au menu, arnaque à la petite semaine, grandes amours et luttes sociales dans un monde impitoyable : le nôtre. Pour mettre en images et en son ce scénario cocasse, la production a fait appel à une équipe 100 % bruxello-wallonne et toute la postproduction va également se faire chez nous. Sauvez Wendy est attendu pour la rentrée, période riche en festivals et en évènements cinématographiques divers.

On rira aussi beaucoup, mais pour d’autres raisons, avec Trippel Trappel, film d’animation en 2D dont les premières images promettent beaucoup de plaisir. Produit en Belgique par Luna Blue et Vivi Film (Minuscule 2, Brendan), cette histoire de trois amis qui partent à la recherche de St Nicolas a tout pour séduire les mômes et leurs parents, début décembre prochain. Quand vous saurez que les trois protagonistes, sont trois animaux domestiques, un peu jaloux de voir que seuls les humains reçoivent des cadeaux du grand Saint, vous comprendrez mieux le décalage métaphorique de l’aventure qui bien sûr, parlera essentiellement d’entraide et d’amitié. Les voix flamandes et francophones seront enregistrées chez SonicPil et Sonicville tandis que les experts de Digital Graphics (trois fois nommés aux Oscars ces dernières années) se pencheront sur le coloriage du film. Un gage de qualité

Après Morrocan Gigolos qui a attiré plus de 10.000 spectateurs en Belgique, Ismael Saïdi s’apprête à tourner chez nous une nouvelle comédie. Entretemps, il va filer au Maroc produire et filmer La reine des sables, un scénario dont il est l’auteur. Point de rires ici, mais le parcours cruel de Rachid qui voit sa promise mariée de force à un vieux chef de village. Alors que les amants se rencontrent en cachette, le caïd ordonne qu’on fasse disparaître Rachid qui, par chance, survivra et refera sa vie en France. Avec un seul objectif en tête: retrouver un jour l’amour de sa vie. Dans ses bagages Ismael emmènera ses acteurs fétiches Reda Chebchoubi et Audrey Devos, mais aussi Mourrade Zeguendi. Il fera aussi l’essentiel de la post-production chez nous.

Coproduction d’Artemis pour la Belgique et de Samsa au Luxembourg, Demain après la Guerre porte un regard critique et lucide sur l’immédiat après-guerre dans ce tout petit pays qui jouxte le nôtre. Le deuxième long métrage ambitieux de Christopher Wagner raconte le meurtre d’un fermier et de sa famille en 1945 et le retour au pays de Jules qui s’est enfui pour échapper à l’enrôlement obligatoire. Quand il rentre chez lui, il découvre une contrée ravagée par la Bataille des Ardennes et profondément divisée par quatre années d’occupation. Le tournage aura lieu en deux temps: durant l’été, puis pendant l’hiver 2014. Au menu: grandes reconstitutions historiques et autopsie sans concession d’une époque trouble.

Dans un autre registre, Tout tout de suite devrait lui aussi être extrêmement rugueux. Coproduit en Belgique par Nexus qui collabore ici notamment avec La Petite reine, ce film noir ultra réaliste, aux frontières du documentaire, remettra en perspective la tragique affaire Youssouf Fofana, connue sous le nom “gang des barbares”. Le fait divers réel est tragiquement célèbre: une bande (mal) organisée enlève un jeune juif dans l’espoir d’obtenir une belle rançon. Mais la famille de la victime n’a pas d’argent et l’opération vire au jeu de massacre. Adapté du roman de Morgan Sportès, le film sera dirigé par Richard Berry qui interprétera aussi un rôle secondaire tandis que tous les rôles principaux seront tenus par des acteurs peu connus. Pour ponctuer sa participation au projet, Nexus embarque dans l’aventure des techniciens de chez nous, organise neuf jours de tournage en Belgique et y rapatrie une partie de la postproduction.

Dernier projet retenu par le conseil d’administration, Lee & Cindy C. est un film musical qui nous a été soumis par Oud Belgïe production. Malgré le nom qui paraît inédit, il ne s’agit pas de débutants, mais d’un joint-venture entre Eyeworks (Peter Bouckaert, à qui on doit Marina ou Het Vonnis) et la société du réalisateur Stany Crets, artiste fameux en Flandre pour son implication dans le monde de la musique et de l’image. Aussi à l’aise dans les productions très “grand public” que dans les œuvres beaucoup plus pointues, Stany raconte ici l’improbable romance qui unira (ou pas) Cindy C., une chanteuse populaire dont la carrière connaît un nouvel envol et Lieven, alias Lee, un jeune instituteur qui tient le micro dans un groupe de rock remuant. Le plan promo fort bien pensé de ce film alléchant pourrait aider Lee & Cindy T à devenir également un succès au box-office flamand.

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SOURCE: http://www.wallimage.be

C’est une copieuse session de la ligne Wallimage/Bruxellimage qui vient de s’achever avec pas moins de six nouveaux longs métrages qui seront coproduits par les deux régions, des films aux profils parfois étonnants et surtout extrêmement variés. La diversité est non seulement culturelle, elle est aussi et surtout géographique. Ainsi, la liste comprend des films aux thématiques bruxello-bruxelloise, flamando-flamande, franco-française, luxembourgo-luxembourgeoise, maroco-marocaine et même un dessin animé qui se passe au pays de Saint-Nicolas. Avec naturellement, à chaque fois, de grosses implications bruxelloise et wallonne. A part égale. C’est le but du jeu et chez ces six-là, en tous cas, il a été parfaitement respecté.
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Sauvez Wendy est un projet qui devrait surprendre plus d’un spectateur. Premier long métrage de Patrick Glotz, produit par Alligator, cette comédie tendre, mais assez déjantée a été tournée à l’automne avec un fort joli casting : Jean-Luc Couchard, Sam Louwyck, Michel Schillaci, Erika Sainte, Stéphane Bissot, Lio, la jeune Camille Schotte, mais aussi Arsène Mosca et Iljir Selimovski. Au menu, arnaque à la petite semaine, grandes amours et luttes sociales dans un monde impitoyable : le nôtre. Pour mettre en images et en son ce scénario cocasse, la production a fait appel à une équipe 100 % bruxello-wallonne et toute la postproduction va également se faire chez nous. Sauvez Wendy est attendu pour la rentrée, période riche en festivals et en évènements cinématographiques divers.

On rira aussi beaucoup, mais pour d’autres raisons, avec Trippel Trappel, film d’animation en 2D dont les premières images promettent beaucoup de plaisir. Produit en Belgique par Luna Blue et Vivi Film (Minuscule 2, Brendan), cette histoire de trois amis qui partent à la recherche de St Nicolas a tout pour séduire les mômes et leurs parents, début décembre prochain. Quand vous saurez que les trois protagonistes, sont trois animaux domestiques, un peu jaloux de voir que seuls les humains reçoivent des cadeaux du grand Saint, vous comprendrez mieux le décalage métaphorique de l’aventure qui bien sûr, parlera essentiellement d’entraide et d’amitié. Les voix flamandes et francophones seront enregistrées chez SonicPil et Sonicville tandis que les experts de Digital Graphics (trois fois nommés aux Oscars ces dernières années) se pencheront sur le coloriage du film. Un gage de qualité

Après Morrocan Gigolos qui a attiré plus de 10.000 spectateurs en Belgique, Ismael Saïdi s’apprête à tourner chez nous une nouvelle comédie. Entretemps, il va filer au Maroc produire et filmer La reine des sables, un scénario dont il est l’auteur. Point de rires ici, mais le parcours cruel de Rachid qui voit sa promise mariée de force à un vieux chef de village. Alors que les amants se rencontrent en cachette, le caïd ordonne qu’on fasse disparaître Rachid qui, par chance, survivra et refera sa vie en France. Avec un seul objectif en tête: retrouver un jour l’amour de sa vie. Dans ses bagages Ismael emmènera ses acteurs fétiches Reda Chebchoubi et Audrey Devos, mais aussi Mourrade Zeguendi. Il fera aussi l’essentiel de la post-production chez nous.

Coproduction d’Artemis pour la Belgique et de Samsa au Luxembourg, Demain après la Guerre porte un regard critique et lucide sur l’immédiat après-guerre dans ce tout petit pays qui jouxte le nôtre. Le deuxième long métrage ambitieux de Christopher Wagner raconte le meurtre d’un fermier et de sa famille en 1945 et le retour au pays de Jules qui s’est enfui pour échapper à l’enrôlement obligatoire. Quand il rentre chez lui, il découvre une contrée ravagée par la Bataille des Ardennes et profondément divisée par quatre années d’occupation. Le tournage aura lieu en deux temps: durant l’été, puis pendant l’hiver 2014. Au menu: grandes reconstitutions historiques et autopsie sans concession d’une époque trouble.

Dans un autre registre, Tout tout de suite devrait lui aussi être extrêmement rugueux. Coproduit en Belgique par Nexus qui collabore ici notamment avec La Petite reine, ce film noir ultra réaliste, aux frontières du documentaire, remettra en perspective la tragique affaire Youssouf Fofana, connue sous le nom “gang des barbares”. Le fait divers réel est tragiquement célèbre: une bande (mal) organisée enlève un jeune juif dans l’espoir d’obtenir une belle rançon. Mais la famille de la victime n’a pas d’argent et l’opération vire au jeu de massacre. Adapté du roman de Morgan Sportès, le film sera dirigé par Richard Berry qui interprétera aussi un rôle secondaire tandis que tous les rôles principaux seront tenus par des acteurs peu connus. Pour ponctuer sa participation au projet, Nexus embarque dans l’aventure des techniciens de chez nous, organise neuf jours de tournage en Belgique et y rapatrie une partie de la postproduction.

Dernier projet retenu par le conseil d’administration, Lee & Cindy C. est un film musical qui nous a été soumis par Oud Belgïe production. Malgré le nom qui paraît inédit, il ne s’agit pas de débutants, mais d’un joint-venture entre Eyeworks (Peter Bouckaert, à qui on doit Marina ou Het Vonnis) et la société du réalisateur Stany Crets, artiste fameux en Flandre pour son implication dans le monde de la musique et de l’image. Aussi à l’aise dans les productions très “grand public” que dans les œuvres beaucoup plus pointues, Stany raconte ici l’improbable romance qui unira (ou pas) Cindy C., une chanteuse populaire dont la carrière connaît un nouvel envol et Lieven, alias Lee, un jeune instituteur qui tient le micro dans un groupe de rock remuant. Le plan promo fort bien pensé de ce film alléchant pourrait aider Lee & Cindy T à devenir également un succès au box-office flamand.

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